Sélection filmographique
Adalil, la fille des sables, de Sylvie Banuls, Peter Heller, Allemagne, 1991, 45'.
Au travers de la vie des femmes du désert, "Adalil" éclaircit les problématiques sociales contemporaines des Touaregs: l'immigration vers la ville, le refus de changer de mode de vie, les générations qui se succèdent. C'est une belle approche cinématographique d'un monde étranger, majoritairement filmé comme une curiosité par les Occidentaux. Une oeuvre montée de façon classique mais qui, surtout, laisse la parole aux personnes filmées: les femmes s'expriment et emplissent le cadre, calmes et belles. Riche d'information et d'images, Adalil, qui se démarque des documentaires didactiques réalisés sur les Touaregs, a été réalisé par deux voyageurs. Ce qui se devine par la proximité qui remplit le film.
Arlit, deuxième Paris, un film de Idrissou Mora Kpai, Bénin-France , 2005 , 78’.
Née des mines d'uranium et de l'immigration, Arlit, ville située dans le désert nigérien était l'équivalent dans les années 70, pour la sous-région africaine, du New York du 19è siècle. Une sorte de terre d'aventure où il paraissait paisible à tout un chacun de se faire une situation meilleure. La rébellion touarègue et la chute des cours de l'uranium ont changé la donne. C’est l’occasion pour le réalisateur de nous faire découvrir cette ville à la frontière du désert. Ancien eldorado et plaque tournante de la région dans les années soixante dix en raison de l’exploitation de l’uranium par la COGEMA, devenue une ville fantôme depuis la rébellion touareg et le départ annoncé de la société française.
Ässäk, l'âme du désert, de Ulrike Koch, 2003, 108'.
Ce film suit la vie des nomades touaregs au rythme des chameaux, des bivouacs dans l'immensité saharienne et des chants traditionnels de l'Aïr. Un voyage visuel et sonore plein de sérénité. Dans la langue des Touaregs, ässäk est un terme qui signifie le respect de l'autre, la patience. Dans sa construction délicate qui souligne les infinies nuances des paysages du Sahara, dans le lent mouvement qui accompagne les gestes et les activités, dans l'attention particulière portée aux sons du désert, ce documentaire rend un hommage plein de chaleur à un mode de vie et à une culture qui semblent traverser les âges sans perdre leur caractère authentique.
Azalaï, la caravane de l’or blanc, documentaire de Calmette, Joel, 1996, 55'.
L’azalai est l’une des dernières grandes caravanes de sel du Sahara. Elle effectue des allers-retours entre Tombouctou et les mines de sel de Taoudenit – soit un périple de 800 km ! Le film raconte l’un de ces voyages à travers les regards de deux jeunes novices et celui du grand chef de la caravane, Mohamed Rharma. Guide malien renommé, il dévoile les codes d’un monde attaché à des traditions parfois rigides et pour la plupart inchangées depuis le Moyen Âge.
Desert Rebel Ishumars, les rockers oubliés du désert, un film de François Bergeron, 2007, 96'.
De la brousse nigérienne au studio breton en passant par un festival québécois, la rencontre des musiciens touaregs nigériens d’Abdallah Oumbadougou et des musiciens français alternatifs, Guizmo de Tryo, Daniel Jamet ex Mano Negra et Amazigh Kateb ex Gnawa Diffusion a été observée par la caméra militante de François Bergeron. Ce Dvd témoigne de l’engagement de ces artistes et retrace à travers les interviews de témoins clés la rébellion touarègue nigériane des années 90. Précis, clair et sans esbroufe, ce reportage amène un éclairage juste sur le parcours de ces nomades rejetés de toute part et dont la musique fut non seulement le refl et des sentiments contrastés mais aussi le ciment de la révolte.
http://www.youtube.com/watch?v=rSmGieaCCSQ&hl=fr
Imuhar, une légende, de Dubuison Jacques, 1997.
La mère de Khénan vient de mourir. Il a onze ans et a toujours vécu à Paris. Sa mère Claire était française, son père Najem est Touareg. Najem l’emmène alors rendre visite à sa famille, dans son pays, un pays que Khénan ne connaît pas, le Niger. Au milieu du désert magnifique, Khénan va vivre des moments inoubliables. Avec son grand-père, Kénuni, sa tante, Kannes, ses cousins et ses cousines, il va découvrir une autre vie, la vie des Imûhars, le nom que se sont donnés depuis toujours les Touaregs et qui signifie « être libre ».
Nomad's Land, Hugo d'Aybaury, Yves Billon, Fr-Niger, 1998, 27'.
Dans le terrritoire arride du désert, on trouve non pas des villes, mais des tentes et les Touaregs, ici des Peuls. Les réalisateurs ont choisi la première personne du singulier pour ce film court, d'où découle une personnalisation plus forte du sujet filmé. Mélange d'entretiens et de fiction, "Nomad's Land" replace les Touaregs dans le contexte international, soulevant les inadéquations du second aux premiers. "Nomad's Land" est aussi un témoignage des préoccupations (la sécheresse, les contraintes extérieures) et espoirs (ou obstination) des Peuls.
Peuple du désert, Les Touareg, de Karin Bock, 2008, 52'.
Le maire d'Agadez, ville la plus importante du Nord du Niger et capitale des Touaregs, est une femme. Pour elle, les femmes sont la clef de l'évolution de son peuple. Pour Mariana, Touareg et fondatrice d'une agence de voyages, l'économie du pays passe par les femme.
Tagrest, documentaire de Bernus, Edmond,1967, 18’.
Vie quotidienne des Touaregs illabokan au Niger, pendant la saison sèche. L'alimentation en eau tient alors une place prépondérante. Les premiers mois de la saison sèche, les Touaregs se rendent aux mares pour abreuver les troupeaux, remplir les outres et laver le linge. Ils y côtoient des Peuls. Lorsque les mares sont asséchées, les Touaregs tirent l'eau des puits profonds, avec l'aide des bSufs. Plus tard encore dans la saison les hommes et leurs immenses troupeaux se rassemblent autour de la station de pompage, attirés par une eau limpide et directement accessible. Au campement se déroulent diverses activités : pilage et barattage, jeux, service du thé, soins aux troupeaux...
http://www.canal-u.tv/producteurs/science_en_cours/
Teshumara, les guitares de la rébellion touareg, de Jérémie Reichenbach, 2006, 52’.
La naissance du groupe Tinariwen à l'aube des années quatre-vingt est intimement liée à la situation d'exil et d'errance du peuple touareg. Les musiciens de Tinariwen réunis autour d'Ibrahim "Abraybone" sont tous originaires de l'Adrar des Ifoghas au nord du Mali, réfugiés dans les années 1970 à Tamanrasset, en Algérie. Entre rock, blues acéré et musique traditionnelle, leurs guitares électriques saturées et leur chant de révolte d'errance et d'amour accompagnèrent toutes les étapes du mouvement de rébellion touareg jusqu'au plus fort des combats. Ce film, par la musique et les témoignages des fondateurs du groupe Tinariwen, conte la mémoire de la Teshumara, culture nouvelle issue des évènements politiques et des profonds changements de la société touareg.
Touareg du crépuscule, Barde, Pierre et Gabus, Jean, Production TSR, 1972, 62'.
Description de la vie quotidienne d'un groupe de touareg, la tribu des Kel Nan, dont le chef, Mohammed ag Elkhurer, est l'amenokal (héritier du pouvoir traditionnel de la chefferie) des Iullemmeden de l'est (région de l'Azawagh, République du Niger) et de son organisation sociale. Les travaux des bergers et des artisans, les réjouissances (musique, danse, jeux), sont rythmés par les différentes phases de la journée. On suit le déplacement complet du campement d'un lieu de pâturage à l'autre en période de transhumance, pendant la saison des pluies.
Touaregs du Niger. Le regard d’Edmond Bernus, géographe, 2002 RD, France, 20',
Edmond Bernus était le géographe des Touaregs et l’un des meilleurs spécialistes de ce peuple africain souvent confronté à de grandes épreuves. Les 135 photographies de ce diaporama illustrent ses recherches menées sans interruption depuis 1962 au Sahel. Une fresque accompagnée par les musiques touaregs du Niger.
Un Touareg prince du Désert : Mano Dayak..., de Howard Reid, production Geofilm, 1994, 52'.
Mano Dayak est l’une des figures qui ont marqué le mouvement de libération du Pays touareg. Chef de la Coordination de la Résistance Armée (CRA), Mano Dayak a joué un rôle important dans la guerre qui a opposé les Touaregs à l’armée du Niger. En décembre 1995, Mano Dayak meurt tragiquement dans un accident d’avion avec deux de ses lieutenants. La nouvelle attriste de nombreux Touaregs, quelque soit leur mouvance, parce qu’il était médiatique - surtout en France - et œuvrait pour l’union des Touaregs. C’est en avril 1995 qu’ont été signés les accords de paix entre les mouvements armés touaregs et le gouvernement du Niger. Ce film, réalisé par Howard Reid, retrace une chronologie des évènements qui ont marqué le mouvement touareg à travers l’itinéraire de Mano Dayak.
Menilmontant-Agadez, d’une école à l’autre, de Luc Federmeyer, 2007, 52’.
Récit d’un projet pédagogique d’échange scolaire mené par une classe de 4e d’un collège classé ZEP de Ménilmontant et l’école des nomades touaregs de l’oued de Galélo, à 120 km au nord d’Agadez, au cœur du désert nigérien. Les élèves parisiens entretiennent une correspondance avec leurs lointains camarades, organisent des collectes de fonds pour aider l’école saharienne et pour financer le voyage de cinq d’entre eux au Niger à l’automne 2004. Ce film est l’histoire de la rencontre, de Ménilmontant aux montagnes de l’Aïr, de collégiens français et d’écoliers nigériens. Un montage parallèle entre le monde du collège parisien et celui de l’école touareg met en relief les contrastes et progresse jusqu’au voyage des collégiens venus partager la vie de leurs correspondants touaregs au fin fond du désert.
Lamande Jean-Louis , 1990, Issalan, chronique touareg, 60’.
Farado, Claudio, 1984, Touareg de Tchibn Tabarachen, 54’.
Robert Minangoy, 1992, Mali, la révolte bleue, 21’.
Sites internet : vidéo en ligne
http://lepaystouareg.blogspot.com/search/label/vedio