Bibliographie

LABBA Andreas,1989, Anta, Mémoires d’un Lapon, Terre humaine,593p.

« Anta retrace les mémoires d'un Sâme (Lapon) qui sont aussi ceux de son peuple. Ils parcourent un siècle et demi de son histoire en trois étapes, mêlant successivement roman collectif et témoignage individuel avant de se conclure par de véhéments appels de l'auteur à la défense identitaire, pour les hommes comme pour les paysages. Au début du XIXe siècle, les Lapons ignorent encore les frontières. Ils migrent au gré des saisons. Le XXe est celui de leur sédentarisation progressive, de leur soumission douloureuse à l'école et à la loi (ici suédoise), puis de l'apparition d'un discours militant dans la langue de l'occupant. » (extrait d’un article de Jean-Louis Perrier, Le Monde, 7 février 1997)

 

MERIOT, Christian, 2002, Tradition et modernité chez les Sâmes, L'Harmattan, 387p.

"La fin du XXe siècle a vu l'emprise croissante des Etats tutélaires sur les sociétés arctiques. Une de ces dernières, la société sâme, face à une acculturation polymorphe, a dû réaménager les cadres de sa vie traditionnelle. Certains de ses éléments, toujours en acte dans les représentations indigènes sont réinvestis par des groupes «d'activistes». L'auteur, à côté d'approches ethnologiques classiques, s'est intéressé à ces formes contemporaines d'un réveil identitaire, parfois ambigu, pour réfléchir sur des rapports de la tradition et de la modernité où chaque culture puisse se sentir responsable d'elle-même et respectable pour tous."

 
MERIOT, Christian,1980, Les Lapons et leur Société , Ed Privat.    

NILS-ASLAK, Valkeapaa, 2008, Migrante est ma demeure, Ed Cénomane.

"Composée de trois recueils édités initialement aux couleurs de la Laponie, la trilogie de Valkeapää s'ouvre sur le livre jaune qui plante le décor, égrène la fuite des saisons ; puis, le livre bleu, vibrant hommage aux Sames d'antan, brosse une civilisation de l'éphémère ; le livre rouge, enfin, élargit l'univers spirituel à d'autres populations autochtones. Avec un parti pris affirmé de naturel et de simplicité dans les thèmes et le style, imperceptiblement, ténu mais tenace comme le joïk, s'élève un hymne à la différence. Une différence dont la poésie de Nils-Aslak Valkeapää déploie au fil des pages la riche palette, avec un jeu subtil qui mêle inlassablement subjectif et objectif, mais dont la ligne de force est un message de paix et d'espoir : «protéger la vie et tout ce qui vit»..."

 

TURI, Johan, 1997, Récit de la vie des Lapons, L'Harmattan, 299p.

"Je suis un Lapon, et je connais tout de la vie des Lapons. J'ai entendu dire que le gouvernement suédois veut nous aider, mais il n'a pas l'exacte compréhension de notre vie et de notre condition, parce qu'un Lapon ne peut correctement les expliquer telles qu'elles sont : lorsqu'un Lapon pénètre dans une pièce close, il ne comprend plus très bien, quand le vent ne peut lui souffler au nez. Ses pensées ne peuvent pas couler quand il y a des murs et que c'est fermé au-dessus de sa tête. Il n'est pas bon non plus pour lui d'être dans la forêt épaisse quand l'air est chaud. Mais quand un Lapon est sur les hautes montagnes, il a l'esprit tout à fait lucide et si, là, en haut, se trouvait un lieu de réunion, un Lapon pourrait probablement exposer parfaitement son affaire. J'ai pensé que ce serait une excellente chose s'il y avait un livre où tout serait noté sur la vie et la situation des Lapons."

 
VITEBSKY Piers, VISEUR Jean-François, 1996, Les Saami de laponie, Ed GAMMA69.