Sélection filmographique

Shiwiar : Le point zéro, film documentaire (52'), Réalisation : Dominique Roberjot & Christine Della-maggiora, 2008.

Le Point Zéro est le point le plus éloigné du front de colonisation en Amazonie équatorienne. Les spécialistes estiment que le jour où les compagnies pétrolières et les exploitations forestières atteindront ce point, il ne restera plus rien des forêts des hauts plateaux amazoniens. Là vivent les Shiwiar, plus connus sous le nom de Jivaro... Ils ont décidé de se battre pour préserver leur territoire et leur mode de vie dans la forêt. Mais la menace est présente... Dans les dix prochaines années, le gouvernement équatorien prévoit l'exploitation du pétrole dans la région par les multinationales.

 

Colifichets et verroteries,52' Christopher Walker, 1996.

Après 20 ans d'une pollution aux effets dévastateurs causée par les compagnies pétrolières en Equateur, une nouvelle compagnie pétrolière promet d'être la première à protéger la forêt tropicale et à respecter la population Huaoranis qui y vit. Ce documentaire, filmé sur trois ans, montre le dialogue difficile entre Indiens et agents des compagnies pétrolières

 

The blood of Kouan Kouan, 59', Yorgos Avgeropoulos, 2008.

Dans la forêt vierge d’Amazonie, qui possède la plus grande biodiversité au monde, un crime insoupçonnable contre l’humanité vient d’être révélé. La compagnie Texaco est accusée d’avoir déversé 70 milliards de litres de déchets toxiques dans l’Amazonie équatorienne. Petroecuador, la compagnie pétrolière nationale, est, quant à elle, également accusée de laisser fuir des centaines de tonnes de pétrole brut dans la jungle. La population locale est victime de cette course aux profits des sociétés pétrolières. Les tribus sont décimées par la pollution et des maladies comme le cancer font leur apparition. Ce documentaire, le deuxième sur ce sujet, tourné par Yorgos Avgeropoulos, est dédié aux tribus Tetete et Sansahuari, leur parole ayant été muselée dans l’intérêt du «développement» du pays.

 

Sarayaku, Soy el defensor de la selva, 18', Eriberto Gualinga Montalvo,2006.

En 2003, 600 militaires et 400 ouvriers débarquent sans prévenir sur le territoire ancestral de Sarayaku, avec hélicoptères, chiens et explosifs, pour mener à bien des explorations sismiques. Les habitants de Sarayaku se soulèvent, revêtent les peintures corporelles de la lutte. Eriberto Gualinga saisit une caméra et filme les évènements de cette année folle. Il en naîtra « Soy Defensor de la Selva », un film étonnant, lyrique et vibrant d’émotion, un document rare. Il nous plonge au cœur de la forêt, collant à la peau d’un peuple amazonien contemporain. Les femmes d’Amazonie, en particulier, s’y révèlent d’une puissance bouleversante, se dressant sans arme face aux militaires, les invectivant et les subjuguant par le seul pouvoir du verbe. Eriberto Gualinga nous montre le tout dans un apparent désordre et réinvente le cinéma, tout seul, depuis le fond de la forêt.

 

Huaorani, le peuple de la forêt,60', Marc Simonnet, 2000.

En Amazonie équatorienne, entre le rio Napo et le rio Curaray, l'un des derniers peuples premiers tente de sauver son territoire ancestral et de préserver son mode de vie. Ils ne seraient plus aujourd'hui qu'environ 2000 individus, répartis en plusieurs communautés, notamment les Tagaeri et les Taromenane, qu'on estime à quelques dizaines d'individus. Certaines de ces tribus vivent encore de la chasse et de la cueillette. Depuis des années, les Huaorani luttent pour empêcher l'installation des sociétés pétrolières et des chercheurs d'or, attirés par la richesse de la forêt amazonienne. Mais pourront-ils tenir encore longtemps face à des gens organisés et déterminés, attirés par l'appât du gain