Filmographie: L'image de l'indien dans le western
1948, Le massacre de Fort Apache, John Ford,128'. Cette fiction n'a aucun fondement historique. Elle tend cependant à dénoncer la corruption, la vanité et leur mauvais ménage, ainsi que le racisme contre les indiens. Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue. Le lieutenant-colonel Thursday est envoyé commander Fort Apache, poste qu'il juge indigne de lui. Il espère y gagner gloire et renommée. Il est peu expérimenté en guerres indiennes contrairement au capitaine York qui négocie habilement avec Cochise son retour pacifique dans les terres de réserves indiennes. Mais Thursday veut se faire un nom et ne respecte pas la parole de paix que York a donné à Cochise. Lors d'une ultime rencontre entre l'armée, les indiens et le représentant du gouvernement, ce dernier est accusé par Cochise de corrompre la qualité de vie des tribus indiennes. La demande indienne est le départ du représentant du gouvernement. Malgré l'évidence du rôle de ce dernier, pris en flagrant délit de trafique d'alcool et d'armes, le colonel s'emporte et déclare la guerre, ce qui va causer sa perte. Les deux armées sont prêtes. Thursday méprise son adversaire qu'il dit incapable de stratégie militaire. Thursday démet York de son commandement et lui interdit de participer au combat |
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1950, La flêche brisée,Delmer Daves, 1h33'. Arizona, 1870. La Guerre fait rage entre Blancs et Apaches. L'ancien éclaireur Tom rencontre le chef Cochise et propose la paix. Un traité est signé. Mais ils vont être trahis. Bien qu'un virage ait été amorçé par John Ford dès les années quarante avec Le Massacre de Fort Apache et La Charge héroïque, La Flèche brisée est considéré par beaucoup comme l'un des premiers à renverser les valeurs traditionnellement véhiculées par Hollywood dans les westerns d'alors : les blancs forcément victimes des indiens, méchants et cruels de service. Dans un entretien qu'il eût avec le réalisateur Bertrand Tavernier, Delmer Daves évoque en ces termes les souvenirs qu'il garda de son film et de sa réhabilitation du peuple indien : "J'aime beaucoup La flèche brisée, parce que j'ai pu montrer dans cette oeuvre l'Indien comme un homme d'honneur et de principes, comme un être humain et non comme une brute sanguinaire. C'était la première fois qu'on le faisait parler comme un homme civilisé parlerait à son peuple, de ses problèmes et de son avenir. L'ONU décerna des louanges considérables à ce film parce qu'il présentait un monde où les gens en conflit se respectaient. L'on trouvait des salauds chez les blancs, mais aussi des types recommandables, de même qu'il y avait des Indiens faméliques mais aussi des hommes en qui l'on pouvait avoir confiance. Une vérité première... A partir de ce moment, Hollywood cessa de peindre les Indiens comme des sauvages".Source: www.allocine.fr |
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1950, Devil's Doorway / La porte du Diable, Anthony Mann. 1865, dans le Wyoming. Lance Poole revient de la guerre où sa bravoure lui a valu la Médaille du Congrès. Malheureusement, Lance Poole est un Indien et ses états de service n'y changent rien aux yeux de la population blanche. Il choisit donc de rejoindre les siens dans leur réserve gardée par un défilé, la Porte du Diable du titre. Mais les éleveurs de moutons, menés par Verne Coolan, convoitent ses terres... La Porte du Diable est l'un des tout premiers westerns pro-indiens et l'un des plus puissants car dépourvu de toute concession ou sensiblerie. Lance Poole aspire à s'intégrer, à devenir un Américain comme les autres, va même pour ce faire jusqu'à se battre dans une guerre qui n'est finalement pas la sienne, mais se voit toujours rappeler à sa condition de non-citoyen (car les Indiens n'avaient pas la citoyenneté américaine à l'époque, rappelons-le...) et ses décorations ne l'empêcheront pas d'être progressivement dépossédé de ses terres, de sa dignité d'homme et finalement de sa vie même. |
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1951, Across the wide Missouri / Au dela du Missouri, William A.Wellman,1h51'. L'histoire retrace une période de la vie d'un trappeur, Flint Mitchell et elle nous est relatée, en voix off, par son fils. Cet homme se transforme peu à peu au contact d'une femme indienne qu'il a épousée. À travers ce portait se dessine la vie rude de ces hommes, chasseurs et trappeurs, qui passaient leur existence au milieu de la nature et ouvraient les pistes aux futurs migrants. Affrontements avec les indiens, soucieux de garder leur territoire vierge, voyages épuisants et périlleux, cette vie loin de toute civilisation les rapprochait finalement des moeurs indiennes. Quand Flint Mitchell fait le choix, après la mort de son épouse Black Foot de rester vivre loin de tout avec son fils, il adopte définitivement ce mode de vie en communion avec la nature, qui lui permet d'être toujours proche de sa femme en pensée.
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1954, Sitting Bull, Sidney Salkow,1h41'. Sitting Bull (Dale Robertson), chef des Sioux, est en conflit avec le Général Custer de l'Armée Américaine. Celui-ci ne supporte pas les indiens, et leurs différents les mènent à la dernière bataille de Little Big Horn. Le major Parrish, ami des Sioux, essaie d'empêcher le carnage, mais accusé de collaboration avec l'ennemi, il passe en Conseil de Guerre. C'est sans compter sur le soutien de Sitting Bull, qui parviendra à intervenir auprès du Président Grant au nom de Parrish ... |
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1955, Chief Crazy Horse /Le Grand Chef, George Shermann. Ours Conquérant, chef des Sioux Lakota meurt des suites des blessures reçues au cours d'un combat contre les blancs. Sur son lit de mort il a prédit qu'un grand guerrier naîtrait de la tribu, qu'il conduirait celle-ci à la victoire, mais qu'il serait tué par l'un des siens. Plusieurs années plus tard, Cheval Fou et Chale Noir, fille de Spotted Tail, sauvent la vie du major Twist. Celui-ci facilite, par son intervention, le mariage des deux jeunes gens. Twist revient au fort Laramie en compagnie de Petit Grand Homme, cousin de Cheval Fou et mortel ennemi de celui-ci. Petit Grand Homme révèle aux propriétaires du comptoir du fort que les "Collines Noires", lieu de sépulture des Sioux Lakota, recèlent de l'or. C'est aussitôt la ruée. Les Sioux choisissent alors Cheval Fou comme chef et son premier contact avec les blancs se solde par une victoire. Le général Crook envahit le territoire indien mais il est écrasé par les guerriers de Cheval Fou. Revenant du combat, celui-ci apprend la mort de sa petite fille. Puis le Général Custer est envoyé dans la région. Cheval fou rassemble alors ses guerriers et anéantit la colonne Custer. Pensant qu'ils n'ont plus rien à craindre des blancs, les Lakotas regagnent leur territoire de chasse. Mais le gibier est rare, la famine menace, Chale Noir tombe malade. Pour éviter une catastrophe, Cheval Fou fait la paix avec les blancs. Il lie une amitié avec le Général Crook, mais la prophétie se réalise et il tombe sous les coups de Petit Grand Homme devenu Sergent des troupes indiennes du fort .Source: //www.premiere.fr/ |
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1956, La dernière chasse, Richard Brooks.1h48. 1883 dans des paysages grandioses du Dakota. Deux anciens compagnons font équipe dans une campagne de chasse au bison. Charley, au tempérament cruel, sadique et raciste, s'oppose à Sandy, plus humain et sensible, qui tente sans cesse de calmer les instincts meurtriers de son associé. Tandis que l'un prend de plus en plus conscience que tuer des animaux équivaut à conduire les Indiens à la famine, l'autre massacre sans pitié une de leur famille en gardant pour lui la seule survivante. Cette dernière, qui hait Charley, se rapproche petit à petit de Sandy, qui lui témoigne attention et tendresse. Dès lors, la rivalité des deux hommes ne fait que s'envenimer |
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1957, Run of the arrow / Le jugement des flêches, Samuel Fuller,1h25. Le 9 avril 1865 la guerre de Sécession est terminée, mais le soldat sudiste O'Meary fait un carton sur un lieutenant yankee, qu'il ramène pourtant chez le chirurgien. O'Meary refuse la défaite et la reddition de Lee, il part vers les contrées "sauvages" de l'Ouest à la rencontre des indiens chez qui il désire vivre. En chemin il rencontre un vieux Sioux alcoolique, Vaillant Coyote, ancien éclaireur de l'armée, qui rentre chez lui, il apprend à O'Meary la langue et les coutumes de sa tribu. A l'approche du Territoire Sioux ils sont faits prisonnier par Loup Furieux et son groupe de francs-tireurs qui a décidé de les tuer. En désespoir de cause Vaillant Coyote demande " le jugement des flèches". Seul O'Meary en réchappe, soustrait de la mort par la belle Mocassin Jaune, il est accepté et vit désormais dans la tribu avec la femme qui l'a sauvée. Quelques années plus tard le gouvernement américain veut construire un fort sur le territoire de la tribu, O'Meary est désigné par Buffalo Bleu pour veiller à ce que le pacte soit respecté. Mais le chef du détachement n'est autre que le Lieutenant Driscoll sur lequel O'Meary a tiré sa dernière balle… Fuller signe un scénario assez sec où le héros n'est pas toujours très sympathique ( Rod Steiner , plutôt rugueux, n'a rien du traditionnel héros séducteur), mais les indiens trouvent ici une place plus digne et plus conforme à l'histoire. |
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1964, A distant trumpet / La charge de la 8 éme brigade, Raoul Walsh, 1h55'. 1862. Après leur défaite contre les Tuniques bleues du général Quait, les Indiens rebelles Chiricahuas se sont réfugiés au Mexique, Frais émoulu de West Point, le lieutenant Matt Hazard débarque à Fort Delivery, situé dans une zone dangereuse. Ainsi au cours d'une banale corvée de bois, ses hommes et lui sont attaqués par un groupe de Chiricahuas.... |
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1964, Cheyenne autun / Les Cheyennes, Ford John, 2h25. Cinéaste attaché à la dignité humaine, Ford ne pouvait décemment terminer sa carrière sans nous donner un grand film sur les Indiens, ces mal-aimés du cinéma hollywoodiens. En fait, le cinéaste avait en projet de relater la tragédie des Cheyennes depuis le début des années cinquante. Les aléas de la production ont fait de ce thème son tout dernier western. Et il est presque heureux qu’il ait dû attendre si longtemps pour le réaliser. Cheyenne autumn (le magnifique titre original donne à lui seul la tonalité de l’œuvre) synthétise les sentiments d’un homme revenu de tout et qui s’interroge avec pessimisme sur les ambiguïtés de son pays. Oui, décidément, pour son dernier western, Ford, déjà très malade, a mis tous les atouts de son côté. Cheyenne autumn est un de ses films les plus aboutis, un testament lyrique aux accents crépusculaires. Marianne Spozio |
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1966, The great Sioux massacre / Le massacre des Sioux,Sidney Salkow,1h32'. A la fin du siècle dernier, s'est déroulé devant la Cour martiale de Washington un célèbre procès mettant en cause le général Custer (alors décédé) et deux de ses officiers : le commandant Rino et le capitaine Benton. Cause : l'échec de l'expédition militaire contre les Sioux, confiée au général Custer. Le capitaine Benton expose à la Cour le déroulement de cette lutte inexorable. Attaché au commandant Rino, le capitaine Benton s'est vu d'abord chargé d'accompagner à travers l'Ouest la famille Turner, l'épouse et ses deux filles, qui allaient rejoindre leur père, gros négociant aux confins du Far-West. Les Sioux, par une attaque surprise, désorganisent le convoi et enlèvent Madame Turner et ses filles. |
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1970, A Man Called Horse / Un Homme nommé cheval, Elliot Silverstein,1h55'. Alors qu'il participe à une chasse dans l'Ouest américain, lord John Morgan est capturé par une tribu de Sioux. Ces derniers le laissent en vie mais le considèrent comme une bête de somme dont ils utilisent la force de travail. Morgan découvre avec eux un mode de vie qui lui était totalement inconnu. A la fin des années des 60, le Western connaît un drôle de virage quant à la représentation de l’ouest. Bien entendu, l’image du peau-rouge assoiffé de sang et dont la seule motivation est de stopper les convois des gentils colons blancs en prend un sacré coup. Certains films avaient pourtant déjà essayé de dépeindre les premiers véritables américains comme des êtres humains et non pas des sauvages sans foi ni loi mais cette fois le cinéma se montre encore plus critique vis à vis de l’homme blanc. Source: www.devildead.com |
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1971, Jeremiah Johnson, Sydney Polllack, 1h50'. Une ode à la nature magnifiquement interprétée par Robert Redford Dégoûté du monde civilisé, Jeremiah Johnson (Robert Redford) part pour les Montagnes Rocheuses, déterminé à y mener la vie solitaire d'un trappeur. La pureté et la beauté de cette région hostile ne font alors aucun doute pour lui. Face aux rigueurs de son premier hiver dans Rocky Mountain, il échappe de peu à la mort, et trouve refuge auprès d'un vieux trappeur (Will Geer) qui lui apprendra à survivre dans cet environnement qu'il ne connaît pas. Sydney Pollack conte l'odysée de cet homme de 1850 qui tourne le dos à la civilisation pour partir dans des territoires sauvages. Les images sont sublimes (le film a été entièrement tourné dans l'Utah) et Robert Redford incarne ce personnage avec une grande sensibilité. Jeremiah Johnson est la seconde des six collaborations de Robert Redford et Sydney Pollack |
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1970, Soldier blue / Le soldat bleu, Ralph Nelson, 1h54'. Le 29 Novembre 1864, une unité de volontaires de la Cavalerie du Colorado, comprenant 900 hommes, attaque un paisible village Cheyenne à Sand Creek. Les indiens levèrent un drapeau blanc et un drapeau américain. La cavalerie attaqua néanmoins, massacrant sept cents indiens - dont plus de 350 femmes et enfants. Plus de cent scalps indiens furent pris, des corps furent démembrés et il y eu de nombreux viols ... " Ce fut peut-être le crime le plus ignoble et le plus injuste dans les annales de l'Amérique".
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1971, Littel Big Man, Arthur Penn, 2h13'. Jack Crabb a 121 ans et raconte son histoire à un journaliste venu enregistrer son témoignage à l'hôpital. Il prétend être l’unique survivant de la bataille de Little Big Horn où les troupes du général Custer furent massacrées par les Indiens. En 1860, Jack est un garçon d'une dizaine d'années. Avec ses parents, il part à la conquête de l'Ouest, mais leur convoi est attaqué par les Indiens. Devenu orphelin, il est recueilli, éduqué et protégé par "Grand Father", le chef d'une tribu Cheyenne, qui le surnomme Little Big Man. Il partage alors la vie et la culture de sa nouvelle famille jusqu'au jour où les Cheyennes sont décimés et où il échappe de justesse à la mort. Second western d'Arthur Penn après Le Gaucher, Little Big Man se veut également une relecture de la mythologie westernienne. Little Big Man n'est pas un héros. Il est plutôt lâche et n'est sauvé que par les autres ou par son instinct de survie qui le pousse à s'adapter. Mais la force de ce film réside dans ce reflet qu'il offre du Far West pour l'Amérique des années 70. A travers ce parallélisme Little Big Man renvoie avec ce ton, ce style et cette incroyable virulence une image des Etats-Unis peu glorieuse avec le Vietnam, l'émancipation à reculons des noirs. Intelligent et jubilatoire. |
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1972,Ulzana's raid / La Fureur Apache, Robert Aldrich, 1h43'. En 1880, dans l'état d'Arizona... McIntosh, un vieil éclaireur, accompagne le jeune lieutenant idéaliste, Garnett DeBuin, à la poursuite d'un groupe de guerriers apaches, menés par Ulzana. Las d'être parqués dans leur réserve, ces derniers, révoltés, ont en effet entrepris de piller et tuer les colons américains... Durant leur course-poursuite, McIntosh et DeBuin réalisent qu'ils ont des opinions diamétralement opposées sur les atrocités perpétrées par les Indiens : la moralité du jeune lieutenant est fortement ébranlée, tandis que l'éclaireur parvient à rester cyniquement froid face à ces tueries |
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1991, Dances with Wolves / Dance avec les loups, Kevin Costner, 3h01'. Le lieutenant nordiste John Dunbar, grièvement blessé lors d’une bataille pendant la guerre de Sécession, est muté, à sa demande, dans un avant-poste de l’Ouest sauvage. Il s’y retrouve seul en attendant l’arrivée de renforts avec pour compagnons un jeune loup solitaire qu'il appelle Pattes-Blanches (dans le roman Deux Bottes) et Cisco (son cheval). Ses journées se passent à parcourir la région puis à consigner, dans son journal, ses observations. Lui-même est l’objet d’une constante surveillance de la part de Sioux, avec lesquels il finit par entretenir des rapports de curiosité, puis d’amitié. Il sera adopté par la tribu et notamment par son homme médecine, Oiseau bondissant, lorsqu’il ramènera au camp, parmi les siens, une jeune femme appelée Dressée avec le poing, blessée. À travers une peinture relativement atypique de la conquête de l'ouest américain, le film tente de montrer la différence qui existait entre les Américains natifs et les colons. On y découvre le rapport de domination que l'armée américaine entretenait avec les Amérindiens, et avec la nature de façon plus générale (au travers du massacre des bisons pour leurs seules peaux, par exemple, en laissant la viande pourrir sur place ...). La rédaction du journal d'observations de Dunbar, au contenu semblable à une précieuse étude ethnologique, crée un pont entre ces deux sociétés apparemment si différentes. Lorsqu'il est découvert par des soldats grossiers et incultes, qui s'en servent comme d'un vulgaire « torche-cul », on peut y lire toutes les occasions manquées pour les colons d'enrichir leurs cultures par le partage des connaissances. Source: Wikipedia
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1992, Le dernier des Mohicans, Michael Mann,2h02'. 1757, l'Amérique n'existe pas encore, c'est juste un simple territoire aux vastes étendues vierges, peu à peu colonisées par les Européens. Voilà pour le cadre d'une histoire un peu moralisatrice, écrite en 1826 par James Fenimore Cooper. Une sorte de bible sur la fondation de l'Amérique, que Michael Mann a eu la bonne idée de recentrer sur un personnage fascinant : Œil-de-Faucon, un fils de colons britanniques, élevé par des Indiens. Du coup, dans cette histoire dans laquelle on retrouve tous les fondements de l'Amérique – la synthèse de la double culture indienne et occidentale ; la confrontation des conceptions françaises et britanniques de la démocratie ; une réflexion identitaire sur la place d'un individu en quête de grandeur – Michael Mann y a puisé autant de sujets qui traversent ses films les plus récents, auss. Sur un scénario resserré et modernisé, avec des images d'une beauté invraisemblable – dues à son chef opérateur habituel Dante Spinotti –, porté par la flamme féline d'un Daniel Day-Lewis littéralement habité par son personnage, sur une superbe musique de Trevor Jones, Le Dernier des Mohicans est une poignante épopée, pleine de bruit et de fureur, qui fait rimer le spectaculaire avec l'intime, l'héroïsme avec l'émotion. Curiosité à signaler : la présence au générique de Patrice Chéreau en redoutable marquis de Montcalm, et celle de Russel Means, une figure importante de la communauté indienne dans le rôle du père adoptif d'Œil-de-Faucon. --Sylvain Lefort |
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2006, Le Nouveau Monde, Terence Malik,2h16'. Au tout début du XVII siècle, le continent nord-américain n'est qu'une terre sauvage infinie sur laquelle vivent de nombreuses tribus. En avril 1607, trois bateaux anglais et leurs équipages accostent sur la côte orientale. Au nom de la Virginia Company, ils viennent établir, « Jamestown », un avant-poste économique, religieux et culturel sur ce qu'ils considèrent comme le Nouveau Monde. Même s'ils ne s'en rendent pas compte, le capitaine Newport et ses colons britanniques débarquent au cœur d'un empire indien très sophistiqué dirigé par le puissant chef Powhatan. John Smith, un officier de l'armée âgé de 27 ans, est alors aux fers pour insubordination. Déstabilisés dans un monde inconnu, les Anglais préfèrent combattre plutôt que de s'adapter. En cherchant de l'aide auprès des indiens, John Smith découvre une jeune femme fascinante. Volontaire et impétueuse, elle est nommée Pocahontas par les siens, ce qui signifie « l'espiègle ». Elle est la préférée des enfants du chef Powhatan. |
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