Sélection bibliographique
DUPUIS, Renée, 2001, Quel Canada pour les Autochtones? La Fin de l'exclusion, Boréal, 174 p. Le Canada est « le meilleur pays au monde », dit-on. Pourtant, il est une minorité qui perçoit les choses différemment. Les Autochtones trouvent que leurs conditions de vie sont loin d’être enviables. D’où vient cette divergence de perceptions ? Vivons-nous vraiment dans le même pays ? On a enchâssé les droits des Autochtones dans la Constitution et on a engagé des négociations afin de les définir. Celles-ci n’ont jamais abouti. Pour des questions de commodité politique, on a préféré laisser les tribunaux régler les conflits à la pièce, processus interminable et coûteux, qui a semé la grogne ou l’incompréhension dans l’ensemble de la population. On a voulu acheter la paix, et cela se solde aujourd’hui par un échec. Renée Dupuis insiste dans cet ouvrage sur l’urgence de passer à l’action pour transformer en profondeur nos relations avec les peuples autochtones. |
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BOUCHARD, D., CARDINAL E., PICARD G., 2008, Kebec-Québec. Cinq siècles d’échange entre nous, Québec, Les éditions des intouchables, 205p. On trouve dans De Kebec à Québec un tableau de la situation contemporaine des peuples autochtones du Québec : conditions socioéconomiques, négociations politiques avec le gouvernement du Québec, questions actuelles et futures relatives aux relations avec les peuples autochtones. Cardinal termine son ouvrage par ces mots qui résument assez bien l’intention générale du projet : «Pour le bien des Premières Nations, pour le bien du Québec, il est aujourd’hui temps de construire des ponts et de faire de cette "rencontre Bouchard-Picard" le début d’une nouvelle alliance. Il y a lieu de reconnaître les alliances passées du Kebec, de les célébrer et de les renouveler dans le Québec actuel.» |
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TREMBLAYMarc-Adélar, 1976, Les facettes de l’identité amérindienne, Presses de l’université de Laval, 316p. Il faut expliquer, je crois, le titre donné à ce compte rendu : les Facettes de l'identité amérindienne. Le thème de l'identité est le seul qui semblait pouvoir regrouper l'éventail complet des éléments qui ressortent tant des exposés que des discussions. Ce facteur est si central et si dynamique dans la configuration culturelle de tout groupe qu'il permet à la fois les références au passé et les visions de l'avenir. . La notion d'Amérindien diffusée par le regretté Jacques Rousseau est de plus en plus acceptée dans les milieux scientifiques. Présente dans tous ces textes est la recherche des composantes de cette identité qui s'exprime dans tous les secteurs de la vie socioculturelle, ce que manifeste d'ailleurs la richesse des conférences et des débats |
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KASBARIAN-BRICOUT, Béatrice, 2004, Les Amérindiens du Québec, Les héritiers de la Terre Mère, Ed.: l’Harmattan.120p. Au XIXe siècle, ethnologues et sociologues se posaient deux questions : - celle de l'origine des Indiens d'Amérique - celle de la genèse de leur pensée religieuse et plus particulièrement de leur idée du Créateur. De vives polémiques en découlèrent. Depuis la seconde moitié du XXe siècle, la tendance est de respecter l'originalité et la complexité conceptuelles des communautés amérindiennes. Après des années d'oubli, historiens et ethnologues ont redécouvert les valeurs initiales des Amérindiens, de ces hommes et de ces femmes héritiers de la Terre-Mère. Cet ouvrage de synthèse a pour but de souligner ces valeurs et de les prendre en compte |
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BOUDREAULT, René, 2003, Du mépris au respect mutuel, clefs d’interprétations des enjeux autochtones au Québec et au Canada, Québec : écosociété, 224p. Les questions autochtones ne semblent intéresser le public, les médias et les politiciens qu’au moment des crises qui bouleversent le quotidien. La population québécoise et canadienne n’a que faire de ces vieilles histoires et, surtout, d’un mode de vie, d’une culture, d’une vision du territoire et d’un discours différents et dérangeants: ne vit-on pas dans une société tournée vers l’avenir, fondée sur les droits individuels garantis par les grandes chartes des droits et libertés? .
Voici donc un ouvrage destiné à ceux et celles qui veulent comprendre la problématique des relations entre autochtones et allochtones au Québec et au Canada. Polyvalent et vulgarisé, il aidera le lecteur à développer sa propre analyse et son propre jugement sur ces questions, dans la perspective de favoriser cette convivialité si nécessaire entre nos peuples. |
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SILBERSTEIN, Jil, 1998, Innu, Albin Michel, 457p. Les Indiens Montagnais - qui se nomment Innus, "les êtres humains", dans leur propre langue - forment la plus grande nation autochtone du Québec où ils occupaient un territoire qui s'étend jusqu'au Labrador, à peu près aussi grand que la France. Après plus d'un an passé sur leurs réserves et leurs territoires de chasse, Jil Silberstein, grand voyageur et auteur d'une douzaine d'ouvrages, a écrit ce livre pour donner à voir, écouter, entendre la réalité indienne dans sa globalité, entre les injustices, les violences de l'Histoire et la détresse ou les espoirs d'aujourd'hui. Rédigé à la manière d'une chronique, cet ouvrage qui n'est ni un pamphlet ni une étude nous fait découvrir une culture de l'intérieur (vie quotidienne, traditions, récits et légendes...). Dans des situations concrètes - sous la tente, à l'affût du caribou ou au café Bla-bla -, des hommes et des femmes témoignent de leur existence au jour le jour, évoquent la déréliction, les combats politiques, les crises d'identité, la réappropriation culturelle. |
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GÉLINAS Claude, 2009.Les Autochtones dans le Québec post-confédéral 1867-1960. Ed. Septentrion, 264p. En 1867, lorsque les Pères de la Confédération s'entendent sur les principes qui donneront naissance au Canada, les autochtones sont absents. Ces derniers n'auront guère plus de voix au chapitre dans les décennies suivantes, si bien qu'ils semblent dès lors marginalisés, tombés dans l'oubli collectif. Alors que l'imaginaire populaire tend à dépeindre les autochtones comme étant confinés dans leurs réserves et réduits à dépendre du gouvernement fédéral pour assurer leur subsistance, Claude Gélinas présente un portrait beaucoup plus nuancé de leur situation, en faisant ressortir notamment leur degré élevé de mobilité, d'autonomie et de participation dans la société et l'économie nationales. Il tend à confirmer une constante historique, à savoir que l'incompréhension entre autochtones et non-autochtones, au Québec comme au Canada, relève davantage de l'idéologie que des rapports sociaux. |
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BEAULIEU, Alain, 1997, Les autochtones du Québec, des premières alliances aux revendications contemporaines, Fides/Musée de la Civilisation, 183p La première édition de cet ouvrage a été réalisé dans le cadre de l'exposition "Le Québec des Premières Nations", une coproduction de Musée de Bretagne et du Musée des civilisations. |
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SAMSON, Colin, WILSON, James et MAZOWER, Jonathan, 2000, Un Tibet au Canada, la mort programmée des Innu, Survival, Ethnies 26, 100p. Ce numéro d’Ethnies dévoile une histoire cachée, bien différente de l’image libérale et bienveillante qu’offre le gouvernement canadien de ses relations avec ‘ses’ peuples indigènes. La version anglaise de ce document a eu un fort impact au Canada et a suscité chez les Innu l’espoir d’un changement. Penote Michel, porte-parole innu a ainsi déclaré : ‘Aujourd’hui pour la première fois depuis vingt ans, je me mets à espérer. Cet espoir nait de la certitude que nous pouvons, ensemble avec nos amis d’ici et du monde entier exercer une pression suffisante sur le Canada pour qu’il modifie son attitude envers les peuples autochtones’. |
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OTIS, Ghislain, 2005, Droits, territoire et gouvernance des peuples autochtones, Presses de l’université de Laval, 212 p. Dans cet ouvrage, qui est en grande partie le prolon-gement du colloque "Les droits des Autochtones : réalités et mythes" tenu à l’Université Laval le 25 avril 2003, des juristes spécialistes de la question autochtone expliquent les origines et les justifications historiques des droits ancestraux et issus de traités. Ils se penchent aussi sur les difficultés propres à la définition contemporaine des droits collectifs des premières nations devant les tribunaux ou lors de négociations de traités modernes. Ils montrent enfin en quoi ces droits collectifs, dont le droit à l’autonomie gouvernementale, soulèvent des enjeux inédits de gouvernance tant dans les rapports entre les ordres de gouvernement au sein du régime fédéral canadien que dans les relations entre les droits de groupe et les libertés individuelles garanties dans les Chartes des droits. |
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MORIN, Michel, 1997, L’usurpation de la souveraineté autochtone, Boréal, 334p. L'importante question des droits des autochtones est, à juste raison, de plus en plus étudiée tant au Canada que dans d'autres pays. L'ouvrage du professeur Michel Morin contribuera certainement à faire progresser la réflexion sur ce sujet. Le titre résume clairement la pensée de l'auteur. Pour lui, les peuples autochtones possédaient la souveraineté sur leurs territoires et ce droit leur était reconnu du XVIe au XVIIIe siècles. Au XIXe siècle, toutefois, il leur a été dénié: la souveraineté leur a été «usurpée». La perspective de l'ouvrage est surtout historique, mais l'auteur donne aussi son opinion sur les droits actuels des peuples autochtones. |
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DUPUIS, Renée, 1997, Tribus, Peuples et Nations, Les nouveaux enjeux des revendications autochtones au Canada, Boréal, 170p. Pourquoi les négociations avec les autochtones ne semblent -elles jamais aboutir? Pourquoi les ententes signées avec eux sont -elles systématiquement remises en question? Les tribuneaux leur sont-ils toujours favorables? Lesc autochtones sont-ils au -dessus des lois? Pouqoui se sont-ils si fermement déclarés contre la souveraineté du Québec? |
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LACASSE, Jean-paul, 2004, Les Innus et le territoire, Ed.Septentrion, 274p. L’histoire du Québec a commencé bien avant l’arrivée des Européens alors que les Innus étaient déjà installés sur une vaste partie du territoire qu’ils géraient selon leur propre régime juridique. Un débat se déroule aujourd’hui quant à l’étendue de leurs droits territoriaux et des efforts sont déployés pour en arriver à une entente politique à ce sujet. Ce livre de Jean-Paul Lacasse arrive à point. Il y examine d’abord, à partir d’une perspective territoriale, des questions comme celles de l’univers de la société innue, de ses valeurs et de son ordre juridique à l’époque de l’arrivée des Européens et de sa transformation subséquente. À la lumière du droit canadien se rapportant au territoire innu, il évoque ensuite des pistes de solutions aux problèmes qui se posent. L’auteur a largement donné la parole aux Innus en la juxtaposant à celle des tribunaux. Ce faisant, il nous amène à mieux comprendre les enjeux du débat actuel |
HAMELIN, Louis Edmond, 1995, Le paradigme de l’interculturel appliqué aux relations avec les Autochtones, Paris : l’Harmattan
DUPUIS, Renée, 1995, L’avenir du Québec et des peuples autochtones, Institut de Recherches en Politiques Publiques.
Revues
Crépeau, R., 1995, « Entrevue avec l’anthropologue Rémi Savard, de la Nation à l’autonomie gouvernementale », Recherches Amérindiennes au Québec, vol XXV, n°4.
Trudel, Pierre, 1995, « De la négation de l’autre dans les discours nationalistes des Québécois et des autochtones », Recherches Amérindiennes au Québéc, vol.XXV, n°4.
Dossier spécial, 1994, « Le Québec et les Autochtones », in Recherches Amérindiennes au Québec, vol XXIV, n°1-2.
IKEWAN, le journal des Peuples Premiers, n°55 janvier février mars 2005, théma « Québec autochtone ».Rapports officiels
Rapport de la Commission Royale sur les Peuples Autochtones, novembre 1996, Affaires Indiennes et du Nord Canada, www.ainc-inac.gc.ca.