Bibliographie

BLANGY, Sylvie, 2006, Le guide des destinations indigènes, Ed Indigènes, 383p.

Comme cet ouvrage le démontre si bien, aujourd'hui, dans tous les coins de la planète, les principes fondamentaux de l'écotourisme s'incarnent dans des modèles concrets. Les cas étudiés ici montrent que l'écotourisme a permis d'accroître le parc des terres préservées, de recueillir davantage de financement pour les aires protégées tout en favorisant l'accroissement du niveau de vie et en redonnant confiance, fierté à des cultures comme, par exemple, les Maasaï d'Afrique de l'Est, les Aborigènes d'Australie, les Cofan et les Infiernos d'Amérique du Sud. Ce qui prouve bien que cette nouvelle activité peut procurer des bénéfices tangibles et durables à ces peuples tout en leur permettant de rester maîtres de leur engagement avec le monde extérieur. L'écotourisme a aussi un autre avantage: il remet en cause les stéréotypes qu'on applique aisément à l'endroit de ces communautés exotiques «menacées» tout en permettant aux visiteurs de mieux comprendre les différences culturelles et les combats dans lesquels aujourd'hui les peuples indigènes sont engagés.

http://www.passiondulivre.com/livre-21293-le-guide-des-destinations-indigenes.htm

 

BRETON Jean -Marie, 2004, Tourisme, environnement et aires protégées : (Antilles-Guyane/Haïti/Québec), Karthala, 524p.

La mise en cohérence du tourisme et de l'environnement, à travers notamment les problématiques éco-touristiques, est devenue aujourd'hui une préoccupation de plus en plus présente, face aux diverses perturbations et dégradations que génère un tourisme de masse difficilement maîtrisé, alors que la pression de la demande sur les espaces de soleil et les zones de découverte tend fortement à s'accentuer. La Caraïbe, à cet égard, n'échappe pas au dilemme de la vulgarisation des loisirs exotiques, et des atteintes conséquentes à un patrimoine naturel d'une exceptionnelle richesse. Le phénomène s'exprime en termes comparables dans des pays qui, comme le Québec, bien que proposant une offre touristique assez différente, n'en sont pas moins confrontés à des difficultés et des interrogations de même nature, dès lors qu'il apparaît incontournable de devoir intégrer la logique de la protection et de la conservation dans la perspective d'un développement durable et viable. Il en va ainsi à l'endroit des aires protégées, comme des espaces convoités, des écosystèmes fragiles, ou des biotopes menacés, qui alimentent une forte demande touristique, tout en s'avérant particulièrement vulnérables aux conséquences de la présence humaine sur les espaces, les espèces et leurs habitats. Ceci impose, au moment où la démocratisation des loisirs exerce une pression accrue sur les milieux, d'aménager et de pérenniser un indispensable équilibre entre des logiques socio-économiques et aménagistes, d'une part, et écologiques et environnementales, de l'autre, souvent contradictoires, sans que l'on doive pour autant sacrifier la valorisation ludique et culturelle des espaces naturels à une politique de protection et de conservation excessivement réductrice. Les réflexions et études présentées dans le présent ouvrage se veulent en ce sens autant de pièces à verser au débat que suscite une telle dialectique, certes conceptuelle mais également, et surtout, opérationnelle, en y apportant des éléments tirés d'expériences partagées, dans une démarche comparative, dans les départements français d'Amérique (Guadeloupe, Martinique, Guyane), en Haïti et au Québec. Elles souhaitent par là apporter une contribution utile et originale aux questionnements qu'entend poser et diffuser la présente série d'ouvrages.

 

CAUVIN-VERNER Corinne, 2007, Au désert, Une anthropologie du tourisme dans le Sud marocain, L'Harmattan,317p.

Confrontés à la décadence du nomadisme, beaucoup d'anciens pasteurs-caravaniers du Sud marocain se reconvertissent dans le tourisme de randonnées. Cette enquête permet d'évaluer les enjeux de la rencontre entre touristes et société locale, et l'ampleur des mutations qui s'ensuivent. Voici une solide monographie qui permet de penser les effets du tourisme au Maroc dans leur durée et leur complexité, en dépassant les modes habituels de dénonciation des voyages organisés ou d'idéalisation des sociétés locales.

 

DUTERME Bernard, 2006, Expansion du tourisme international : gagnants et perdants, CETRI,236p.

Si l’explosion du tourisme – 10 millions de vacanciers internationaux en 1950, 1 milliard en 2010 – repose pour l’essentiel sur sa démocratisation au sein des couches moyennes des pays riches, son internationalisation n’en confirme pas moins son caractère profondément inégalitaire. Révélateurs criants des disparités Nord-Sud, les flux et l’industrie touristiques ont aussi tendance à creuser les écarts : quelques tour-opérateurs transnationaux se partagent une part croissante des profits – plus de 500 milliards d’euros de recettes pour l’ensemble du secteur, 10% du produit mondial brut – et le « premier monde » s’impose toujours comme le principal émetteur et récepteur de ces « migrants de plaisance » que sont les vacanciers. Pour autant, le tourisme est aussi devenu la première source de devises pour un tiers des « pays en voie de développement ». A quels coûts sociaux, environnementaux et culturels ? Privatisation du patrimoine, saccage des écosystèmes, folklorisation des sociétés, consommation des moeurs… la monoculture du tourisme massifié et la diversification tous azimuts de son offre induisent-elles autre chose qu’un « nouvel usage occidental du monde » ? Les initiatives en matière de tourisme solidaire, durable ou éthique veulent le croire, en transformant le loisir en un échange équitable, instrument d’écodéveloppement... Reste que la réalité tenace du rapport inégal entre « visiteurs » et « visités » et celle, plus globale, du déséquilibre entre promoteurs de l’industrie touristique et populations locales invitent à penser de nouvelles formes de régulation.

 

FURT Jean -Marie, MICHEL Franck (sous la direction),2006,Tourisme et identité, L'Harmattan,222p.

L'identité contribue au développement touristique autant que le tourisme participe à la refondation des identités. Comment se touristifier sans perdre son âme ? Ou comment le développement touristique peut-il s'accommoder des identités locales, sans les altérer et bouleverser la vie des populations autochtones ? Ces contributions confrontent les identités locales placées devant le défi et l'ingérence du tourisme international et apportent des éclairages originaux sur cette délicate "rencontre" entre univers des voyages et cultures du monde.

 

FURT Jean -Marie, MICHEL Franck (sous la direction),2007, L'identité au coeur du voyage, L'Harmattan,242p.

Questionnant les pratiques touristiques au coeur de nos sociétés, cet ouvrage pointe le danger d'une identité qui, trop réinventée voire instrumentalisée, finit toujours par virer à l'identitaire, avec ses excès et ses extrémismes. L'évolution des mobilités internationales impose une relecture des rapports entre Nord et Sud, à la lumière non plus des Etats mais des économies et des cultures transnationales. Le tourisme est-il un "passeport pour le développement" ou une nouvelle forme, plus ou moins pacifique, de colonisation ? Ou les deux ?

 

 

GIROD Alain, 2011, Tourisme de destruction massive, L'Harmattan.

L'auteur, qui a suivi de près l'éclosion et l'évolution du tourisme de masse, constate son impact sur les sites renommés, les cultures et la société en général. Il observe les touristes, les férus de découvertes culturelles comme les bronzés en mal d'exotisme. Il dénonce les plans de réduction des gaz à effets de serre préconisés par les ténors de l'écologie au détriment des touristes moins fortunés. Il replace les responsabilités de chacun et identifie notre marge de manoeuvre.

 

KIBICHO Wanjohi,2007,Tourisme en pays maasaï (Kenya) : de la destruction sociale au développement durable, L'Harmattan, 264p.

Historiquement, le Kenya est une des premières destinations importantes de safari. Mais à quel prix pour les sociétés d'accueil ? Ce livre fournit une critique de la relation qui existe entre le tourisme, l'environnement et la communauté locale dans le pays maasaï au Kenya. Il serait illusoire de vouloir séparer, dans l'analyse de l'évolution touristique au Kenya, le développement local et la priorité accordée aux aires protégées. C'est en effet la mise en place de la politique de conservation de l'environnement et de développement touristique qui, dans l'esprit des pouvoirs publics, leur confère la légitimité pour asseoir une gestion des aires protégées en en excluant totalement les populations locales. Pour avoir volontairement ignoré les conséquences des créations des aires protégées, pour n'avoir jamais tenu compte du facteur humain et son interaction harmonieuse avec la wildlife, de temps immémoriaux, l'application du concept d'aire protégée restera toujours théorique et contestée. La compétition inhérente entre les différents usagers du sol rend nécessaire d'élaborer une sorte d'équilibre appropriée aux réalités locales. C'est cette conciliation des acteurs divers dans le pays maasaï qui fait l'objet de ce livre. Il a donc l'ambition de rechercher les modalités les plus pratiques pour rendre appropriée la notion d'aire protégée. En conséquence, cet ouvrage cherche à analyser comment le concept de durabilité peut être appliqué au tourisme de safari dans le pays maasaï et fourni une évaluation de la " nouvelle forme " de tourisme qui s'est développée dans cette région : le tourisme communautaire. Bien que le livre prenne le pays maasaï comme terrain d'étude, son propos peut s'appliquer aussi à d'autres zones touristiques dans le pays.

 

LIARD Julie, 2011, S'affirmer Lacandon devenir patrimoine. Les guides mayas de Bonampak (Chiapas, Mexique), Chrysalides, IHEAL,126p.

Les Lacandons, groupe indigène du Mexique méridional, sont considérés comme les derniers survivants de la culture maya. Leur silhouette - tunique blanche, longue chevelure de jais - nous est déjà familière. Mais, si cette silhouette semble résumer à elle seule une " indianité superlative ", comment comprendre que des genres d'écrits aussi différents que l'anthropologie américaniste et le guide du voyage puissent partager ce type d'archétype ? Quelle relation existe-t-il entre ces textes et les discours que les Lacandons tiennent sur eux-mêmes ? L'ouvrage de Julie Liard tente précisément dý répondre, en analysant les multiples enquêtes et missions réalisées auprès d'eux et en puisant dans un vaste corpus bibliographique. Cette étude est aussi une enquête de terrain avec un aspect tout à fait particulier et inédit : la gestion du site Bonampak, mondialement apprécié pour ses fresques, qui - il y a dix ans - a été transféré, aux Lacandons par l'Etat mexicain. La thématique de la " patrimonialisation " des cultures traditionnelles par le tourisme est aujourd'hui centrale en Amérique latine, et l'auteure met ainsi l'accent sur le rôle des sciences sociales dans la mise en place d'un tourisme qui apparaît, ici, comme le moyen pour les Lacandons de reformuler ou de réaffirmer leur identité.

 

MICHEL Franck, 1997, Tourisme, culture et modernité en pays Toradja, Sulawesi-Sud, Indonésie,L'Hamattan,282p.

En brossant le tableau de la situation touristique du pays toraja, l'auteur présente également la politique, l'économie et la culture du tourisme - ou plutôt des tourismes - dans l'archipel indonésien. L'analyse porte sur les publications et les publicités touristiques, puis sur létat des lieux de l'univers du voyage en Indonésie et à Tana Toraja. Les cérémonies et les sites sont passés en revue, avant que l'auteur ne s'intéressen plus particulièrement aux changements dans et de la société, et d'évoquer la modernité du tourisme .. et de la tradition.

 

ORGANISATION MONDIALE DU TOURISME, Le tourisme peut contribuer à la réduction de la pauvreté Que pouvez-vous faire, VOUS ?

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VOLLE aurélie,2005, Quand les Mapuche optent pour le tourisme, L'Harmattan, 227p.

Les activités touristiques développées par les Indiens mapuche dans les campagnes chiliennes constituent un phénomène relativement récent qui peut être appréhendé comme une innovation locale face aux logiques globales dominantes qui s'opèrent sur leur territoire. La grande diversité des réalités socio-spatiales du tourisme en terre mapuche rend difficile une caractérisation selon les catégories touristiques établies (tourisme rural, culturel, ethnotourisme, etc.). Aussi l'approche culturelle de la ressource territoriale (paysages de nature, campagnes, identités et savoirs, histoires) tente-t-elle de conduire à la fois à une analyse renouvelée des impacts du tourisme sur les sociétés locales en se plaçant du côté des acteurs mapuche, et de prendre en compte leurs représentations pour mieux qualifier ce tourisme. En effet, impliqués dans des dynamiques de développement local, ils sont animés par une logique qui leur est propre. Quelles caractéristiques revêt donc le développement local dans ces territoires ? Un retour sur le concept né dans les pays industriels et une réflexion autour de ses spécificités latino-américaines permettent de comprendre que le développement local mapuche dépend du degré de contrôle territorial, autrement dit de la production d'espaces de pouvoir local. Ce tourisme ne saurait être abordé uniquement en termes économiques car il est aussi géopolitique.