Bibliographie touareg

Bibliographie touarègue sur le site de l'ONG Tamoudre

Ouvrages    

ABBA Seldik, 2010, Rebellion touaregue au Niger, Qui a tué le rebelle Mano Dayak? Ed. L'Harmattan, 80p.

Elimination par les services secrets ? Attentat fratricide lié aux tensions internes à la rébellion armée ? Tragique accident ? Toutes les hypothèses avaient été envisagées au lendemain de la mort le 15 décembre 1995 de Mano Dayak, figure emblématique de la rébellion touarègue, dans l'avion qui le ramenait du nord du Niger à Niamey. Ce livre lève un coin de voile sur les circonstances exactes du crash du Cessna 337 en s'appuyant sur un document inédit : le Rapport de la commission internationale d'enquête ad hoc, composée de l'ASECNA, du Burkina Faso, de la France et du Niger.

 

AG ASSARID Moussa,2006, Y a pas d'embouteillage dans le désert ! : Chroniques d'un Touareg en France, Presse de la renaissance,237p.

Moussa Ag Assarid a le voyage dans le sang. Né an nord du Mali vers 1975, de parents nomades, aîné d'une famille de treize enfants, le jeune Touareg part pour la France un jour de 1999, et troque les dromadaires de son enfance pour le TGV et le métro. Toujours en vadrouille, à la rencontre des autres, il raconte dans cet ouvrage sa découverte à la fois émerveillée et étonnée de la France, de sa nature, de ses habitants, de ses habitudes, de tout ce que nous ne voyons plus à force de le côtoyer, d'en user ou d'en abuser. Cocasses et attendrissantes (son lit d'hôtel si grand que tous les enfants de la tente auraient pu y dormir, le miracle de l'eau coulant des robinets, la magie des escalators et portes automatiques...), mais aussi plus lucides voire désabusées (le manque de temps, d'humanité et de chaleur des gens...), ses anecdotes et réflexions, constamment imprégnées de sa culture et de l'art de vivre du désert, sont, pour les Occidentaux que nous sommes, l'occasion de sourire de nous-mêmes et de méditer sur nos choix de vie.

 

AG ASSARID, Ibrahim, AG ASSARID, Moussa, 2008, Enfants des sables : une école chez les Touareg, Ed. Presses de la renaissance.

Moussa et Ibrahim ont grandi avec leur famille dans un campement touareg, aux confins du désert malien. Devenus adultes, persuadés que la vie nomade ne pourra perdurer telle qu'elle est, ils ont décidé d'aider les enfants de leur communauté à « entrer dans leur époque » en leur construisant une école. Une aventure extraordinaire qu'ils nous content à deux voix. Les auteurs nous font pénétrer dans la vie de ces petits princes des sables qui ouvrent les yeux sur une autre façon de vivre, qui luttent pour progresser tout en perpétuant les traditions. Ayant passé du temps auprès d'écoliers français, Moussa montre en quoi les enfants du désert et les élèves occidentaux sont à la fois si proches et si différents. Deux cultures de l'enfance face à face qui ont beaucoup à apprendre l'une de l'autre... Si modeste soit-elle, cette petite École des Sables force le respect, elle est la preuve émouvante que l'éducation est une porte ouverte sur le monde de demain.

 

AG BAILLE Alhassane,1995,L'année maigre:nouvelles touarègues, L'Harmattan, 158p.

L'auteur nous convie à un parcours à l'intérieur de son pays, de sa culture et de ses bouleversements. Un parcours antérieur à la rebellion, mais l'on pouvait tout aussi bien en mourir, ou s'y marier, s'intruire, lutter, souffrir, être heureux. Les valeurs de toujours , celles sur lesquelles s'appuie encore la société touaregue et l'analyse que cette société fait de ses contacts avec d'autres groupes émaillent en permanence les récits.

 

AG ERLESS Mohamed,2010, Il n'y a qu'un soleil sur terre. Contes, proverbes et devinettes des Touaregs Kel-Adagh, L'Harmattan,130 p.

Les Kel-Adagh vivent dans l'Adrar des Iforas, dans la région de Kidal, ville du même nom située à 1600 km environ de la capitale du Mali, Bamako. L'Adagh est renommé pour l'abondance et la qualité de sa littérature orale. Cette littérature constitue la cheville ouvrière de l'éducation traditionnelle qui vise à bâtir l'enfant à l'image de l'homme. Dans l'Adagh, les contes, les proverbes, les devinettes, la poésie, la musique...ne sont pas l'apanage d'une couche sociale particulière.

 

AG MAHA, Issouf, 2006, Touareg du XXIe siècle, Ed. Grandvaux, 195p.

C'est parce qu'il a envie de partager son expérience qu'Issouf ag Maha a écrit ce livre. Il nous décrit la vie de cette génération de Touaregs, « nés vers » le début des années 1960, qui connut les craquements d'une culture malmenée par les bouleversements de l'Histoire : les coups d'État, la scolarisation, la rébellion et, surtout, les terribles sécheresses. Il a longtemps hésité entre une vie rangée d'expert ou de consultant et celle d'éleveur de chameaux pour laquelle il reconnaît avoir une grande passion. Aujourd'hui il a trouvé un équilibre entre le Centre de recherche en agroécologie d'Agharous, une certaine forme de tourisme solidaire en partenariat avec le Point Afrique, l'association Croqu'nature, Atalante et son association pour le Développement durable et la solidarité (ADDS). Ce livre foisonne d'anecdotes vécues, de réflexions. Son intérêt réside dans le récit de l'intérieur d'un monde trop souvent voilé par l'opacité des fantasmes et l'exotisme. C'est aussi une formidable leçon de courage d'un homme responsable, solidaire des siens, tourné vers le monde, résolument optimiste malgré les difficultés pour affronter le XXIe siècle.

 

AG MAHA Issouf, 2008 , Touaeeg, Le Destin confisqué, Paris, Tchinaghen Éditions.

Issouf Ag MAHA nous plonge à travers les péripéties d’un peuple souvent incompris, dans les méandres d’une rébellion touarègue oubliée des medias et de l’opinion internationale. Par cet acte, il tente de comprendre pourquoi les siens se sont vus contraints de prendre les armes pour se faire entendre face à la politique oppressive des pays qui les hébergent. Il nous décrit comment ce peuple, malmené par un Etat censé le protéger et stimulé par la course effrénée à l’énergie nucléaire, assiste sans recours à la confiscation de son territoire et de son destin.

 

AG DOHO Sidi Alamine,2010, Touareg 1973-1997-Vingt-cinq ans d'errance et de déchirement, Ed. L'Harmattan, 126p.

Cet ouvrage est le récit vécu de la longue marche de nomades touaregs appauvris par les sécheresses successives. Confronté aux dures lois de l'errance, chez lui et en dehors, à la mal vie, mais aussi à des éclaircies de solidarité et d'amitié trop brièvement vécues, un jeune garçon traverse les frontières des pays voisins, les retraverse sans jamais arriver à vivre une enfance normale. Devenu homme, il est témoin des turpitudes politiques des gouvernants et des rebellions qui en ont découlé. En parcourant les lignes indécises de ce livre, le lecteur ressent par moments un haut-le-coeur tant sont grandes la blessure de cet enfant et sa volonté de survivre.

 

BAUDIN Marcel, 2008, Hommes voilés et femmes libres : les Touareg,L'Harmatta,284p.

Installés dans l'éternité, inaccessibles dans l'immensité du Sahara, les Touareg nous sont restés longtemps inconnus. Le repli de leur société sur elle-même, leurs habitudes de garder pour eux leurs sentiments et de se voiler le visage ajoutaient encore à leur mystère. C'est montés sur leurs chameaux et l'épée ou la lance à la main que nous avons découvert ces seigneurs du désert et ils nous ont été de rudes adversaires. Les armes déposées, nous avons alors rencontré un peuple digne, vivant en osmose étroite avec une nature avare de ses bienfaits, une race fière, des hommes de cœur et de courage : " Je suis un homme libre, fils d'une femme noble. Je suis le maître des espaces vides et les connais aussi bien que le soleil les connaît ". Après avoir tracé à grands traits leurs origines lointaines et leur arrivée dans l'histoire, l'auteur nous invite à découvrir leur culture. Riche et originale, la femme y occupe une position privilégiée en contradiction totale avec le droit coranique. Sous les effets conjugués de la désertification, des hostilités armées avec les États et de l'attrait du matérialisme du monde moderne, cette culture est en danger, peut-être en voie de disparition.

 

BERNEZAT Odile,2008,Campements Touaregs. Moments de vie avec les nomades du Hoggar, Glénat,192p.

Un témoignage exceptionnel sur les Touareg du Hoggar à un tournant de leur hisoire entre tradition et modernité. Une description intime de leur société nomade, fruit de 40 années vécues au coeur des campements touaregs. Lorsque Odette Bernezat est arrivée dans le Hoggar dans les années 1970 elle ne connaissait des Touaregs que des stéréotypes : peuple voilé de guerriers légendaires, peuple mythique. Mais ayant vite compris que derriere la silhouette de ces hommes se cachait une culture fascinante, elle a profitté de moments libres entre deux voyages pour partager la vie des campements. Puis au fil du temps ce n'est plus sous la tente qu'elle séjourne mais dans les huttes de roseaux, elle voit peu à peu la modernité et la sédentarisation gagner la vie des Touaregs. Avec cette chaleur et un art du récit, c'est un spectacle de vie tout en nuance qui apparaît au fil des pages, un regard intime sur une société en plein devenir, toujours aussi attactive et fascinante.

 
BERNEZAT, Odile. 1982 - Touaregs au fil du temps, Voiron, 112 p.    

BERNUS, Edmond, 1993, Touaregs nigériens - Unité culturelle et diversité régionale d'un peuple pasteur, Ed L'Harmattan, 507p.

Les Touaregs occupent un espace immense, ancré sur des massifs sahariens - Ahaggar, Aïr et Adrar des Iforas - axé sur le désert et débordant sur ses marges méridionales plus arrosées : le pays touareg constitue un pont entre le Maghreb et l'Afrique noire. Cette civilisation originale est fondée sur une langue, un code de vie et des techniques pastorales qui en constituent le commun dénominateur. Au Niger, les Touaregs vivent dans des milieux très différents. Vastes plaines septentrionales du Tamesna et de l'Azawagh, où ils pratiquent souvent un élevage exclusif, exploitant des parcours complémentaires au rythme des saisons. Massif de l'Aïr, également au nord, où ils s'adonnent à l'élevage, au commerce caravanier et à une agriculture d'oasis. Plus au sud, les Touaregs, agro-pasteurs et parfois caravaniers, voisinent avec d'autres éleveurs, les Peuls, et avec les paysans songhay, zerma, haoussa ou kanouri. Cet ouvrage tente de montrer l'unité d'une civilisation pastorale qui a su s'adapter à des milieux variés au contact d'autres civilisations et d'autres cultures. Confrontés à des déficits pluviométriques répétés, les Touaregs se révoltent aujourd'hui dans l'espoir de mieux prendre en main le destin des régions où ils vivent.

 

 

 

BERNUS, Edmond, 2007, Touareg du Niger, le regard d’Edmond Bernus, IRD, 96 p.

Pendant toute sa carrière, Edmond Bernus est le témoin privilégié de la vie des Illabakan. Sa parfaite intégration au sein de cette tribu du Niger lui permet de saisir l’univers des Touaregs dans ses plus infimes détails. L’un des traits marquants d’Edmond Bernus est un souci constant de transmettre son savoir. Il écrit pour le grand public, réalise des courts-métrages et collabore également avec des photographes de renom. Lui même photographe, il se considère comme un amateur passionné : la photographie est un outil de travail aussi utile que le carnet de terrain ou le magnétophone. Au fil du temps, la photo s’affirme comme un véritable moyen d’expression d’où émane toute son affection pour un peuple qui avait su si bien l’adopter.

 

BERNUS, Edmond, DUROU, Jean-Marc, 2002, Les touaregs, Ed. Vent de sable, 176p.

Écrit par Edmond Bernus, spécialiste des touaregs, et illustré par les photos de Jean-Marc Durou, cet ouvrage nous guide dans l’univers nomade d’un peuple saharien mythique. Histoire, société, culture, actualité..., Edmond Bernus nous donne les clés nécessaires à la compréhension de l’une des grandes sociétés pastorales du Sahara. Guerriers et pasteurs, les « hommes du voile », dont la seule richesse durant des siècles fut leur troupeau, la liberté et l'appartenance au désert, partagent du Nord au Sud du Sahara le même type d'organisation familiale, sociale et politique. Les femmes, considérées comme les fondatrices des principaux groupes, y jouent un rôle prépondérant. C'est l'unité culturelle qui confère leur originalité aux Touaregs. Bien que disposant d'une langue et d'une écriture communes, ils constituent avant tout une civilisation de la parole, et leur littérature se révèle dans une poésie lyrique où s'expriment les grands thèmes de l'amour de l'absence, de la mort et les cris des révoltes récentes. Aujourd'hui, après la colonisation, les sécheresses et l'exode, la culture touarègue est-elle en péril ? Est-ce la fin d'une civilisation pastorale ou la fondation d'une société nouvelle qui n'oublie pas ses traditions.

 

 

 

BERNUS, Edmond . & DUROU, Jean.-Marc. 1996 - Touaregs. Un peuple du désert (préface Th. Monod), Paris, Robert Laffont, 331 p.    

BERNUS, Edmond, 1991, Touareg,chronique de l’Azawad, Plume, 175p

Cette chronique ou" recueil de faits historiques", est plutôt l'histoire de l'auteur, l'histoire d'une vie de recherches, et la naissance d'une séduction: le désert, et surtout les Touaregs... Les Illakaban furent choisis scientifiquement et leur étude est consigné dans les textes oubliés de l'orstom. Mais ici l'auteur nous livre ses souvenirs, souvenirs qui remontent le temps, et si le livre est écris en 1990, les faits historiques qui ont tristement marqués cette année pour les Touaregs ne sont pas étranger à son écriture.

 

BERNUS, Edmond, 1974, Les Illabakan (Niger). Une tribu touarègue sahélienne et son aire de nomadisation, ORSTOM (IRD).

Données recueillies au cours d'un séjour de 14 mois au Niger en 1967-1968 qui permet de suivre la vie d'un groupe de touareg au cours d'un cycle annuel complet, avec en particulier deux années consécutives de nomadisation au moment de la saison des pluies entre la zone d'Abalak et les régions d'In Gall et de Teggida n'Tesemt.

 
BERNUS, S. 1983 - Touaregs, Paris, L'Harmattan, 70 p.    

BERNUS Edmond, DUROU Jean Marc,Touaregs, un peuple du désert, Laffont, 320p.

Un des plus beaux hommages à la culture, aux Touaregs et au Désert. Un géographe déjà auteur de plusieurs livres depuis 1984 et un photographe ancien guide saharien qui dispose de la plus belle collection de photos sur le sahara et ses habitants. Le livre est consacré au quart à l´histoire, les origines et l´histoire plus contemporaine des colonisations du Sahara, avec de nombreuses photos d´époque. Il se préoccupe aussi de donner un aperçu des Touaregs par des artistes peintres, il décrit aussi le milieu de vie, les coutumes, l´artisanat. Le livre est abondament documenté, et permet de comprendre comment la vie des nomades est rythmée par les saisons, les jours de pluie... . Il dresse aussi des portraits très judicieux des paradoxes de l´organisation des Imouharen, notemment le paradoxe entre Unité et Diversité, ainsi que les différences géographiques. Enfin le livre présente les rébellions, de façon courte en fin d´ouvrage. La vocation de ce livre est surtout de dresser un panorama culturel.

 

BOILLEY Pierre, 1999, Les Touareg Kel Adagh, dépendances et révoltes :du Soudan français au Mali contemporain, Karthala, 644 p.

Les Kel Adagh, groupement touareg de l'Adagh (ou Adrar des Ifoghas, dans le nord du Mali actuel), sont une des composantes du vaste ensemble touareg qui s'étend actuellement de l'Algérie au Nigéria, en passant par le Niger, le Burkina Faso et le Mali.Leur histoire contemporaine est particulièrement originale : dernier groupe touareg du Soudan français à tomber sous la domination coloniale, ils se sont soumis sans combat en 1904, mais ont déclenché en 1963-1964, peu après l'indépendance du Mali, une révolte armée qui fut écrasée dans le sang et l'indifférence internationale.

 

BOILLEY Pierre, MARTINOLI Emmanuel, ALI OMAR Yara, 2009, Mythes, conflits et décolonisation au Sahel, L'Harmattan , 206p.

Des lacunes persistent dans la recherche en sciences humaines et sociales concernant les sociétés sahéliennes. L'ensemble de contributions inédites présenté ici devrait contribuer à mieux les connaître. Les pratiques traditionnelles survivent avec peine dans la culture touarègue. Les pratiques divinatoires, à l'exemple des idjachan, les mythes et les croyances, ce sont les aspects que détaillent un lettré de Kidal, Ibrahim Ag Mohamed, qui veut les préserver de l'oubli. Diverses conséquences de la colonisation font l'objet des autres contributions, qui concernent le Mali, le Niger, le Tchad, la Mauritanie et le Sahara Occidental. Une analyse des conflits internes, présents au moment de la colonisation et qui resurgissent après l'indépendance, font dire à Pierre Boilley que ce sont de possibles ferments d'un sentiment national. En Mauritanie, les mutations économiques et sociales déterminées par la période coloniale n'ont pas généré de véritable société nouvelle. Mohamed Saïd Ould Ahmedou dégage, en passant en revue les principaux indicateurs sociaux, les mutations et met en relief le changement, tout en soulignant la résistance de " l'ancien ". Les effets d'une décolonisation ratée sont présentés par Keltoum Irbah, qui fournit plusieurs approches historiques et sociologiques sur le conflit au Sahara Occidental. Ce septième cahier se termine par des comptes rendus d'ouvrages qui tous traitent des séquelles de la colonisation.

 

BONTE Pierre, CLAUDOT HAWAD Hélène, 2000, Elites du monde nomade touareg et maure, Edisud/IREMAM, Aix-en-Provence, 253 pages.

Comment les Touaregs et autres Sahariens se définissent-ils eux-mêmes et comment sont-ils définis par les autres ?Les diverses contributions de cet ouvrage collectif s’intéressent aux “cadastres” mouvants des identités et des espaces sociaux, politiques, économiques et culturels, où s’inscrivent les lignes de continuité et de changement de cette vaste aire saharienne. Les “figures” d’identité présentées ici s’expriment dans des registres variés, relevant de la langue, de la technique, des relations de “genre”, de la construction de la mémoire, des rapports socio-politiques, de la gestion de l’invisible, de la catégorisation de l’inconnu par rapport au connu...
Ainsi, sont dessinées quelques-unes des configurations changeantes de la palette identitaire, dans une approche qui s’est voulue interdisciplinaire et comparative, cherchant à croiser les perspectives et les regards.

 

BONTE Pierre, 2007, Essai sur les formations tribales du Sahara occidental - Approches comparatives, anthropologiques et
historiques,
Ed. Luc Spire,190p.

Pierre Bonte est anthropologue, directeur de recherche au Cnrs, membre du Laboratoire d'anthropologie sociale de Collège de France et du Cnrs. Ii étudie depuis 1965 les populations tribales nomades sahariennes touarègues et maures auxquelles il a consacré sa thèse de troisième cycle (sur les Touaregs Kel Geres du Niger) et sa thèse d'Etat, en cours de publication (sous presse, 2007), sur l'émirat saharien de l'Adrar. Ses travaux ont fait l'objet de nombreuses publications anthropologiques, historiques et sociologiques qui ont concerné aussi les évolutions contemporaines de ces sociétés tribales et leur examen à la lumière des problématiques plus générales des sciences sociales. Ii est aussi éditeur ou coéditeur de plusieurs ouvrages de synthèse portant sur les systèmes de parenté touareg (1986), la tribu arabe (1991), les systèmes d'alliance matrimoniale dans ces sociétés tribales (1994), le sacrifice dans les sociétés musulmanes (1999), les figures de la parenté dans le monde politique arabe (2001), etc. Ii a aussi édité, en collaboration avec Michel Izard, le Dictionnaire de l'ethnologie et de l'anthropologie (1991) traduit en plusieurs langues dont l'arabe (2006).

 

BOUBOU Hama,1967,Recherche sur l'histoire des Touareg sahariens et soudanais,Publication de la République du Niger - Présence Africaine - Niamey - Paris , 556 p.

Une somme de documents et témoignages de base sur l'origine, l'histoire précolonialedes Touareg et leur installation dans les différentes régions du Sahel et du Sahara, qui - à l'habitude de Boubou Hama- vous sont offerts bruts et un peu dans le désordre. Cependant incontournable.

 
BOUGHARI Mahdi , ROLLAND Annie,2005, Touareg Kel Ajjer. Proverbes et histoires, Amiens, éditions Librairie du Labyrinthe.

   

BOURGIN Michel, 2011, Chroniques touarègues, L'Haramattan, 366p.

Les Touaregs ont une histoire chaotique résultant de faits extérieurs à leur monde. Ces chroniques évoquent cette histoire en faisant revivre les Touaregs célèbres et anonymes, les explorateurs, les aventuriers, les religieux, les artistes et les soldats.

 

 

BOURGEOT, André, 1995, Les sociétés touarègues, Nomadisme, identité, résistances, Karthala, 542 p.

Les différents articles présentés dans ce volumineux ouvrage ne sont pas classés par ordre chronologique mais regroupés en quatres parties thématiques: Anthropologie, Nomadisme, Résistance et identité, 2 études sur Charles de Foucault.

 

 

CASAJUS, Dominique, 2000, Gens de parole, langage, poésie et politique en pays touareg, La découverte, 180 p.

A travers ce recueil sur le « bien parler » des Touareg, Dominique Casajus réalise ce que peu d'ethnologues parviennent à faire : donner à comprendre par la description et le document, sans appareil théorique visible. Vingt-cinq années de fréquentation lui ont enseigné à quel point le maniement de la langue et l'art du discours ont, dans le monde encore très distinct des Touareg, une valeur omniprésente. La décence, le rang social et même la « targuité » sont mesurés ainsi : parler quand il faut et comme il faut. L'usage d'une langue correcte, l'appel aux métaphores, aux sentences voilées et distantes, sont en rapport direct avec l'évitement de l'offense et du compliment excessif, ce qui revient au même. Autre registre, mais même ethos : l'art poétique touareg, dont la richesse étonne, est un art noble presque entièrement consacré à l'amour et à la guerre. Là encore, c'est au moyen de la distance langagière que les foudres pudibondes de l'islam se trouvent évitées. En tirant le même fil de l'art langagier et poétique touareg, D. Casajus parvient en huit essais à présenter l'univers des valeurs touareg : retenue, noblesse, civilité guerrière et adhésion à l'islam.

 

 

CASAJUS, Dominique, La tente dans la solitude La société et les morts chez les Touareg Kel Ferwan.MSH.

« L'objectif du livre de D. Casajus est de montrer que la cohérence des pratiques sociales des Touaregs qu'il a rencontrés ne peut être mise à jour sans une prise en compte des éléments invisibles de leur réalité. […] Enfin, au-delà du rôle des Kel esuf dans la vie des campements et des individus, c'est aussi une profonde réflexion sur les rapports entre les sexes et le rapport différent que les deux sexes entretiennent avec le monde que suscite cette approche inhabituelle mais combien difficile de l'aspect peut-être le plus essentiel d'une civilisation.»

 
CESCO, F. de. 1971 - Touaregs, nomades du Sahara, Paris, Hachette, 176 p.    
CHAKER, Salem. (dir.) 1988 - Études touarègues : bilan des recherches en sciences sociales, Édisud / IREMAM, Aixen- Provence.    
CHAPELLE, J. 1947 - Les Touaregs, Paris, CHEAM 1031, 22 p.    

CHEKOU KORÉ LAWEL(colonel), 2010,La rebellion touareg au Niger, raisons de persistance et tentatives de solution, L'Harmattan, 150p.

es prémices de la rébellion touareg sont obscures et il est difficile d'en fixer la date exacte. Pour cerner cet épineux problème qu'est l'éternelle reprise des armes par une partie de la communauté touareg, il convient d'abord d'étudier les causes aussi bien endogènes qu'exogènes de la persistance du phénomène, puis d'analyser dans un second temps les tentatives de résolution du conflit, tant celles réalisées par les Nigériens eux-mêmes que celles engagées avec les pays voisins ou la communauté internationale.

 
CLAUDOT-HAWAD, Hélène. (dir.) 1993 - Le politique dans l’Histoire touarègue, Les Cahiers de l’IREMAM, Aix en- Provence, 153p.    
CLAUDOT-HAWAD, Hélène. (dir.) 2002 - Voyager d’un point de vue nomade, Paris Méditerranée, Paris.    
     

CLAUDOT-HAWAD, Hélène, 1996, Touareg, voix solitaires sous l’horizon confisqué, ETHNIES, n°20-21, 255 p.

Les droits des peuples sont-ils vraiment incompatibles avec les droits de l’homme, comme tend à le faire croire la vision étroite du jacobinisme, niant toute communauté hors l’Etat ou la stigmatisant comme formation sociale rétrograde et archaïque ? La paix sociale ne peut-elle exister en conciliant les deux exigences ? La démocratie saurait-elle sans se renier elle-même évacuer la demande de reconnaissance identitaire comme “perception que les gens ont d’eux-mêmes et des caractéristiques qui les définissent commes êtres humains” ? Voici l’une des questions essentielles auxquelles invite, entre autres, à réfléchir le dossier touareg.

 

CLAUDOT-HAWAD, Hélène, 2001, Éperonner le monde, Nomadisme, cosmos et politique chez les Touareg, Edisud, 197 p.

Désordre nomade ou ordre différent ? Beaucoup d’événements de la période coloniale, ramenés par les observateurs étrangers à des débordements nomades anarchiques et à des actions imprévisibles, prennent un tout autre sens lorsque l’on confronte les points de vue externe et interne. Dans les récits historiques touaregs, les faits mis en scène sont intelligibles en référence à une organisation socio-politique originale et méconnue. Les études réunies dans cet ouvrage sont centrées sur la question du politique, de l’ordre social pré-colonial et de ses métamorphoses variées de la fin du XIXe siècle jusqu’à l’orée du XXIe siècle. Elles s’intéressent particulièrement aux principes structurants de la pensée nomade en action qui perçoit le monde comme une structure dynamique dont le mouvement doit être infatigablement relancé par l’éperon de la marche nomade.
Version intégrale numérique

 

CLAUDOT-HAWAD, Hélène, 2002, Touareg, Apprivoiser le désert, Découverte Gallimard, 143 p.

Dans les stéréotypes occidentaux, les Touaregs apparaissent comme des guerriers voilés de bleu, nobles et farouches, vivant hors du temps dans les solitudes infinies du désert saharien. Cette vision caricaturale masque une réalité historique, géographique et humaine infiniment plus complexe. Témoignant d'un dynamisme et d'un sens étonnant de l'adaptation, les Touaregs ont su tirer le meilleur parti d'un environnement aride - le Sahara et ses rives sahéliennes -, développer une économie d'échanges commerciaux, d'élevage et d'agriculture oasienne et inventer une organisation politique et une culture profondément originales. Malgré la conquête coloniale, malgré un territoire morcelé au moment des indépendances africaines, malgré les sécheresses, la répression ou la marginalisation, ce peuple n'a cessé de tracer des parcours inédits pour survivre dans la dignité. Hélène Claudot-Hawad restitue avec rigueur et sensibilité les grands traits de l'identité touarègue et s'interroge sur l'avenir de ces « nomades interrompus ».

 

 

CLAUDOT-HAWAD, Hélène, 1993, Les Touareg, Portrait en fragments, Edisud, 204p.

Entre la guerre, le port du voile, le pillage d'honneur, le rôle des femmes dans la sphère politique, les bonnes manières ou l'organisation du cycle nomade, quelles sont les corrélations ? Les douze textes regroupés dans cet ouvrage offrent chacun à leur façon une mise en perspective du monde touareg sous un angle particulier. La réunion de ces fragments, éparpillés au fil des publications pendant une décennie - de 1981 à 1991 - ne fonctionne cependant pas comme un puzzle dont la finalité serait de restituer une image exhaustive de la société touarègue. Cet assemblage oblige plutôt à repérer des constantes dans des domaines en apparence hétérogènes. En effet, des principes communs se dégagent, des modèles s'esquissent et, d'une étude à l'autre, se réflètent en un véritable jeu de miroir.

 

CLAUDOT-HAWAD Hélène,1996, Touaregs et autres Sahariens entre plusieurs mondes, Edisud/IREMAM, Aix-en-Provence, 280 p.

Comment les Touaregs et autres Sahariens se définissent-ils eux-mêmes et comment sont-ils définis par les autres ?
Les diverses contributions de cet ouvrage collectif s’intéressent aux “cadastres” mouvants des identités et des espaces sociaux, politiques, économiques et culturels, où s’inscrivent les lignes de continuité et de changement de cette vaste aire saharienne. Les “figures” d’identité présentées ici s’expriment dans des registres variés, relevant de la langue, de la technique, des relations de “genre”, de la construction de la mémoire, des rapports socio-politiques, de la gestion de l’invisible, de la catégorisation de l’inconnu par rapport au connu...
Ainsi, sont dessinées quelques-unes des configurations changeantes de la palette identitaire, dans une approche qui s’est voulue interdisciplinaire et comparative, cherchant à croiser les perspectives et les regards.

 

CLAUDOT-HAWAD Hélène,1990, Touaregs. Exil et résistance,Edisud, Aix-en-Provence,198p.

Que signifie "être Touareg" aujourd'hui? Les violences que connaissent depuis mai 1990 les zones touarègues, du côté nigérien d'abord, malien ensuite, rappellent la tension et le mal-être qui accompagnent ce questionnement identitaire. Exil et résistance son bien deux constantes de la vie politique touarègue depuis le début du XXe siècle. Leurs formes variées impliquent des manières différentes de penser le devenir de ce peuple actuellement minoritaire dans chacun des Etats entre lesquels il a été partagé par la "logique" de la décolonisation. La présente publication donne des repères historiques et sociologiques pour interpréter l'actualité, hors des perspectives trop souvent exotiques qui entravent sa compréhension.

 
COLLECTIF, 1989 - Politique africaine. États et Sociétés nomades, Paris, Karthala, 200 p.    

DAYAK, Mano, 1999, Je suis né avec du sable dans les yeux, Ed.Fixot, 234p.

C'était à Tidène, au cœur des montagnes de l'Aïr, au début de la saison des pluies. Ma mère me disait : " Mano, le miel se cache sous ta langue, mais ne quitte jamais le désert car le désert purifie l'âme. Loin de lui, tu es sourd et aveugle. " Ainsi parlent les mères touarègues. Par décence, elles enveloppent leurs inquiétudes dans les allégories. Un pouvoir qui les fait poètes et souveraines. Je ne savais pas qu'un autre monde existait.
Comment aurait-il pu exister alors que, juste derrière nos tentes, c'était le sable, la soif et le néant ? Quand du haut de mon rocher je regarde ce désert qui a vu voyager mon père, et avant lui le père de mon père, et tous les pères de mes frères touaregs, je sais que c'est de lui que nous tirerons la force et la sagesse nécessaires à la construction du monde dont nous rêvons pour nos familles et pour nos enfants.

 

DAYAK, Mano, STUHRENBERG, Michael, STRAZZULLA, Jérôme, 1992, Touareg, la tragédie, Ed. Jean-Claude Lattès, 217p.

"Mano Dayak, originaire de l'Aïr, haut confin du Tenere, homme du passage entre les cultures, l'un des portes parole éminent de son peuple, en raconte l'histoire ancienne et récente, en dit la splendeur passée, le désastre présent, se fait le chroniqueur de monde touareg, avant de lancer un appel angoissé et déchirant contre les tentations de l'ignorance, de l'égoisme et de l'oublie."

 

BADI Dida,2008, Imzad, une musique millénaire de l’Algérie. Association Les Amis du Tassili. Editions ENAG. Alger, 176 p

Inscrit désormais parmi les trésors du patrimoine immatériel mondial, l’imzad continue de susciter l’intérêt, autant en Algérie qu’à l’étranger, où les initiatives pour sa sauvegarde et sa promotion se sont multipliées sous diverses formes et ampleurs.
Le livre de Dida Badi en est une qui se distingue par sa qualité et la richesse de son contenu. Le jury du SILA vient de lui décerner le Prix du livre de patrimoine de langue française, , paru aux éditions Dalimen. Humblement sous-titré Une musique millénaire touarègue, l’ouvrage aurait pu s’intituler « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’imzad sans trouver où le demander ». En effet, ce livre apporte un éclairage à la fois large et profond sur ce patrimoine musical, accessible autant à des chercheurs qu’à un large public de curieux, de jeunes lecteurs et de passionnés des trésors du passé.

 

 

BADI Dida, Les Regions de l'Ahaggar et du Tassili N'Azjer: Realite d'un mythe, ANEP

Le formidable héritage en art rupestre et les nombreux sites archéologiques sont la preuve que les régions de l´Ahaggar et du Tassili n´Azjer ont été occupées depuis très longtemps. L´importance de ce patrimoine pour l´humanité a été révélée par la promulgation des textes créant les Parcs nationaux du Tassili et de l´Ahaggar. Elles recèlent, également, des richesses architecturales qui attestent l´existence d´une civilisation citadine à Djanet, Iherir, Silet, Abalessa… Ainsi, les habitants actuels de ces régions paraissent les représentants de différentes populations humaines qui ont habité ces contrées depuis la nuit des temps. Leur mode de vie est un exemple frappant d´une adaptation ingénieuse aux dures conditions du climat désertique. Leur savoir-faire traditionnel est l´aboutissement des expériences culturelles accumulées à travers les âges au contact de l´ancienne Egypte et du monde méditerranéen. Toutes ces raisons ont motivé la réalisation de cet ouvrage qui se veut une synthèse des connaissances existantes et une présentation des données inédites, résultat de plusieurs années de recherches sur le domaine saharien, en général, et sur ces régions en particulier. Le fil conducteur de ce travail est l´homme saharien à travers son adaptation aux changements socioculturels et économiques qu´impose la marche de l´Histoire. Cependant, son intérêt majeur reste, sans doute, en ce qu´il constitue un savoir produit sur la région et destiné à celle-ci par un chercheur autochtone.

 

BADI Dida, AG KHAMMADINE, 2012, Les Touaregs du Tassili n’Ajjer , Ministère de la Culture, 369 pages.

« Les Touaregs du Tassili n’Ajjer », le dernier ouvrage écrit par l’universitaire Dida Badi, vient d’être édité par le ministère de la Culture, mettant en vedette la mémoire collective des Touaregs. L’ouvrage s’appuie sur des textes qui offrent une lecture originale sur la complexité de l’âme humaine.Un des plus beaux hommages à la culture, aux Touaregs et au désert. Ce livre est un récit de voyage, ou plutôt une exploration du Sahara. Dida Badi s’attarde beaucoup sur des sources orales dont les habitants d’Iharir, les gens d’Uchir, la compétition entre les Imazzararen et les Ihaydemen, le partage des terres d’Iharir, la symbolique du rocher de l’épée. C’est donc là un véritable récit de voyage qui permet de découvrir un cadre de vie pour de nombreux peuples africains. Le livre est agréable à lire, il se situe entre un récit ethnologique et un récit de voyage. Il est très agréable à lire, présente un large panorama de la culture touarègue vue par un chercheur chevronné et qualifié. Ce même opus est abondamment documenté, il est plus qu’un « beau livre », c’est surtout un travail de recherche. Le chapitre sur l’espace et le peuplement où l’auteur compare l’autochtonie des « Igaragriwen » à celle des « Ihaydemen ». Il dresse un rapprochement des deux clans, et ce, malgré leur différence et diversité. La vocation de ce livre est surtout de dresser un panorama culturel.

 

BOILLEY Pierre, MARTIGNOL Emmanuel, YARA Ali Omar, 2009, Mythes, conflits et décolonisation au Sahel, L'Harmattan, 206p.

Des lacunes persistent dans la recherche en sciences humaines et sociales concernant les sociétés sahéliennes. L'ensemble de contributions inédites présenté ici devrait contribuer à mieux les connaître. Les pratiques traditionnelles survivent avec peine dans la culture touarègue. Les pratiques divinatoires, à l'exemple des idjachan, les mythes et les croyances, ce sont les aspects que détaillent un lettré de Kidal, Ibrahim Ag Mohamed, qui veut les préserver de l'oubli. Diverses conséquences de la colonisation font l'objet des autres contributions, qui concernent le Mali, le Niger, le Tchad, la Mauritanie et le Sahara Occidental. Une analyse des conflits internes, présents au moment de la colonisation et qui resurgissent après l'indépendance, font dire à Pierre Boilley que ce sont de possibles ferments d'un sentiment national. En Mauritanie, les mutations économiques et sociales déterminées par la période coloniale n'ont pas généré de véritable société nouvelle. Mohamed Saïd Ould Ahmedou dégage, en passant en revue les principaux indicateurs sociaux, les mutations et met en relief le changement, tout en soulignant la résistance de " l'ancien ". Les effets d'une décolonisation ratée sont présentés par Keltoum Irbah, qui fournit plusieurs approches historiques et sociologiques sur le conflit au Sahara Occidental. Ce septième cahier se termine par des comptes rendus d'ouvrages qui tous traitent des séquelles de la colonisation.

 

BOURGUIN Michel, 2011, Chroniques touarègues, L'Harmattan 366p.

Les Touaregs ont une histoire chaotique résultant de faits extérieurs à leur monde. Ces chroniques évoquent cette histoire en faisant revivre les Touaregs célèbres et anonymes, les explorateurs, les aventuriers, les religieux, les artistes et les soldats.

 

 

DE FOUCAULT Charles,

1997, Chants touaregs, Paris, Albin Michel, 1997
2005, Dictionnaire touareg-français. Dialecte de l'Ahaggar, 4 volumes, Paris, L'Harmattan, 2005.

   

DESCHAMPS Alain,1995, Niger 1995, Revolte Touarègue Du cessez-le-feu à la "paix définitive", L'Harmattan,160p.

Un ouvrage écrit par un diplomate français chargé de médiation après la résolution du conflit au Niger. L'ouvrage est particulièrement informatif lorsque l'auteur décrit les caractères et l'état d'esprit de certains grands acteurs des mouvements touaregs, A. Abdoulmoumine, R. Boula ou encore M. Dayak... Quelques points d'histoire et appréciations de l'auteur rendent l'ouvrage agréable à lire, pour y voir plus clair sur la politique locale et le déroulement des médiations, on y comprend aussi le rôle du Burkina Faso, de l'Algérie et donc de la France.

 
DUVEYRIER Henri,1999, Les Touaregs du Nord. Exploration au Sahara, Paris, Vents de sable, 1999.

   
GARDEL Gabriel, 1961, Les Touareg Ajjer, Baconnier 389p.

 

GARDELLE Linda, 2010, Pasteurs touaregs dans le Sahara malien - Des sociétés nomades et des Etats, : Buchet-Chastel, 214p.

Peut-on rester éleveur nomade aujourd’hui ? La question se pose particulièrement dans un pays comme le Mali où la société pastorale vit géographiquement éloignée du cœur économique et politique du pays et culturellement et linguistiquement en marge.
En particulier à l’heure des changements climatiques et de la mondialisation qui vient comme un rouleau compresseur culturel. Pour répondre à cette question, Linda Gardelle a vécu auprès des pasteurs touaregs et a rencontré et interrogé élites politiques touarègues, députés et ministres du gouvernement malien. A l’heure de l’ouverture démocratique du Mali, bien des choses se sont transformées dans la vie des habitants du Sahara : changements climatiques perturbants, attrait du mode de vie urbain, insertion difficile dans l’économie de marché… Ce livre tiré d’une thèse de sociologie consacrée aux relations des pasteurs nomades avec l’état présente leurs difficultés vécues mais aussi leurs sentiments quant à leur vie quotidienne et à un avenir incertain.

 

GAST Marcel, 2004, Tikatoûtîn : Un instituteur chez les Touaregs, itinéraire d'un apprenti ethnologue, Editions de la Boussole, 203p.

Je voulais comprendre au plus profond cette société. Ce n'est pas parce que je voulais leur enseigner ma langue, le calcul et des ouvertures sur le monde que je m'octroyais aussi la tâche d'imposer ma culture et ses règles. Je sentais qu'il me fallait tout apprendre de ce petit monde raffiné, malgré l'apparence rustique de cette vie, car c'était aussi cela que j'étais venu chercher. Leurs différences m'apprenaient a mieux me définir moi-même, à mieux me situer et me comprendre. Tout cela était implicite en moi, instinctif, et préfigurait déjà l'attitude, le comportement moral que j'ai tout naturellement pratiqué bien plus tard en tant qu'ethnologue. "

 
GAST, Marcel. & BERNUS, Edmond. 2007 – Touaregs du Niger. Le regard d’Edmond Bernus, Grandvaux, 96 p, 60 photos.    
GAUDIO, Attilio. 1967 - Les civilisations du Sahara. Dix millénaires d'histoire, de culture et de grand commerce, Paris, Marabout, 320 p.    

GENTHON Anouk, 2012, Musiques toarègues, du symbolisme politique à une singularisation esthétique, L'Harmatan, 278p.

Née dans un contexte politique et social fortement mouvementé, la musique artistique guitaristique touarègue, communément appelée musique ishumar, s'est constituée dans les années 1980 en tant que genre et voix subversive pour toute une génération de jeunes touaregs participant au mouvement de lutte armée contre les Etats-nations malien et nigérien. Ce livre offre un cadre de réflexion sur la place que détient cette musique au sein de la scène locale touarègue actuelle au Niger.

 

GREGOIRE, Emmanuel, 2000, Touaregs du Niger : Le Destin d'un mythe, Ed. Karthala, Coll. Hommes et sociétés, 339p.

Si la signature des accords de paix (Niamey 24 avril 1995) mit fin à la rébellion touarègue au Niger, le problème posé par l'insertion de cette société dans un Etat et une économie moderne ne semble pas pour autant résolu. A travers l'étude du développement de la région d'Agadès, l'auteur entreprend une histoire politique et économique du pays touareg nigérien.

 

GREMOND Charles,2010, Touaregs Iwellemmedan (1647-1896). Un ensemble politique de la Boucle du Niger (Les), Karhalla, 552p.

Cahier de 8 photos. Cet ouvrage propose de retracer le processus de construction d'un ensemble politique de la Boucle du Niger, connu sous le nom de ceux qui en étaient la figure dominante : les Touaregs Iwellemmedan. De l'émergence de l'ancêtre fondateur jusqu'aux premières heures de la colonisation française (1896), il s'agit de caractériser les relations tangibles qui unissaient ou opposaient les Iwellemmedan à leurs voisins 'Songhay, Arma, Maures, Touaregs, Peuls...) et, à la fois, d'interroger les interactions entre ces relations et les dynamiques identitaires à l'oeuvre.
Sur le plan historiographique, ce travail se situe à la rencontre des apports théoriques et méthodologiques de l'anthropologie, de la socio-histoire et de la micro-histoire. Les sources mobilisées sont multiples et variées.

 

HAEBERLIN Peter W., BOWLES paul,1956 , Yallah, Manesse - Zurich.

Un trés bel ouvrage: Texte de Paul Bowles. Des photos prises au Sahara, au nord puis à l'est du Niger et enfin chez les Kirdi du Nord Cameroun, dans les monts Mandara. Sont ainsi photographiés des Touareg, des Peuls Woodaabe, des Hausa, des Kanouri, des Buduma et des Kirdi.

 

HAMANI Djibo M,1989, Au carrefour du Soudan et de la Berbérie: le sultanat Touareg de l'Ayar, INRSH,512p.

Le sultanat de l'Ayar (improprment appelé Aïr) fut sans aucun doute la plus élaborée des formations politiques édifiées par des Touareg. L'auteur s'est attaché à retracer cette expérience unique, à partir des textes anciens relatifs à l'expansion des Berbères au Sahara et à la formation du peuple Touareg. Les Touareg de l'Ayar apparaissent comme des batisseurs de civilisations, créateurs de la prestigieuse cité d'Agadez, édificateurs d'écoles, écrivains, penseurs, protecteurs de routes et marchands, mais aussi combatants pour des causes moins nobles, animateurs de nombreux conflits internes et externes.

 

HAWAD

1988, Caravane de la soif, Aix-en-Provence, Édisud,
2003, Sahara. Visions atomiques, Paris, Paris-Méditerranée, 2004,Testament nomade, Paris, Sillages-Noël Blandin…

 

HAWAD, CLAUDOT-HAWAD Hélène,1996,Tourne-tête, le pays déchiqueté, Anthologie des chants et poèmes touaregs de résistance, 1980-1995, Editions Amara, La Bouilladisse,80 p.

La résistance, armée ou passive, menée à l’intérieur du pays ou dans l’exil, s’exprimant par le feu, le repliement volontaire ou les voix nues des marges, est incrustée dans les horizons touaregs depuis que l’intervention coloniale a tenté d’en remodeler les contours. Tout au long de ce siècle, la voix contrastée des poètes a fait largement écho à ce refus de la domination extérieure, qu’elle soit coloniale ou relève des récents Etats africains qui dans les années 1960 se sont partagés le monde touareg.
Ces poèmes traduisent une étape récente de la résistance menée par la jeune génération. Ils disent la douleur du pays déchiqueté et de la nation déchirée, la nécessité de les raccommoder, la dureté de l'exil, la lutte armée et les espoirs trahis. Ils illustrent non seulement la remise en cause du monde touareg par lui-même, mais imposent un nouveau modèle héroïque, celui des passeurs de frontières, des transgresseurs de l'ordre établi, des vies taillées dans les marges.

 

HEATH Jeffrey,2006, Dictionnaire touareg du Mali,Kartala,843p.

Un dictionnaire tamachek / anglais / français Ce dictionnaire touareg du Mali porte sur un parler jusqu'alors peu connu de ce vaste ensemble. Il comporte de nombreuses variantes dialectales et fournit les identifications scientifiques des espèces naturelles (flore, faune). Des commentaires linguistiques et autres, ainsi que des renvois aux dictionnaires du touareg du Niger et d'Algérie en font un outil utile pour tous ceux qui s'intéressent à cette langue et à cette culture. L'auteur emploie une graphie proche de celle que l'on emploie officiellement au Mali, mais il indique aussi les accents lexicaux et grammaticaux, ce qui est une première dans la lexicographie touarègue.

 

HUREIKI, Jacques, 2003, Essai sur les origines des Touaregs, Ed. Karthala, Coll. Hommes et sociétés, 764p.

Herméneutique culturelle des Touaregs de la région de Tombouctou Cet ouvrage est une étude d'anthropologie interprétative concernant les trois composantes sociales touarègues autonomes de la région de Tombouctou au Mali. La recherche de leurs origines constitue l'objet de ce travail, appréhendée suivant une analyse historique, fondée sur une étude comparative intégrant les cultures proche et moyen-orientales. Cette approche permet d'avancer des critiques relatives à l'origine libyenne des Touaregs, une construction idéologique entretenue depuis l'époque des premiers explorateurs occidentaux.

 

HUREIKI, Jacques, 2000, Les Médecines touarègues traditionnelles, Paris, Khartala.

   

KELLAOUI Simon et Lakhdar, 2009, Sahara, marche avec moi, Paris, éditions Alternatives,172p.

D'abord, le récit de la vie de Lakhdar Khellaoui, Touareg né au Niger en 1959. Une vie d'un romanesque époustouflant. Lakhdar raconte, autour du feu, l'extraordinaire parcours de sa vie nomade : les campements de l'enfance, les dernières razzias, la mort frôlée neuf fois de près, ses nombreux gagne-pain pour assurer la subsistance de sa famille, son service militaire sur le Front Polisario, sa découverte de l'Europe, sa rencontre avec les Françaises, ses amours, ses allers-retours Paris-Sahara en tant que guide pour l'agence Nomade, enfin sa vie actuelle de citoyen de l'entre-deux, le Nord et le Sud, le nomadisme et la sédentarité, le désert et la ville. Le roman vrai d'un homme à la double culture-passeur des deux rives. Puis le carnet de voyage du peintre et écrivain voyageur Simon, réalisé lors de deux marches fabuleuses au Tassili, en 2001 et en 2008, guidées par Lakhdar. Les deux hommes se sont rencontrés en 1984 au Sahara ; les hasards chevaleresques de la vie ont fait d'eux des frères voyageurs. .

 
LAMBERT, E. (dir.) 1983 (réed. 2000) – Désert : nomades, guerriers, chercheurs d'absolu, Paris, Autrement, n° 5, hors série, novembre, 257 p.    

LE CLÉZIO, Jemia et J.M.G.1997, Gens des nuages, Folio, 190 p.

C'est un pèlerinage bien aventureux que tentent Jemia et Jean-Marie Gustave Le Clézio, aux confins du Sahara occidental : retrouver les origines de Jemia, parmi ces Gens des nuages, dont Le Clézio avait décrit le terrible exode dans Désert. Aventure spirituelle, essentiellement : ils ne partageront pas, bien sûr, le destin funeste de Camille Douls ou Michel Vieuchange, ces fous du désert. Mais ils iront à la rencontre d'hommes et de femmes en qui survit une culture multimillénaire. Paysages de pierres et de sables, de vallées mortes et de rivières souterraines, espace de légendes, encore tout vibrant de ses héros, chefs de guerre rebelles ou grands saints mystiques, dont Le Clézio retrace l'histoire comme on grave des noms dans la pierre. Ces lieux retrouvés, balayés par un vent pur de liberté sont une source vive d'inspiration pour un écrivain dont la voix limpide, l'écriture simple et austère continuent de nous séduire.

 

LE ROUVREUR Albert, 1999, Oasis au Niger : Le Djabo (une), L’Harmattan.

L'oasis du Djado (proche de la frontière entre le Niger et la Libye, au nord du Ténéré) abrite moins d'un millier de semi-sédentaires dont la survie est conditionnée par l'azalaï, la caravane des Touareg qui, chaque année, traverse le Ténéré avec le grain qui est échangé contre datte et sel. Ce qui fait l'intérêt du Djado, c'est sa situation géographique. Seule communauté humaine présente dans cet immense espace vide, les nomades même en sont absents ; il faut parcourir 400 à 500 kilomètres alentour, selon la direction, pour rencontrer la première tente, le premier village.

 

LHOTE Henri, Les Touaregs du Hoggar, Armand Colin,250p.

ouvrage très technique d´éthnologie sur les Touaregs du Hoggar (sud de l´Algérie). De nombreux dessins réalisés par l´auteur permettent de découvrir l´art et la société Touarègue, sous forme de chapitres précis : "Habillement", "Alimentation"... utile pour la recherche de renseignements précis sur l´histoire ancienne.

 

LESAING Bernard, 2005, Djanet : Une oasis saharienne en pays touareg. Ed. Parenthèse, 44p.



" Couleur de palme, couleur d'eau, couleur de vie, l'oasis de Djanet palpite dans le grand corps minéral du désert. Sur la carte aérienne du Sahara, sa verdure forme un point à peine perceptible entre les tons dominants de jaune, de brun et de gris. A l'ouest, le cordon des dunes d'Admer, la vallée fossile de Tafassisset, les pics de grès déchiquetés par le vent jusqu'au Ténéré, ce désert inhospitalier que les voyageurs ont hâte de franchir pour retrouver la vie. Après la longue traversée d'étendues arides, l'oasis leur apparaît enfin, lovée dans le giron du haut plateau de l'Ajjer, à l'abri de la montagne Taggart Toget. " (extrait de la postface d'Hélène Claudot-Hawad). Avec ce récit photographique mêlant paysages et reportage dans la célèbre oasis de Djanet, Bernard Lesaing esquisse le portrait d'une société locale, d'un cadre de vie et d'une culture ancestrale, au cœur du pays Touareg, à l'occasion de la célébration de la fête annuelle de la Sebeiba.

 
MAÎTRE, P. & STUHRENBERG, M. 2006 – L’économie du rien, Actes Sud, 222 p.    
NANTET, B. -2013 – Le Sahara Histoire, guerres et conquêtes, Tallandier, 399 p.    
NAZI BONI 1972 - Histoire synthétique de l'Afrique résistante. Les réactions des peuples africains face aux influences extérieures, Paris, Présence Africaine, 310 p.    
NICOLAISEN, J. 1982 - Études sur les Touareg, Niamey, IRSH, 161 p.    

MANAU Jean Luc, GUICHENET Pierre, 2002,Caravane de sel, Hoëbeke.

Dans le monde touareg, les Kel Ewey sont les derniers grands nomades du Sahara, les seuls à perpétuer la tradition ancestrale du commerce caravanier. Chaque année, ils effectuent la traversée du Ténéré jusqu'à la saline de Bilma pour vendre leur mil et acquérir les précieux pains de sel nécessaires aux éleveurs du Sahel. Cette méharée de 1400 km aller-retour dure deux mois à raison de quatorze à seize heures de marche quotidienne dans l'immensité de la mer de sable. Au cours de ce long périple au coeur du désert, Jean-Luc Manaud et Pierre Guicheney ont partagé le quotidien de la caravane composée de quinze chameliers et d'une centaine de bêtes. Le voyage représente une lutte de chaque instant contre les éléments : les ardeurs du soleil et le froid glacial de la nuit, la torture de la soif et l'impossible protection contre le sable qui s'infiltre jusque dans l'eau et la nourriture... Avec ses codes et ses rituels, la traversée du Ténéré soude le clan des Kel Ewey. Malgré l'épuisement grandissant, il s'agit d'un moment privilégié où s'échangent informations, savoirs et traditions... Un voyage initiatique rythmé par le chuintement lancinant du pas des chameaux sur le sable.

 

MARIKO, Kélétigui Abdourahmane, 1984, Les touaregs Ouelleminden. Les fils de grande tente. Ed Karthala, 176p.

L’histoire des Touaregs et leur résistance à la France pendant la période coloniale K. Mariko, vétérinaire pendant de nombreuses années au Sahel, l'auteur raconte l'histoire de ces Touaregs Ouelleminden qui forment l'une des cinq grandes familles touaregs et qui habitent principalement le Niger mais aussi le Mali et le Burkina Fasso.

 

MECHERI-SAADA Nadia, 2000, Musique touarègue de l'Ahaggar, Ed. L'Harmattan,252p.

À travers l'étude de la musique, c'est tout un panorama de la société touarègue de l'Ahaggar qui nous est donné, depuis le début du siècle jusqu'aux dernières décennies, et notamment depuis l'indépendance algérienne. Le livre de Nadia Mecheri est une contribution importante à la connaissance de la culture et de la société Touarègue, et plus particulièrement des modes de transmission de la musique dans l'Ahaggar. La recherche de Nadia Mécheri s'inscrit dans le prolongement d'une tradition de sauvegarde de la mémoire collective algérienne. Par-delà l'étude de la musique. Nadia Mécheri, montre les difficultés d'une société confrontée à la redéfinition de sa culture et de sa mémoire.

 

PANDOLFI, Paul, 2000, Les Touaregs de l'Ahaggar, Sahara algérien parenté et résidence che les Dag-Ghâli, Ed Khartala, 473p.

Cet ouvrage est consacré aux Touaregs Dag-Ghâli, important groupe tributaire qui réside dans la région de l’Ahaggar (ou Hoggar) dans l’extrême Sud-Algérien. Jusqu’alors la plupart des études concernant les Kel-Ahaggar envisageaient cette société à partir d’une analyse axée sur les seuls aristocrates. Après une présentation des principales caractéristiques de la société Kel-Ahaggar (cadre géographique, structure sociopolitique, histoire...), l’auteur dégage les enjeux des récits d’origine propres aux Kel-Ahaggar. Dès lors, c’est le groupe des Dag-Ghâli qui est au centre d’une analyse qui pose un problème central : qu’est-ce qu’une tribu touarègue ?

 

PERRIN Renaud et SICARDI Jean ,2003, Sagesses et malices du Touareg qui avait oublié son chameau, Paris, Albin Michel,172p.

Sujet : Les aventures rocambolesques de Cicci, petit génie révélé par Charles de Foucault sont racontées le soir sous la tente et incitent à la discussion. Ces péripéties de Cicci sont entrecoupées de dictons et proverbes touaregs des différentes régions du Sahara. Commentaire : Les touaregs ont une langue et une écriture à eux mais ils n'ont pas de livres; leur écriture ne sert qu'à de courtes inscriptions, tout au plus à de petites lettres. C'est la première fois que sont écrites et traduites en français des histoires touareg pour la jeunesse. Chaque conte a un sens précis, qui incite à la discussion. Les contes repris ici dévoilent un peu la vie de ces nobles du désert. Ce bon livre aux très beaux dessins forme une introduction envoûtante à la culture touareg. Le vocabulaire utilisé est riche et soigné.

 

RIVAILLÉ Laurence Rivaillé et DECOUTRAS Pierre-Marie, 1993,Contes et légendes touaregs du Niger, Paris, Khartala.

D'une contrée verdoyante et giboyeuse, le Sahara s'est peu à peu transformé en désert. Une partie des populations qui l'habitaient alors s'est déplacée lentement vers le Sud ; d'autres peuples, capables d'exploiter les faibles potentialités de ces espaces immenses, sont restés sur place. Parmi eux se trouvent les Kel Tamasheq, " ceux qui parlent la langue tamasheq ", qu'on appelle encore les Kel Taguelmoust, " ceux qui portent le voile " ; les Européens les désignèrent sous le nom de Touaregs. De nos jours, leur territoire s'étend de l'Ahaggar à l'Aïr, et vers l'Ouest jusqu'à l'Adrar des Ifoghas ; depuis 1974, les sécheresses successives ont ruiné les campements, obligeant les jeunes à un exode massif ; au Mali et au Niger, de profonds désaccords ont engendré des mouvements de rébellion. Au désert, les biens matériels comptent peu ; le dénouement incline au mysticisme et à l'intériorisation ; paysages irréels, solitude, lenteur du temps qui passe, tout concourt à développer l'imaginaire. Etranger d'un autre continent, sédentaire, habitant des villes, si tu veux comprendre la culture nomade, écoute l'enseignement de ces contes.

 

SAINT GIRONS, Anne, 2008, Les rébellions touaregues, Ed Ibis Presse, 180p.

Depuis plus d’un siècle, les Touaregs n’ont guère cessé de s’opposer à ceux qu’ils considèrent comme des occupants illégitimes. Après la résistance à l’invasion de la période coloniale, les rébellions se sont succédé sporadiquement contre des systèmes politiques perçus comme étrangers et injustes. Comment comprendre ces luttes sans fin et leur transformation au cours du temps, alors que les contextes politiques ont eux-mêmes grandement évolué ? Quels rôles l’identité et l’hypothétique nation touarègues jouent-elles dans ces soubresauts ? La prise de conscience du contre-développement est-elle pour quelque chose dans la perpétuation de ces luttes ? C’est à ces questions qu’est consacré l’ouvrage qui trace une histoire des rébellions touarègues depuis les indépendances, dresse un bilan précis des événements et livre des documents de référence éclairant le débat. Après un doctorat d’État en sciences politiques, Anne Saint Girons a vécu en Amérique et en Afrique. Elle a rencontré, au cœur du Sahara, des populations résilientes et rebelles dont elle a voulu comprendre l’histoire actuelle.

 

SALIFOU André, 1993, La question touarègue au Niger, Karthala, 207p.

Le présent ouvrage se veut trés modestement être une contribution non seulement à une meilleure connaissance de la question touarègue telle qu'elle se pose aujourd'hui dans mon pays, le Niger, mais aussi la recherche d'une solution à la fois fraternelle, réaliste et durable aux problèmes posés par la rebellion touarègue. (Avant propos)

 

SIDI ALAMINE AG DOHO, 2010, Touareg 1973-1997-Vingt cinq ans d'errance et de déchirement, Ed. L'Harmattan,126p.

Cet ouvrage est le récit vécu de la longue marche de nomades touaregs appauvris par les sécheresses successives. Confronté aux dures lois de l'errance, chez lui et en dehors, à la mal vie, mais aussi à des éclaircies de solidarité et d'amitié trop brièvement vécues, un jeune garçon traverse les frontières des pays voisins, les retraverse sans jamais arriver à vivre une enfance normale. Devenu homme, il est témoin des turpitudes politiques des gouvernants et des rebellions qui en ont découlé. En parcourant les lignes indécises de ce livre, le lecteur ressent par moments un haut-le-coeur tant sont grandes la blessure de cet enfant et sa volonté de survivre.

 

SIDI ALAMINE AG DOHO, Chagrin nomade, L'Harmattan,

A travers trois histoires de jeunes Touaregs affleurent les usages d'une communauté célébrant autant la culture que la bravoure, la beauté que l'esprit. Pourtant, ces mêmes traditions qui subliment l'amour ne sont pas toujours tendres envers les amoureux, et gare à qui voudrait nager à contre-courant. L'auteur dépeint de manière saisissante une société de l'apparat dont il dévoile les contradictions de son écriture intimiste.

 

SIDIKOU Arouna Hamidou,1974, Sédentarité et mobilité entre Niger et Zgaret, INRSH,

Une étude consacrée aux mouvements de populations dans deux arrondissements du département de Niamey au Niger: Ouallam et Tillabery. Quatre groupes ethniques sont concernés : les Djerma du Djermaganda, les Kado dans l'Anzourou, les Touareg ( Tahanabaten d'Ayorou, les Bella Aghali et Bella de Gounokoira et quelque nomades Rhattafan), et les Peul (Djelgobe, Issabe et Peul d'origine hausaphone).

 

SPITTLER Gerd, 1993, Les Touaregs face aux sécheresses et aux famines Les Kel Eweys de l´Air, Karthala, 400p.

Ce livre de 1993 est une étude géographique et technique des conditions climatiques au nord du Niger. L´étude prend aussi une dimension éthnologique lorsque l´auteur décrit la façon dont ces effets climatiques ont influencé les conditions de vie et l´organisation des Kel Eweys, une des seules tribus ayant une tradition marchande au nord - Niger. Cette étude livre des informations historiques et relativement actuelles sur les Kel Ewey, étudie les autres facteurs (rivalités historiques) qui ont influé sur l´évolution de la tribu. G. Spittler a également collaboré pour améliorer les échanges et les répartitions des richesses dans la tribu, luttant parfois contre la hierarchie préétablie pour le bien de la tribu. Le livre est intéressant, il livre de nombreux détails de la vie touarègue fruits d´une minutieuse observation de la façon de faire et d´une intégration réussie au sein d´une nouvelle société, touarègue et islamique. ______

 

STUHRENBERG, Michael, MAÎTRE, Pascal, 2006, Sahara, l'économie du rien, Ed. Actes Sud, 224p.

Au fil des rencontres, des portes de Tombouctou aux contreforts du Tibesti, en passant par les mines de Tadoudenni et l'enfer du sel grouillant de nouveaux esclaves, Michael Stuhrenberg nous fait partager, avec sensibilité et compassion, une réalité encore mal connue. II dresse d'inoubliables portraits de caravaniers, d'éleveurs nomades, de rebelles et de brigands, mais aussi du roi des « Marlboro » et du président d'un Toubouland chimérique. Chacun témoigne ici davantage par, ce qu'il est que par sa simple parole. Dédié au manque et à la solitude, inspiré de la sagesse du nomade mais aussi de la folie du combattant, animé par d'extraordinaires aventures humaines rendues palpables grâce au talent d'un grand photographe, ce livre offre un regard radicalement autre sur le Sahara.

 

TALKALIT WALET Aboubacrine, 2014, Femme touarègue face aux inégalités du système éducatif moderne. Comment concilier la coutume, les réalités d'un mode de vie pastoral et la scolarisation des filles? EUE,100p.

L’éducation des filles est considérée comme le moteur du développement car elle a un impact sur la maîtrise de la fécondité, l’amélioration de la santé, l’accès à un emploi qualifié. Elle permet d’améliorer le bien-être et la participation aux prises de décisions. L'accès au savoir peut aussi renforcer les inégalités entre les individus et les inégalités entre les sexes, surtout dans les pays en développement dans lesquels l’éducation représente un investissement devant induire à terme un retour positif, non seulement pour la personne qui a reçu cette éducation, mais aussi pour les parents et le groupe. Pour les filles, la scolarisation est en plus un facteur d’émancipation, d’ouverture d’esprit et d’ « égalité ». La sous scolarisation des filles choque plus en milieu touareg. Qu’est ce qui explique la faible représentativité des filles touarègues dans les écoles au Mali? Ce livre pourra servir aux étudiants, aux enseignants aux chercheurs. Il pourra aussi aider les organisations non gouvernementales, gouvernementales, internationales dans leur tentative d'améliorer la scolarisation des filles en Afrique de l'Ouest, en milieu nomade et surtout en milieu touareg.

 

TIESSA-FARMA MAÏGA Mohamed, 1997, Le mali : de la secheresse a la rebellion nomade, Ed. L'Harmatan.

Cet ouvrage correspond à une analyse de situation du milieu nomade, partagé entre les vicissitudes du climat et de la vie politique. L'état des lieux révèle une situation de crise avancée, de tensions croisées et montre l'impact déterminant des déséquilibres naturels à la fois sur le niveau de reproduction sociale et sur le fonctionnement et la stabilité des institutions.

 
TRIAUD, J.-L. 2012 – Islam et sociétés en Afrique subsaharienne à l’épreuve de l’histoire, Karthala, 504 p.    

VAUTIER Maguy, 2006, Vents de sable, L'Harmatan,261p.

Après la mort accidentelle de son mari, Maguy Vautier, la narratrice, effectue un séjour au Niger qui est pour elle une révélation. Elle rencontre des Touaregs, vit avec eux et se prend de passion pour ce peuple, son mode de vie et de pensée, sa culture. Elle leur consacrera plus de trente années de sa vie, un engagement dont elle retrace dans ce livre les fondements et l'itinéraire, non sans évoquer les difficultés rencontrées, ses doutes et ses incertitudes.

 

VAUTIER, Maguy, SECCHI, Jean, 2005, Femme touarègue, Ed l'Harmattan, 128p.

Dans les tribus nomades du Sahara, la femme touarègue joue un rôle primordial dans sa société. De toutes les femmes africaines c'est sans doute elle qui a le plus de liberté. Au fil d'une vie, dans un campement du Sahel nigérien, avec la naissance, l'enfance, le mariage, la maturité, la vieillesse, nous découvrons son incontestable autorité. Elle est le pilier central de la tente. Elle est la tente elle-même puisque celle-ci lui appartient et que son époux n'en est que l'hôte. Cet ouvrage est un hymne d'amour et de poésie pour une ethnie qui ne doit pas disparaître et dont la femme est le symbole d'espérance.

 

VAUTIER Maguy, AG KEYNA Moussa, 2011, Toumast, parcours d'un combattant, Éditions Sahira.

Fondatrice de l’association d’aide aux Touaregs Atlik, Maguy Vautier a retranscrit les souvenirs de Moussa Ag Keyna, le guitariste et leader de Toumast. De son enfance passée dans la partie nigérienne du Sahara au rayonnement international de sa carrière, sa vie est guidée par un viscéral attachement aux valeurs identitaires des Tamasheks

 

VAUTIER, Maguy
1998, La Femme bleue, Paris, éditions Alternatives,.
2004, Paroles de Touaregs, Paris, Albin Michel.
2002, avec Alain Sèbe, Paroles de désert, Paris, Albin Michel

   
VOISIN André-Roger, 2007, Contes et légendes des nomades du Sahara, Paris, L’Harmatan.    

ZAKARA Ag Mouddour Zakara , DELISSE Louis François , Choix de poésies amoureuses des Touareg, Ed Le corridor bleu,36p.

Il s´agit là de l´édition manuscrite d´un document composé sur les vers Tamasheq notés par le Père de Foucauld, et leur mot-à-mot, avec l´aide du jeune targui Zakara Ag Mouddour, recueillis par Louis-François Delisse qui vécut au Niger entre 1954 et 1975. . Les poésies choisies étaient celles qui résituaient le mieux l´atmosphère courtoise des veillées de l´Ahal et des poésies de noces de l´Aïr. Toutes ces poésies sont de Touareg du XIXe Siècle ou nés au XIXe Siècle, sauf les plus anciennes pour lesquelles aucun poête ou poêtesse n´a été attribué.

 
Revue    
Air-Info, "Il ne peut y avoir de développement durable sans démocratie véritable", bimensuel régional d'information générale, édité à Niamey.
lire le n°75 du 20 avril au 5 mai 2008-6ème année