Filmographie

Rabbit-Proof Fence , Phillip Noyce, 2002, 94'.

Nous sommes en 1931 à Jigalong, dans le désert de Gibson, à l'Ouest de l'Australie. Molly, 14 ans, sa cousine Gracie, 10 ans, et sa petite soeur Daisy, 8 ans, toutes trois métisses, sont arrachées à leur communauté. Un programme gouvernemental a en effet mis en place un système où les jeunes Aborigènes étaient préparés par des institutions à leur future vie dans la société blanche. Internées au camp de Moore River, un lieu sordide à 2000 kms de chez elles, les filles s'adaptent mal à cette condition d'emprisonnement. Molly décide de s'enfuir avec les deux gamines. Mission impossible : toutes les filles ont été reprises à chaque tentative d'évasion. La seule manière de ne pas se perdre est de suivre la clôture qui empêche les lapins de traverser les terres agricoles.

 
     

Samson et Delilah, Warwick Thornton, 2009, 1h41

Samson et Delilah vivent dans une communauté aborigène isolée dans le désert du centre de l'Australie. La vie là-bas est un éternel recommencement : les jours passent, rien ne change jamais et personne ne semble s'en soucier. Quand le malheur s'abat sur eux, ils décident de s'enfuir. Commence alors un véritable périple pour réussir à survivre. Les deux adolescents découvrent que la vie hors de la communauté peut être cruelle. Affamés, rejetés, Samson et Delilah tombent pourtant amoureux l'un de l'autre. C'est tout ce qu'ils ont, leur seule réalité. Perdus, seuls et indésirables, ils découvrent que la vie n'est pas toujours juste mais que l'amour lui ne porte jamais de jugement

 

Dix canoës, cent cinquante lances et trois épouses , Rolf De Heer, 2005 , 90'.

"Nous avons besoin de dix canoës..." dit un jour un célèbre acteur aborigène australien au cinéaste avec qui il tournait. Ainsi naquit "Dix caoës...", évocation d'un monde perdu, qui donna lieu à un casting casse-tête et à un tournage peuplé de crocodiles, de sangsues et de moustiques.

 

MABO, life of an island man, Trevor Graham, 1998, 86’ .

Pendant trente ans, Mabo a lutté sans répit pour faire reconnaître les droits des aborigènes. Trevor Graham retrace la vie tumultueuse d’un homme qui fut aussi son ami. Eddie Koiki Mabo est certainement l’aborigène australien qui a le plus fait parler de lui. Présent sur tous les fronts pour l’émancipation de son peuple, il a lutté aussi bien pour le droit de propriété des terres que pour la préservation de la culture aborigène. S’appuyant sur des archives (photos et films) et sur de nombreux témoignages (sa famille, ses amis...), le film retrace la vie de ce “croisé” qui a bouleversé tout autant le paysage politique et légal de l’Australie que le destin de sa communauté.

 

Dreamtime, le temps du rêve, Eric Ellena, 2003, 52 '.

Le visiteur de passage en Australie ne voit souvent des Aborigènes qu'un peuple alcoolique ou clochardisé, en perte de repères et de culture, qui traîne sur les trottoirs des villes de l'Outback australien. De 1815 à 1970, les Aborigènes ont été dépossédés de leurs terres pour l'élevage, l'agriculture ou les exploitations minières. Déportés et forcés de se sédentariser, on leur a également retiré leurs enfants pour inculquer à ceux-ci les valeurs blanches et les forcer à s'intégrer. Aujourd'hui au nombre de 390000 - à peine 3% de la population australienne - les Aborigènes commencent tout juste à relever la tête avec l'aide d'associations et d'églises, et surtout sous l'impulsion d'individualités issues de leur rang. Entre le monde aborigène, généreux et emprunt de spiritualité, et le monde blanc, matérialiste et compétitif, ils s'impliquent, se battent, donnent l'exemple pour assurer la survie de leur peuple et de son identité. C'est justement plusieurs de ces hommes et femmes de tous âges que le film nous propose de rencontrer. Au son du didjeridoo et des chants aborigènes, le réalisateur Eric Elenna filme ces individus qui se livrent ici devant la caméra et parlent de leurs traditions et de leurs conditions de vie.

 

Endangered, Tracey Rigney, 2005, 26 '.

Ce premier film, très attachant, est un documentaire qui se penche sur la difficulté que rencontrent les jeunes femmes aborigènes en milieu urbain dans leur quête d’un partenaire aborigène et l’impact de ce phénomène sur la survie de leur culture. Le film a été présenté au Festival du Film Asie Pacifique de Berlin et au Festival International du Film Documentaire Océanien de Tahiti.

 

Five Seasons , the Life of Moses, Steve McGregor, 52’.

Dans cette région d’Australie, au sud-est de la terre d’Arnhem, la vie est rythmée selon un calendrier de cinq saisons qui dicte à la population ce qu’elle peut cueillir, pêcher ou manger. Moïse Numamurdirdi et sa famille nous racontent leur combat pour vivre au jour le jour une culture traditionnelle dans un monde en perpétuelle évolution. Une culture où l’on met en balance les connaisances ancestrales avec les avantages du monde moderne tels que le 4 x 4 ou le bateau à moteur pour chasser la tortue ou le dugong.

   

Desert people, Ian Dunlop, 1966, 51’

La vie quotidienne de deux familles aborigènes dans le désert de l'Ouest de l'Australie Centrale. Accompagné du seul commentaire de l'auteur, ce film muet restitue, avec une grande rigueur, les gestes quotidiens de deux familles nomades, vivant de la chasse et de la cueillette dans une des régions les plus arides du continent : le désert de l'ouest de l'Australie Centrale. La vie de Djagamara et sa famille (du groupe linguistique Mandjindjara) est restée traditionnelle, tandis que Minma et sa famille (du groupe linguistique Ngadadjara), récemment découverts par une patrouille des Affaires Sociales et installés dans une mission, furent ramenés dans le désert pour le tournage du film.

 

Le pays ou rêvent les fourmis vertes, Wener Herzog, 1984,1h40.

Cela commence par un paysage désertique où dansent des tornades sur une musique lyrique. Nous sommes quelque part au coeur de l'Australie, terre ancestrale pour les Aborigènes, nouvel Eldorado pour l'homme blanc. Une compagnie minière anglaise vient de s'y implanter en vue d'y exploiter de l'uranium. Leur recherches sont très vite interrompues par les Aborigènes du coin, revendiquant pacifiquement cette terre sacrée où rêvent les Fourmis Vertes.

 

Une australie blanche et pure, Bébés volés, Jean-Xavier de Lestrade, 1998,53'.

Entre 1910 et 1970, plus de 100 000 enfants aborigènes ont été enlevés à leurs parents pour être adoptés par des familles blanches. Pendant 60 ans, les plus hautes autorités australiennes ont froidement et discrètement planifié l’assimilation et, à terme, la disparition de tous les aborigènes du pays. Durant cette période, les aborigènes à la peau très sombre sont déplacés et abandonnés dans les recoins les plus désertiques du pays tandis que ceux qui ont la peau plus claire voient leurs enfants disparaître. C’est pour "sauver" ces indigènes de leurs conditions de vie abominables et terriblement primitives" qu’ils sont enlevés par des officiers de police. Les familles blanches qui les élèvent ont pour mission de leur faire oublier leur histoire, leur passé et leur culture. Depuis la publication, en 1997, du rapport de la Commission des Droits de l’homme sur ce génocide, des milliers d’aborigènes découvrent enfin la vérité. Mais ils n’ont plus d’histoire, plus de mémoire.

   

Les rêveurs du désert, Gérard Perrier, 2003, 26'

. En Australie, depuis la nuit des temps, les Aborigènes chantent, dansent et font de la peinture sur leurs corps pour illustrer leur itinéraire et leur origine. Cette tradition orale ancestrale est aujourd'hui remplacée par des toiles de peinture acrylique, vendues dans le monde entier.

   

Sacred Ground, Kim Mavromatis, 2007, 55'.

Dans une région isolée du Sud de l’Australie, Quenten Agius et son neveu découvrent un site funéraire ancien au beau milieu d’un chantier de constructions d’immeubles. Impuissants, ils ne peuvent qu’assister à la profanation et à la destruction de ces derniers vestiges d’un héritage millénaire et ils s’interrogent : comment une autre culture peut-elle s’arroger le droit de telles destructions.

 

 

River of no return, Darlene Johson, 2008,52'

rances Daingangan, originaire de la communauté isolée de Ramingining au nord-est de la Terre d’Arnhem, rêvait de devenir une star du cinéma, un rêve devenu réalité grâce au film « Ten Canoes ». Son parcours, depuis une vie tribale traditionnelle aux tapis rouges des cérémonies et des remises de prix prestigieuses, ne ressemble à nul autre. Ce film est le récit d’une transformation incroyable alors que Frances évolue entre le mode de vie à l’ancienne des Yolgnu et celui du monde moderne de la « balanda », la culture blanch