Filmographie

Adalil, la fille des sables, de Sylvie Banuls, Peter Heller, Allemagne, 1991, 45'.

Au travers de la vie des femmes du désert, "Adalil" éclaircit les problématiques sociales contemporaines des Touaregs: l'immigration vers la ville, le refus de changer de mode de vie, les générations qui se succèdent. C'est une belle approche cinématographique d'un monde étranger, majoritairement filmé comme une curiosité par les Occidentaux. Une oeuvre montée de façon classique mais qui, surtout, laisse la parole aux personnes filmées: les femmes s'expriment et emplissent le cadre, calmes et belles. Riche d'information et d'images, Adalil, qui se démarque des documentaires didactiques réalisés sur les Touaregs, a été réalisé par deux voyageurs. Ce qui se devine par la proximité qui remplit le film.

 

Amaneï, touareg entre dunes et montagnes ,Michel Zalio, 80'

Alhousseini et Sado, deux Touareg de l'Aïr (Niger) quittent leur campement pour rejoindre le plus grand rassemblement de nomades de la région, entre Aïr et Ténéré, près d’Agadez. Leur voyage en chameaux est une suite de bivouacs, de campements et de rencontres insolites sur un cordon de dunes. A travers ce film, ressort toute la vie des campements touareg du Niger : le regard des hommes et des femmes, le thé, la taguella (pain cuit dans le sable), la mémoire des anciens, le puit, la caravane de sel, la faune et la grande fête traditionnelle que les Touareg organisent à l'occasion des mariages, naissances ou début des pâturages, avec les danses, les musiques et la course de chameaux.

Arlit, deuxième Paris, un film de Idrissou Mora Kpai, Bénin-France , 2005 , 78’.

Née des mines d'uranium et de l'immigration, Arlit, ville située dans le désert nigérien était l'équivalent dans les années 70, pour la sous-région africaine, du New York du 19è siècle. Une sorte de terre d'aventure où il paraissait paisible à tout un chacun de se faire une situation meilleure. La rébellion touarègue et la chute des cours de l'uranium ont changé la donne. C’est l’occasion pour le réalisateur de nous faire découvrir cette ville à la frontière du désert. Ancien eldorado et plaque tournante de la région dans les années soixante dix en raison de l’exploitation de l’uranium par la COGEMA, devenue une ville fantôme depuis la rébellion touareg et le départ annoncé de la société française.

Ässäk, l'âme du désert, de Ulrike Koch, 2003, 108'.

Ce film suit la vie des nomades touaregs au rythme des chameaux, des bivouacs dans l'immensité saharienne et des chants traditionnels de l'Aïr. Un voyage visuel et sonore plein de sérénité.
Dans la langue des Touaregs, ässäk est un terme qui signifie le respect de l'autre, la patience. Dans sa construction délicate qui souligne les infinies nuances des paysages du Sahara, dans le lent mouvement qui accompagne les gestes et les activités, dans l'attention particulière portée aux sons du désert, ce documentaire rend un hommage plein de chaleur à un mode de vie et à une culture qui semblent traverser les âges sans perdre leur caractère authentique.

 

Azalaï, la caravane de l’or blanc, Calmette, Joel, 1996, 55'.

L’azalai est l’une des dernières grandes caravanes de sel du Sahara. Elle effectue des allers-retours entre Tombouctou et les mines de sel de Taoudenit – soit un périple de 800 km ! Le film raconte l’un de ces voyages à travers les regards de deux jeunes novices et celui du grand chef de la caravane, Mohamed Rharma. Guide malien renommé, il dévoile les codes d’un monde attaché à des traditions parfois rigides et pour la plupart inchangées depuis le Moyen Âge.

Azawad, exode et résistance, Jean Claude Honnorat, 1994, 42'

Maguy Vautier, présidente de l'Association ATLIK part à la recherche du peuple Touareg Malien, jeté sur les pistes de l'exode par la guerre civile. Pénétrant la zone par la Mauritanie, elle découvre les camps de réfugiés. Maladies, famine, détresse, France 3 réalisera un scoop en révèlant ici pour la première fois l'importance de ces camps. Passant ensuite clandestinement la frontière Malienne, l'équipe de reportage rencontrera l'armée touarègue, mal chaussée, bien armée et très motivée, elle défilera en ordre impeccable devant la caméra, coupant court aux rumeurs lancées par le pouvoir de Bamako, évoquant toujours, dans ses communiqués, les "bandits armés" du désert. Peu après, sera signé le Pacte de paix du 11 avril devenu à ce jour un chiffon de papier. La guerre continue au Mali.

Desert Rebel Ishumars, les rockers oubliés du désert, François Bergeron, 2007, 96'.

De la brousse nigérienne au studio breton en passant par un festival québécois, la rencontre des musiciens touaregs nigériens d’Abdallah Oumbadougou et des musiciens français alternatifs, Guizmo de Tryo, Daniel Jamet ex Mano Negra et Amazigh Kateb ex Gnawa Diffusion a été observée par la caméra militante de François Bergeron. Ce Dvd témoigne de l’engagement de ces artistes et retrace à travers les interviews de témoins clés la rébellion touarègue nigériane des années 90. Précis, clair et sans esbroufe, ce reportage amène un éclairage juste sur le parcours de ces nomades rejetés de toute part et dont la musique fut non seulement le refl et des sentiments contrastés mais aussi le ciment de la révolte.

Désert de Touareg : Azawad, Thierry Salpel, 1994 25'

En Europe, les touaregs évoquent le mythe de l'homme bleu, libre, traversant des étendues de sable sans fin sur son fidèle vaisseau du désert. Pourtant, depuis quelques années, lorsque l'on parle des touaregs, c'est à propos de guérillas enlisées dans les confins sahariens du Niger, du Mali et de l'Algérie Après une paix incomplète, les hostilités ont repris dans le nord du Mali. ''l'Azawad'' en langue tamachek. Ces affrontements impliquent non seulement les rebelles touaregs et l'armée, mais également les populations civiles sédentaires. Dans le même temps au Niger, les négociations progressent lentement entre les mouvements touaregs et les militaires. Une solution pacifique est-elle en vue? Pour le savoir, le réalisateur a interrogé des observateurs attentifs de sociétés maliennes et nigériennes: Abdoulahi Attyoub, président de l'association "Survie touarègue"; Pierre Boiley, historien; Ahmed Baba-Miské, diplomate; Muriel Pomponne, journaliste à RFI; Boubacar Oumar Maïga, représentant du parti malien ADEMA en France.

 

Furigraphier le vide, Hélène Claudot-Hawad, Nathalie Michaud, 55'

Comment être nomade aujourdhui ? Comment poursuivre la marche qui multiplie les horizons ? Comment occuper le vide ? Ces questions douloureuses se posent avec une violence accrue dans les espaces arides du Sahara et du Sahel à l'économie asphyxiée, à la population criminalisée et aux territoires âprement convoités pour leur richesses minières. Pour résister au chaos et au non-sens, pour lutter contre l'ultime dépossession de soi, celle de l'imaginaire, quarante-quatre poètes touareg réunis pendant trois nuits et trois jours en novembre 2006 à Agadez dessinent des parcours sonores libérés des entraves qui immobilisent leur société et réinventent à leur manières les trames du présent

Imuhar, une légende, Dubuison Jacques, 1997.

La mère de Khénan vient de mourir. Il a onze ans et a toujours vécu à Paris. Sa mère Claire était française, son père Najem est Touareg. Najem l’emmène alors rendre visite à sa famille, dans son pays, un pays que Khénan ne connaît pas, le Niger. Au milieu du désert magnifique, Khénan va vivre des moments inoubliables. Avec son grand-père, Kénuni, sa tante, Kannes, ses cousins et ses cousines, il va découvrir une autre vie, la vie des Imûhars, le nom que se sont donnés depuis toujours les Touaregs et qui signifie « être libre ».

In-Gall: rythmes, gestes et techniques, Pierre Barde, 1972, 52'

In-Gall, rythmes, gestes et techniques est le portrait d’une petite agglomération de la région d’Agadez peuplée de sédentaires Haoussa ou Songhai. Les artisans de In-Gall fabriquent sur commande les équipements de la vie nomade et sont aussi les habiles maçons-architectes de leurs maisons édifiées en banco, ce matériau miracle parfait pour supporter les rigueurs du climat saharien. Tout cela est créé dans un contexte social où la musique joue un rôle primordial, allant des griots traditionnels aux superbes mélopées chantées au travail par les artisans, cependant que des rythmes nouveaux apparaissent, suscités par des modes venues d’ailleurs.

Accès au film

Issalan, chronique touareg, Lamande Jean-Louis , 1990, 60’

Chronique d'une traversee du desert au rythme d'une caravane touaregue

 

La bataille de l'uranium , Nahan Siby, Frédérique Denis et Stéphane Manier.

Dans la course effrénée aux matières premières d'aujourd'hui, l'uranium du Niger est devenu un enjeu stratégique convoité par tous. Mais cette manne ne bénéficie pas à la population locale touarègue et l'uranium a gravement pollué les alentours des sites miniers, provoquant de nombreuses maladies. Pour la première fois une enquête auprès des Touaregs rebelles, des Nigériens, des experts et d'Areva permet de lever le voile sur la vérité.

La fille des sables, Adalil, Sylvie Banuls, Peter Heller, 1994 45'

Les hommes voilés, qui jettent un regard fier du haut de leurs chameaux, sont depuis toujours aux yeux des Européens les nobles cavaliers du désert. Mais, que savons-nous des mères, des sœurs et des filles touaregs? Elles semblent jusqu'ici avoir été guère digne d'intérêt .. Le film montre la vie quotidienne des femmes dans un campement de tentes au bord du Sahara. Une vieille nomade et sa fille, qui habitent en ville, se disputent au sujet du bonheur. Femmes et hommes discutent ouvertement de l'amour, de la souffrance, de la passion ... De façon surprenante transparaissent à travers leurs paroles la conscience de soi, l'indépendance et le courage de ces filles de sables ...

L'école des sables, Alain-Michel Blanc, Pierre Mathiote,52'et 26'

Moussa Aa Assarid est un conteur touareg immigré en Espagne. Il fait tout pour sauver son peuple d'un génocide culturel. «L'ÉCOLE DES SABLES» au Mali, dirigé par son frère Ibrahim, est le résultat de l'abandon des autorités gouvernementales, qui ne se sont jamais souciées de scolariser les enfants touaregs, jusqu'à ce jour. L'activité de conteur professionnel de Moussa dans les écoles françaises, ajouté à ses droits d'auteur en tant qu'écrivain et des recettes d'acteur dans un épisode de la série «Louis la brocante» , vont permettre à Moussa de retourner au Mali , revoir sa famille dans le désert, et poursuivre le développement de son école du savoir.

Les Touareg du crépuscule, Pierre Barde, 1972, 62

Le film décrit toutes les manifestations de la vie des derniers grands groupes de Touareg, encore intacts sur le territoire de la République du Niger. C'est celui du chef Mohamed ag el-Khoner qui réunit, avec ses 31 tribus, environ 2000 personnes abritées par 200 tentes en peau. Ce groupe est l'un des rares à donner encore une image fidèle de ce que fut la vie de ces seigneurs du désert, les «hommes bleus». Il a conservé ses structures sociales traditionnelles basées sur une très stricte architecture féodale. Toute l'économie repose sur l'élevage qui conditionne la vie du nomade. Il faut sans cesse se déplacer pour trouver de maigres pâturages qui s'épuiseront vite et, surtout, de l'eau en quantité. Si les Touareg ont adopté très tôt l'islam comme religion, ils l'ont aussi adapté, notamment sur la liberté laissée aux femmes, héritage de l'ancien matriarcat. Ils continuent également à pratiquer la divination. Dans les grandes occasions, les nobles se livrent à l'impressionnant carrousel de chameaux ou à l'escrime avec de longues épées, rappel des inexpiables luttes d'antan entre les clans rivaux, cependant que les serviteurs noirs se lancent dans des danses frénétiques qui peuvent les mettre en transe.

Accès au film

Mali, la révolte bleue, Robert Minangoy, 1992, 21’.

Au Sahara, alors que les rebelles s'entraînent toujours à la guerre, les responsables des camps des diverses factions expliquent leur désarroi et la perte d'identité touareg dans un pays où la culture nomade est étouffée. Le pouvoir appartient aux Noirs, peuples sédentaires.

 

Nomad's Land, Hugo d'Aybaury, Yves Billon, Fr-Niger, 1998, 27'.

Dans le terrritoire arride du désert, on trouve non pas des villes, mais des tentes et les Touaregs, ici des Peuls. Les réalisateurs ont choisi la première personne du singulier pour ce film court, d'où découle une personnalisation plus forte du sujet filmé. Mélange d'entretiens et de fiction, "Nomad's Land" replace les Touaregs dans le contexte international, soulevant les inadéquations du second aux premiers. "Nomad's Land" est aussi un témoignage des préoccupations (la sécheresse, les contraintes extérieures) et espoirs (ou obstination) des Peuls.

Peuple du désert, Les Touareg, Karin Bock, 2008, 52'.

Le maire d'Agadez, ville la plus importante du Nord du Niger et capitale des Touaregs, est une femme. Pour elle, les femmes sont la clef de l'évolution de son peuple. Pour Mariana, Touareg et fondatrice d'une agence de voyages, l'économie du pays passe par les femme.

Tagrest, Bernus, Edmond,1967, 18’.

Vie quotidienne des Touaregs illabokan au Niger, pendant la saison sèche. L'alimentation en eau tient alors une place prépondérante. Les premiers mois de la saison sèche, les Touaregs se rendent aux mares pour abreuver les troupeaux, remplir les outres et laver le linge. Ils y côtoient des Peuls. Lorsque les mares sont asséchées, les Touaregs tirent l'eau des puits profonds, avec l'aide des bSufs. Plus tard encore dans la saison les hommes et leurs immenses troupeaux se rassemblent autour de la station de pompage, attirés par une eau limpide et directement accessible. Au campement se déroulent diverses activités : pilage et barattage, jeux, service du thé, soins aux troupeaux...
http://www.canal-u.tv/producteurs/science_en_cours/

Teshumara, les guitares de la rébellion touareg, Jérémie Reichenbach, 2006, 52’.

La naissance du groupe Tinariwen à l'aube des années quatre-vingt est intimement liée à la situation d'exil et d'errance du peuple touareg. Les musiciens de Tinariwen réunis autour d'Ibrahim "Abraybone" sont tous originaires de l'Adrar des Ifoghas au nord du Mali, réfugiés dans les années 1970 à Tamanrasset, en Algérie. Entre rock, blues acéré et musique traditionnelle, leurs guitares électriques saturées et leur chant de révolte d'errance et d'amour accompagnèrent toutes les étapes du mouvement de rébellion touareg jusqu'au plus fort des combats. Ce film, par la musique et les témoignages des fondateurs du groupe Tinariwen, conte la mémoire de la Teshumara, culture nouvelle issue des évènements politiques et des profonds changements de la société touareg.

Touaregs du Niger. Le regard d’Edmond Bernus, géographe, 2002 RD, France, 20',

Edmond Bernus était le géographe des Touaregs et l’un des meilleurs spécialistes de ce peuple africain souvent confronté à de grandes épreuves. Les 135 photographies de ce diaporama illustrent ses recherches menées sans interruption depuis 1962 au Sahel. Une fresque accompagnée par les musiques touaregs du Niger.

Un Touareg prince du Désert : Mano Dayak..., Howard Reid, production Geofilm, 1994, 52'.

Mano Dayak est l’une des figures qui ont marqué le mouvement de libération du Pays touareg. Chef de la Coordination de la Résistance Armée (CRA), Mano Dayak a joué un rôle important dans la guerre qui a opposé les Touaregs à l’armée du Niger. En décembre 1995, Mano Dayak meurt tragiquement dans un accident d’avion avec deux de ses lieutenants. La nouvelle attriste de nombreux Touaregs, quelque soit leur mouvance, parce qu’il était médiatique - surtout en France - et œuvrait pour l’union des Touaregs. C’est en avril 1995 qu’ont été signés les accords de paix entre les mouvements armés touaregs et le gouvernement du Niger. Ce film, réalisé par Howard Reid, retrace une chronologie des évènements qui ont marqué le mouvement touareg à travers l’itinéraire de Mano Dayak.

Menilmontant-Agadez, d’une école à l’autre, Luc Federmeyer, 2007, 52’.

Récit d’un projet pédagogique d’échange scolaire mené par une classe de 4e d’un collège classé ZEP de Ménilmontant et l’école des nomades touaregs de l’oued de Galélo, à 120 km au nord d’Agadez, au cœur du désert nigérien. Les élèves parisiens entretiennent une correspondance avec leurs lointains camarades, organisent des collectes de fonds pour aider l’école saharienne et pour financer le voyage de cinq d’entre eux au Niger à l’automne 2004. Ce film est l’histoire de la rencontre, de Ménilmontant aux montagnes de l’Aïr, de collégiens français et d’écoliers nigériens. Un montage parallèle entre le monde du collège parisien et celui de l’école touareg met en relief les contrastes et progresse jusqu’au voyage des collégiens venus partager la vie de leurs correspondants touaregs au fin fond du désert.


Touareg de Tchibn Tabarachen, Farado, Claudio, 1984,, 54’.