Bibliographie
ALTERNATIVE SUD,2009, La Bolivie d'Evo démocratique, indianiste et socialiste? Ed. Syllepse Paris, 183p. La Bolivie d'Evo Démocratique, indianiste et socialiste ? Habituellement épinglé comme l'un des pays les plus pauvres de l'hémisphère occidental en dépit de ses importantes richesses naturelles, la Bolivie affiche aujourd'hui l'image d'un Etat engagé dans une dynamique historique de refondation de ses structures économiques, sociales et institutionnelles. Priorités du gouvernement d'Evo Morales : la récupération de la souveraineté nationale, la redistribution sociale des revenus, la reconnaissance de la diversité culturelle et la revalorisation de la démocratie. Elu président de la Bolivie à la majorité absolue en 2005, plébiscité par 67 % de ses concitoyens lors du référendum révocatoire d'août 2008 et peut-être en route pour un deuxième mandat de chef d'Etat, l'ancien militant syndicaliste cocalero, l'indigène aymara Morales incarne d'abord l'aboutissement politique d'un long processus d'organisation populaire généré dans la contestation sociale des années néolibérales. Il révèle aussi toute la fragilité, la difficulté et les aléas d'une entreprise ambitieuse de décolonisation des institutions et des pratiques. Trop conciliant ou pragmatique pour les uns, centralisateur ou inefficace pour d'autres, son nationalisme de gauche, son idéal socialiste aux accents indianistes effraie avant tout l'élite blanche des riches régions orientales de la Bolivie, ainsi qu'une certaine communauté internationale. |
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CHASSIN, Joëlle , ROLLAND, Denis, 2007, Pour comprendre la Bolivie d'Evo Morales, Ed. L'Harmattan, Coll. Horizons Amériques Latine. Peut-on réduire la Bolivie à une image d'indigène impassible au vêtement multicolore sur fond de montagne andine ou de lac Titicaca et de musique folklorique ? A un étalage de feuilles de coca ou de patates incroyablement variées ? A l'image d'un Président Indien ? Certainement pas. Cet ouvrage propose un panorama interdisciplinaire de ce pays méconnu d'Amérique du Sud. Riche de nombreux documents, fiches et analyses, ce livre offre les éléments essentiels Pour comprendre la Bolivie d'Evo Morales. |
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COMBES, Isabelle, SAIGNES, Thierry, 1991, "Alter ego" Naissance de l'identité chiriguano, 156p. Les Chiriguano nous permettent de saisir une société amérindienne au moment précis de sa création, de son " institution ". Issus de migrants d'origine tupi-guarani, ils se sont métissés avec des populations arawak (Guana,Chané) rencontrées en chemin et assujetties lors de leur installation sur le piémont sud-oriental des Andes centrales (Bolivie), au moment même où les premiers Européens parcouraient ces confins des Andes et du Chaco. Il faut donc expliquer comment des migrants numériquement très minoritaires ont su intégrer une masse dix à vingt fois plus nombreuse de groupes locaux tout en les maintenant dans un rapport de dépendance. Notre réflexion se propose d'expliciter la constitution paradoxale d'une identité ethnique à fondement duel et hiérarchique. Des analogies propres au monde tupi-guarani entre la guerre, le cannibalisme et le prophétisme interviennent, voire s'exacerbent à l'égard des Chané placés en position de " femme " ou d'"enfant ". La question de l'identité recourt donc à la figure occupée par l'Autre, qu'il faut absorber pour parvenir à la pleine réalisation du Soi comme étant à la fois " l'un et l'autre ". |
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LAVAUD, Jean-Pierre, DAILLA, Isabelle (Sous la direction de), 2007, La catégorisation ethnique en Bolivie, Ed l'Harmattan, 298p. A l'heure où le président récemment élu de la Bolivie, Evo Morales, est présenté comme un président indien - le premier de l'Histoire ! -, et où les conflits sociaux et régionaux tendent à s'ethniciser, ce livre s'interroge sur le sens et l'usage des catégories de type ethnique dans ce pays. Savoir qui est indien, blanc ou métis est loin d'être simple. En fait, il faut se demander qui désigne qui, de quelle façon, dans quel contexte et pourquoi ? |
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MORALES EVO,2009, Pour en finir avec l'état colonial, L'Esprit frappeur, 87p. M. Evo Morales Aima est devenu le premier président d’origine indigène de la Bolivie, le 22 janvier 2006. Marquant la reconnaissance de plus de 62 % de la population, jusque-là marginalisée, son accession au pouvoir amorce aussi un changement politique et économique. Ce livre retrace l’histoire de la résistance indigène à travers ses mobilisations pour l’eau, pour la feuille de coca et pour le gaz naturel, et raconte comment les mouvements sociaux ont fait une irruption victorieuse sur la scène politique du pays. Dans son discours d’investiture, M. Morales lance à la fois un appel à l’unité nationale et à la solidarité internationale, exprimant sa volonté de décoloniser l’Etat, d’en finir avec les injustices et de mettre un terme à l’« extrémisme néolibéral ». Diriger la Bolivie en « obéissant » au peuple bolivien, tel est l’engagement pris par le nouveau président. Il souhaite donner vie à un rêve collectif en déclarant : « Pour la première fois, nous sommes présidents ! » |
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SIVAK Martin, 2010, Evo: portrait au quotidien du premier président indigène de la Bolivie, Ed. Le Jouet Enragé, 345p. Evo vu de l’intérieur. L’irrésistible ascension d’un leader paysan devenu le premier président indigène de Bolivie. Réélu triomphalement, Evo incarne désormais plus qu’un espoir : la possibilité concrète de changer la société bolivienne en profondeur. De la nationalisation du gaz à la mise en place d’une nouvelle constitution, sous la présidence d’Evo, le gouvernement bolivien va de succès en triomphes, ayant même réussi à réduire son opposition à la plus simple expression. Un socialisme qui laisse toute sa place aux libertés individuelles, y compris celle d’entreprendre, dessine une figure nouvelle où le peuple est à la première place. Et c’est le peuple indien des Andes qui trouve sa revanche après cinq siècles de colonisation. Entre le reportage journalistique et la biographie à deux voix, ce livre peut se lire aussi comme un roman, celui de la grande histoire de l’émancipation des peuples indigènes andins et amazoniens. Avec, d’une part, la démarche historique de l’homme d’État qui a d’ores et déjà changé la vie dans son pays. Et, de l’autre, l’histoire intime d’Evo Morales Ayma, ce paysan pauvre qui sera parvenu au sommet de l’État sans jamais se renier. En toile de fond, l’histoire convulsive et complexe de la Bolivie, des origines à nos jours. |
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