Sélection bibliographique
LENOIR, Frédéric, 2002, L'épopée des tibétains, Ed Fayard. Ce livre raconte une double histoire : celle du Tibet réel, véritable société féodale, marquée par une culture religieuse unique, et celle du Tibet mythique tel qu'il est rêvé et fantasmé. En démêlant les fils enchevêtrés du réel et de l'imaginaire, il permet de comprendre les ressorts profonds de l'engouement pour ce pays et montre le vrai visage d'un peuple d'autant plus attachant qu'il est décrit avec son courage, mais aussi avec ses contradictions, ses parts d'ombre et ses doutes. Un ouvrage à la hauteur de son sujet : le Toit du monde. |
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BLONDEAU, Anne-Marie, BUFFETRILLE, Katia, 2002, Le Tibet est-il chinois ?, Editeur : Albin Michel, 480p.
Des chercheurs du monde entier se sont réunis pour donner au lecteur une connaissance aussi exacte et pondérée que possible du Tibet. Symbole en Occident d'une prestigieuse tradition spirituelle « orientale », ce pays est aussi, depuis la « libération pacifique » chinoise dans les années 50, l'objet de polémiques, de propagande et contre-propagande entre Chinois, Tibétains en exil, Tibétains du Tibet et Occidentaux. Tout en reconnaissant dans son titre, Le Tibet est-il chinois ?, l'enjeu essentiel de ces affrontements, cet ouvrage ne cède à aucun parti pris et recherche seulement l'objectivité. La genèse de l'ouvrage est liée à une réaction de spécialistes occidentaux à la publication en 1988 d'un pamphlet chinois intitulé Le Tibet, cent questions et réponses. Ce document affirmait présenter le résultat des recherches des tibétologues chinois sur les points controversés de l'histoire tibétaine et de la politique chinoise au Tibet. |
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RIBOUD Marc (photos), VELTER André (texte), 2009, Les Tibétains, Ed. Imprimerie nationale, 166p. Qu’y a-t-il de si singulier, d’unique, d’irremplaçable dans ce qui perdure en dépit de tout aux environs de Shigatsé, du Mont Kailash ou des rives du Koukonor ? Sans porter sur le Pays des Neiges un regard de dévot, on perçoit cependant, comme Marc Riboud au premier coup d’œil, que cette gigantesque contrée ne s’apparente à aucune autre. Soumise depuis plus de cinquante ans à une colonisation féroce, elle résiste aux tentatives d’assimilation, aux entreprises d’extermination comme à la récente et insidieuse politique de submersion ethnique. Quelques millions de Tibétains défient, sans arme et sans véritable soutien international, la nation la plus peuplée et désormais la plus industrieuse de la planète. Leur défi tient d’ailleurs à peu de choses et reste incompréhensible à ceux qui les régentent : ils continuent d’exister, ils s’acharnent à être les héritiers d’une autre histoire, d’une autre tradition, d’un autre art de penser, de vivre et de mourir. À l’évidence, ils sont toujours et encore Tibétains et n’entendent pas devenir Chinois. Cette identité irréductible obéit d’abord à la nature du sol et à la topographie des lieux. Ceux qui ont pris pied dans une telle immensité, qu’ils y aient été conduits par transhumances successives ou par exodes obligés, ont dû s’accorder à ces terres extrêmes et s’inventer des coutumes, des croyances, des rites capables de conjurer les peurs, de maîtriser les parages, d’harmoniser les jours et les heures. […] |
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