Bibliographie
BARLEY Nigel, 2001, L'anthropologie n'est pas un sport dangereux, Poche. Après ses deux inénarrables séjours chez les Dowayo du Cameroun, Nigel Barley s'en va explorer un petit coin d'Indonésie, l'île de Sulawesi (Célèbes), avant de recevoir dans la vénérable institution qui l'emploie, le British Museum, quelques-uns des turbulents amis qu'il s'est faits là-bas. " Qu'il s'agisse du pilotage du cheval indonésien, du freudisme dans ses rapports avec le combat de coqs ou de la meilleure façon de traverser les rues à Djakarta, il y a des bonheurs pas tristes du tout sous les tropiques. " Jean-Louis Ezine, Le Nouvel Observateur. |
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| BRISBOIS, Eleonore, DOUVIER Francine., 1980.- Les Toradjas des Célèbes. Paris, 191p. | ||
CAYRAC-BLANCHARD, Françoise, DOVERT, Stéphane et DURAND, Frédéric, 2000, Indonésie, un demi-siècle de construction nationale, Recherche asiatique, 352p. Le choc put paraître brutal lorsqu'en 1997 la crise asiatique amena le pays au bord de la faillite. En mai 1998, le président Suharto, dont la prise de pouvoir en 1965 s'était accompagnée de la mort d'un million de personnes, qualifié de " père du développement national ", dut céder sa place. Dans ce contexte troublé, l'élection en octobre 1999 d'Abdurrahman Wahid, un leader musulman traditionaliste, annonce une phase de renouveau que l'on ne peut espérer comprendre sans se pencher en profondeur sur les réalités et les mentalités qui ont forgé l'Indonésie au cours de son demi-siècle d'indépendance. |
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CHARRAS, Muriel, 1982, De la Forêt maléfique à l’herbe divine, Ed. de la Maison des Sciences de l’Homme, 327 pages. Si, en Indonésie, Java et Bali sont surpeuplées et soigneusement cultivées dans leurs moindres parcelles, l’Archipel comporte de nombreuses autres îles encore couvertes de forêts et peu habitées . Pour pallier ce déséquilibre, le gouvernement a repris, dés l’Indépendance, un ancien programme hollandais de colonisation agricole : la Transmigration. L’auteur a vécu dans une des îles d’accueil, Sulawezi, pendant dix-huit mois avec des Balinais nouvellement arrivés dans la forêt ou installés déjà depuis une dizaine d’années. Elle a pu observer les prodigieuses facultés d’adaptation et d’organisation des Balinais, confrontés à des situations difficiles. Cette dépense d’énergie a un but essentiel : transformer la forêt en rizière. L’intérêt de cette étude réside, d’une part , dans la description de la réussite de certains groupe qui s’étaient établis dans la région de forêt dense presque vide d’hommes ; d’autre part, dans l’observation des difficultés rencontrées par ceux appelés à côtoyer d’autres ethnies. Cet ouvrage est l’un des seuls à analyser, de l’intérieur et en profondeur, les nombreux problèmes posés par la « colonisation » des terres neuves. |
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CHARRAS, Muriel, PAIN, Marc, 1993, Migrations spontanées en Indonésie, La colonisation agricole au sud de Sumatra, Ed. CNRS - Departement Transmigrasi, ORSTOM, 405p. L'Indonésie a engagé depuis l'époque coloniale, sous le nom de "kolonisatie", puis après l'Indépendance , sous le terme de "Transmigrasi", le programme de transfert de population et de colonisation agricole le plus important jamais entrepris à ce jour dans le monde tropical. Depuis 1969, 4,7 millions de personnes ont été installées, dans le cadre de migrations volontaires et organisées par l'Etat, dans les îles de Sumatra, Bornéo ou Sulawesi qui offraient en abondance des terres libres pour l'agriculture alors que Java et Bali, surpeuplées, manquaient dramatiquement de place pour leurs paysans. Dans le sillage de ce vaste mouvement, qui n'a sans doute pas permis comme ont l'espérait d'absorber le trop-plein démographique du centre mais qui a favorisé les processus d'intégration nationale d'un archipel étiré sur 5 000 km, des migrations spontanées d'une rare ampleur se sont développées. Elles ont touché en premier lieu les provinces qui accueillaient l'essentiel des transmigrants officiels et qui étaient proches de Java. |
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DEFERT, Gabriel, 1996, L'indonésie et la Nouvelle-Guinée Occidentale. Maintien des frontières coloniales ou respect des identités, Ed l'Harmattan, 454p. Primitifs, coupeurs de têtes, sauvages, cannibales... Derrière ces poncifs éculés appliqués à la Nouvelle-Guinée-Occidentale, se cachent des sociétés complexes, parfaitement adaptées à des conditions naturelles difficiles. Faute d'avoir pu constituer un Etat, les Papous de la partie occidentale de l'île se voient aujourd'hui refuser la possibilité de vivre sur leur territoire selon leurs propres règles. En effet, depuis 1962, date à laquelle l'ONU a légué cette colonie, jadis néerlandaise, à l'Indonésie, les populations locales souffrent d'une nouvelle forme d'occupation. Obligées de renoncer à leur culture, pour tenter de s'intégrer à un système qui ne leur laisse aucune place, elles ont développé une résistance multiforme. Des mouvements millénaristes à l'idéal nationaliste, les Papous ne cessent depuis les années 1960 de clamer leur refus de la présence indonésienne. Ce conflit méconnu a déjà coûté la vie à plusieurs dizaines de milliers de personnes. Au-delà, il entraîne la disparition d'un peuple et d'un modèle riche en enseignements. Doit-on laisser une place dans le monde contemporain aux sociétés qui n'ont pas voulu ou qui n'ont pas pu constituer d'Etat Nation ? Cet ouvrage apporte de nouveaux éléments à ce débat fondamental. |
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DURAND, Frédéric,2001, La Jungle, la nation et le marché. Chronique indonésienne, L'Atalante,288p. En Indonésie, comme dans beaucoup de pays du monde, annoncer le pire est un art difficile, un art que le natif pratique à ses risques et périls, sous l'œil sévère de militaires soupçonneux. Le voyageur venu d'Occident, lui, a souvent jugé tout cela du haut de son ignorance et de ses préjugés. Frédéric Durand s'est laissé entraîné dans l'expérience indonésienne, au plus loin de l'exotisme et des clichés du développement. C'est un récit surprenant, mélangé, divers, tendu qu'il nous offre. La Jungle, la Nation et le Marché, c'est un peu Cassandre devenu géographe qui comprend, d'île en île, que la jungle de l'archipel indonésien, son bel objet d'étude, n'est déjà plus qu'un souvenir, tant elle est partie en planches et en fumées. Mais dénoncer simplement la mort de la forêt, ce serait oublier les Indonésiens. Reconnaître le meilleur et la fierté de tout un pays et dire aussi le pire, la part maudite d'une société lancée dans un développement chaotique, un chaos de contradictions devenu aujourd'hui un état d'urgence politique et écologique |
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FRANCK, Michel, 2005, Les Toraja d'Indonésie. Aperçu général socio-historique, Ed. l'Harmattan, 130p. Cet ouvrage se veut une introduction, simple et brève, de l'histoire des Toraja (où sont rappelés les souffrances et les conflits, mais aussi les apports étrangers, qu'ils soient bugis, hollandais, japonais ou … indonésiens), et de la société (organisation, institutions, valeurs, religions, coutumes, arts, langues, et cultures). |
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FRANCK, Michel, 1997, Tourisme, culture et modernite en pays Toraja, Ed. L'harmattan, 284p. À Sulawesi, en Indonésie orientale, protégés par une région montagneuse et isolée, les Toraja Sa’dan ont subi la colonisation hollandaise plutôt tardivement (à partir de 1905). En dépit des conflits interreligieux qui ont marqué le XXe siècle, le syncrétisme constitue aujourd’hui encore une réalité quotidienne, rassemblant notamment les chrétiens (protestants, catholiques, pentecôtistes...), les musulmans et les derniers pratiquants des cultes autochtones. Le rapide essor du tourisme a ébranlé les valeurs et les habitudes des villageois, tout en proposant une autre voie d’affirmation de l’identité culturelle des Toraja. C’est dans ce contexte que les fêtes « traditionnelles », en particulier celles liées au culte des morts, connaissent une nouvelle vie, non sans transformations irrémédiables. La mise en tourisme de la société n’occulte pas encore la ritualisation du spectacle de la mort. Cette contribution évoque tour à tour l’histoire de la difficile relation entre politique et religion en terre toraja et les liens étroits entre politique, tourisme et sacré, à travers la culture et les cérémonies religieuses locales. |
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| JANNEL Claude, LONTCHO Frédéric, 1992, Laissez venir ceux qui pleurent : fête pour un mort Toradja (Indonésie), Armand Colin, Paris, 1992 (2e éd.), 161 p. | ||
KOUBI Jeannine, 1982, Rambu solo : la fumée descend : le culte des morts chez les Toradja du Sud, Éd. CNRS, Paris, 530 p |
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SAMSON, Catherine, RAYMOND, Jacques, 2008, Bornéo : La diagonale vert jungle, Ed. de La Flandonnière, 223p. Durant près de trois mois, Catherine Samson et Jacques Raymond ont vécu au coeur de l'une des plus vastes forêts pluviales du monde. L'objectif fixé consistait à traverser Bornéo d'est en ouest dans sa partie indonésienne, Kalimantan, en utilisant uniquement des moyens de communication locaux tels que bateaux et marche. Outre les événements liés à leur progression, chacune de leurs rencontres a fourni la matière de ce livre : la culture traditionnelle du riz, la collecte des « nids d'hirondelle », l'orpaillage, la vie dans les villages, l'importance des cours d'eau, la « résistance » des peuples des hautes terres de Kalimantan face à l'omniprésence de l'islam, la transformation du mode de vie des « nomades » et de celui dans les « longues maisons »... et la forêt équatoriale, celle des « chasseurs de tête », des Dayak dont le nom communément utilisé regroupe en fait de très nombreuses ethnies. Punan, Kenyah, Aoheng... sont quelques-uns de ceux rencontrés au cours de cette traversée. Certains furent leurs guides sur les itinéraires oubliés depuis le départ des Hollandais. Reconquis par la végétation de cette puissante et fascinante forêt, ils ne livrent plus passage qu'à coups de machette. |
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SEVIN Olivier, 2001,Migrations, colonisation agricole et terres neuves en Indonésie, Presses universitaires de Bordeaux. L’analyse permet de constater que les migrations n’ont eu un impact véritablement important qu’à Sumatra. C’est le cas en particulier au Lampung où les différents programmes de colonisation agricole assistée ont réussi à susciter l’apparition de petites régions polarisées autour de villes nouvelles. En revanche, à Sulawesi et à Kalimantan, l’influence des fronts pionniers demeure modeste. Sulawesi reste très cloisonnée, les migrations, essentiellement organisées par la puissance publique, ayant abouti à la création d’enclaves mal reliées au reste de l’île. A Kalimantan, où les migrations spontanées sont anciennes et les déplacements organisés relativement récents, les contrastes régionaux hérités des sultanats malais demeurent. Au final, la question des migrations, qu’elles soient spontanées ou organisées, dépasse de beaucoup le simple problème de la redistribution de la population au sein de l’archipel indonésien. Aux résonances démographiques, sociales et géopolitiques, s’ajoute une dimension identitaire. L’espace national indonésien se structure aujourd’hui de la même façon que se sont structurés en leur temps les royaumes javanais. Vues de Jakarta, l’extension de l’espace humanisé aux dépens du couvert forestier et l’intégration progressive de populations jugées marginales, constituent les meilleurs moyens de faire progresser la construction nationale. |
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O'HANLON, Redmond, 1988, Au coeur de Bornéo, Ed Payot, 288p. Un naturaliste, mélange de savant Cosinus et d'Indiana joncs, s'enfonce dans la jungle de Bornéo en compagnie du poète James Fenton et d'un groupe de Dayaks. Son but : une chaîne de montagnes inexplorées où se cacherait un mystérieux rhinocéros. Tel est le point de départ de cette folle équipée inspirée par la lecture de joseph Conrad et des grands naturalistes du XIXè siècle. Pleins d'enthousiasme, les voyageurs ont cependant négligé un détail : la jungle de Bornéo est probablement (avec l'Amazonie) la région du globe la plus hostile à l'espèce humaine. Insectes voraces, sangsues, serpents venimeux, rapides infranchissables sont leurs distractions quotidiennes. Les Dayaks, peuple extraordinaire doué d'une résistance à toute épreuve et d'un humour dévastateur, donnent à cette épopée une allure de récit picaresque. |
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SELLATO, Bernard, 1989, Nomades et sédentarisation à Bornéo, Histoire économique et sociale , Ed : EHESS. Ce livre est consacré aux sociétés de nomades chasseurs et collecteurs forestiers de Bornéo (les Punan) et à leurs transformations au cours des deux derniers siècles. L’accent est porté plus spécialement sur la conversion de ces sociétés à des activités commerciales. Les sociétés Punan, pragmatiques, opportunistes et séculières, détentrices d’une culture traditionnelle particulière, ont défini une nouvelle culture originale (notamment dans ses stratégies de subsistance), mais qui reste fondée sur un substrat idéologique préservé et entretenu. |
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SIBETH, Achim, 1991, Les Batak. Un peuple de l’île de Sumatra, Ed. Olizane, 240p. Les Batak sont l´un des nombreux anciens peuples qui font aujourd´hui partie de la République d´Indonésie. Ils vivent dans les régions volcaniques du nord de Sumatra, autour du grand lac Toba qui renferme l´île sacrée de Samosir, vénérée pendant des siècles comme leur pays ancestral et demeurée cachée aux yeux des étrangers. Craints à cause de leur réputation de chasseurs de têtes sauvages, évités par leurs voisins, les Batak n´eurent qu´un contact fugitif avec le monde extérieur. L´ancien isolement de la région batak fut rompu au 19e siècle par les missionnaires, puis par l´intégration de Sumatra à l´empire colonial hollandais. Les Batak furent pacifiés, leurs coutumes guerrières interdites, leurs sorciers chassés. Aujourd´hui pourtant, ils sont une minorité économiquement et culturellement importante et dynamique. Achim Sibeth nous présente dans cet ouvrage les réalisations culturelles des Batak. Plus de 650 objets, dont les sculptures en bois, des objets de bronze, des bijoux, des armes et des textiles provenant de musées d´ethnographie et de collections privées de toute l´Europe sont illustrés. |
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