Filmographie

La terre des hommes rouges, Marco Bechis, 2008,1h46.

Dans la région du Mato Grosso do Sul, un groupe d’Indiens Guarani se rebelle contre les propriétaires terriens qui les exploitent. Marco Bechis révèle avec une force saisissante la tragédie quotidienne des Indiens, et leur terrible face-à-face avec les Blancs. Une fiction tournée avec d’authentiques Guaranis, une belle fresque ample et puissante qui a l’originalité d’adopter leur point de vue et d’entrer dans leur perception du monde

 

 

 

Yanomami de la rivière de miel, Volkmar Ziegler et Pierrette Birreaux, 1984,56'.

es Yanomami, qui vivent dans le Nord de l'Amazonie au Brésil, ont su garder leurs traditions. Le film suit leur vie quotidienne : construction d'une maison communautaire, déplacement en forêt, travail dans les plantations, scènes de cueillette, de pêche, de chasse. L'importance des mythes et de la forêt souligne l'imbrication, dans leur univers, du matériel et de l'imaginaire.

 

Le jour où j'ai vu l'homme blanc, Mari Corrêa, Kumaré Ikpeng, 2005,52'

Il y a quarante ans, sur les rives du Rio Jatoba au Brésil, au milieu de la forêt amazonienne, la tribu de guerriers indiens Ikpeng, réputés pour leur agressivité, rencontrait pour la première fois les hommes blancs. Le film donne la parole aux Ikpeng eux-mêmes, et leur demande de raconter ce moment décisif et irréversible de leur vie. Nous découvrons une autre version de cette histoire, nous changeons d'angle. Dans cette version où les rôles sont inversés, nous sommes les étrangers avec nos coutumes et notre culture. L'originalité du film tient au fait que le regard porté sur la rencontre entre les indiens Ikpeng et les Blancs, est celui de l'indien lui-même. Il est le réalisateur, partie prenante des événements du récit, qui comprend de l'intérieur les motivations, les émotions, les sentiments de ceux qui en sont les acteurs. À l'époque de la première rencontre avec l'homme blanc, la tribu regroupait une centaine de personnes qui vivaient isolées sur les rives du Rio Jatoba. Depuis, la tribu a migré vers la réserve Xingu. Les vieillards Ikpeng se rappellent encore cette rencontre qu'ils racontent avec un mélange de tristesse et d'humour, teinté de nostalgie pour un temps où les Blancs étaient inconnus, où ils vivaient totalement libres et autonomes sur leurs terres ancestrales

 

Elo, Babi Avelino, 2006, 54'

Ce film n’est pas le premier documentaire sur le Haut Xingu et ses peuples. Par rapport à tous les autres, il se distingue par le simple fait de tracer, à travers plusieurs points de vus, un portrait de la relation tellement fragile entre les habitants des villages indigènes d’une part et le monde rural et urbain de l’état du Mato Grosso d’autre part. En confrontant les avis des anthropologues, artistes, politiciens, managers, indiens… le film démontre quelles sont les valeurs qui les séparent et celles qui les lient."

 

 

Itsatxi, Le dernier adieu , réalisé par les indiens yawalapiti, 60'

Cette ethnie du Haut Xingu, au cœur du bassin amazonien, a tenu à faire une film pour parler de ses cérémonies et engage le débat sur l’avenir d’un peuple cerné par les cultures OGM (seule la forêt de leur réserve est protégée mais désormais menacée par la volonté du président Lula d’ouvrir les réserves à l’économie de marché et notamment au tourisme.

 

La maison et la forêt, Volkmar Zieggler, 1994, 58'.

"Au cours de l’année 1987, nous sommes témoins du déploiement dans cette région du Projet Calha Norte : l’occupation par l’armée brésilienne du haut plateau de Surucucus près de la frontière avec le Venezuela. Le Projet Calha Norte a provoqué la militarisation de tout le territoire yanomami et a favorisé en outre son invasion par les garimpeiros (chercheurs d’or) en mettant à leur disposition une partie de l’infrastructure en place, notamment la piste d’atterrissage de Paapi-u. Afin d’obtenir l’accord des Yanomami pour la construction à Surucucus d’une base militaire et d’un barrage hydro-électrique, le Commandement Militaire d’Amazonie (CMA) envoie une délégation et, en contrepartie, leur promet une assistance médicale et une protection contre les garimpeiros qui sont en train de pénétrer illégalement et en grand nombre dans la forêt".

 

Indios Kanoê y Akunt’su, Marisol Soto, 2002,55'

En 1995, dans la région de Rondõnia, au Brésil, un fonctionnaire de la FUNAI, l’agence gouvernementale chargée de défendre et de garantir les intérêts et les droits des Indiens, entrait en contact avec les derniers survivants des tribus Kanoê et Akunt’su, quatre pour les premiers, six pour les seconds. Cinq ans plus tard, Marisol Soto s’est rendue au camp d’Omorê pour y observer les conséquences de cette rencontre. Son film rend compte de la relation nourrie de contacts quotidiens, respectueux de la culture des Indiens, qui s’est tissée entre les Kanoê et les Akunt’su, les employés de la FUNAI et elle-même.

 

Safari au Xingu, Yves Billon, Jean-François Schiano, 1983,27'

Les Indiens du Xingu (dans le Mato Grosso brésilien), rassemblés depuis 1961 par les frères Villas Boas dans un "parc indigène", ont pu survivre et préserver certaines de leurs traditions. C’est ainsi qu’ils célèbrent encore le Kuarup, fête majeure de leur rituel. À cette occasion où ils se réunissent en grand apparat se révèlent les dangers d’une politique indigéniste qui concentre les peuples en "parcs". Le troc est devenu la base de tous les rapports avec les visiteurs, et trop souvent, l’artisanat des Indiens est scandaleusement pillé. La réserve, qui accueille de plus en plus de chercheurs, est devenu un champ d’investigation et d’expérimentation pour une science dont les Indiens sont les cobayes. Enfin, le tourisme de luxe transforme le Xingu en jardin zoologique.

 

Les tribus cachées d'Amazonie, Erling Söderström , 2002,52'.

"J'étais parti à la recherche des tribus cachées d’Amazonie mais je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait." Ainsi commence une aventure inoubliable pour le réalisateur Erling Söderström et son ami Sydney Possuelo. Les Nations unies ont reconnu en Sydney Possuelo un héros pour la protection des tribus isolées d'Amazonie. Time Magazine l'a élu héros pour la planète en 2000 pour son travail et son dévouement à ces tribus. Dirigeant le service des Indiens isolés de la FUNAI au Brésil, Sydney Possuelo décide de monter une expédition pour entrer en contact avec la tribu des Korubo, qui vit cachée au cœur de la forêt amazonienne, sans jamais avoir eu de contact amical avec le reste du monde. En effet, la situation entre les Korubo et les bûcherons, à la conquête de nouvelles parcelles de terre, devient explosive faisant de plus en plus de morts de part et d’autre. Cette mission est dangereuse, très dangereuse. Sydney et son équipe devront se frayer un chemin dans la jungle, sur les fleuves et les rivières. Ils ne savent pas s'ils vont pouvoir rencontrer ces tribus à la réputation des plus dangereuses, en effet, sept membres de la FUNAI ont été tués durant de précédentes expéditions.