Bibliographie kanak

Ouvrages    
ANGLEVIEL, Frédéric, 2006, Histoire de la Nouvelle-Calédonie: nouvelles approches, nouveaux objets, Ed. L'Harmattan, 350p.

L'histoire de la Nouvelle-Calédonie ayant été profondément renouvelée, tant dans ses approches que dans ses objets depuis les " événements " politiques des années 1984-1989, le premier ouvrage de la collection Portes océanes porte sur la mise en perspective des écrits historiques de Frédéric Angleviel, premier Calédonien à avoir intégré, dès 1993, la faculté des lettres de l'université de la Nouvelle-Calédonie. Les accords de Matignon (1988) puis l'accord de Nouméa (1998) accordant une place privilégiée à l'identité kanak et aux ombres et lumières de la colonisation, il a dirigé la première adaptation officielle des programmes d'histoire en 1989, ce qui l'a amené à se pencher sur la périodisation et sur les non-dits de l'histoire calédonienne.

 

 

 

BENSA, Alban, 1995, Chronique kanak, l’ethnologie en marche, Ethnies, 349 p.

[...] Cet ouvrage porte trace du souci de voir une recherche sur des société kanak et leur environnement colonial contribuer à la fois à l’élucidation et au soutien des dynamiques nouvelles impulsées par le projet kanak de décolonisation. En retour, à partir du cas de la Nouvelle-Calédonie, c’est l’ethnologie elle-même qui se trouve questionnée dans sa capacité à comprendre le monde contemporain pour mieux y intervenir. » (Extrait de l’avant-propos d’Alban Bensa)


 

BENSA Alban, GOROMIDO Atéa Antoine,2005, Histoire d'une chefferie kanak (1740-1878) : Le pays de Koohnê, Karthalla,172p.

Ce livre remonte aux origines d'une chefferie kanak. L'histoire se déroule sur plus d'un siècle. Aux environs de 1740, deux clans quittent leur vallée d'origine et établissent, dans une région qu'ils conquièrent, un nouvel ordre politique, non sans susciter des antagonismes. Au terme d'une période troublée, cette chefferie est confortée par le pouvoir blanc avec la nomination en 1870 du " grand chef " du district de Koohnê. La narration de cette aventure collective s'appuie sur quinze récits insérés dans un commentaire chronologique qui analyse les faits rapportés à la lumière d'autres sources historiques et ethnographiques. Au fil de cette histoire, le personnage belliqueux de Goodu nous invite à questionner les relations entre guerre et pouvoir et, avec elles, la figure ambivalente du " chef kanak " avant et après la colonisation européenne.

 

BENSA, Alban, 2000, Ethnologie &architecture, Le centre culturel Tjibaou une réalisation de Renzo Piano, Adam Biro, 207p.

En juin 1988, Jean-Marie Tjibaou demandait au gouvernement français la construction d'un centre culturel à Nouméa, capitale de la Nouvelle-Calédonie. Un grand architecte italien, Renzo Piano, et un ethnologue spécialiste de la culture kanak, Alban Bensa, se sont associés pour créer ce magnifique bâtiment, inauguré en mai 1998. Cet ouvrage retrace l'histoire de la réalisation du Centre culturel Tjibaou et l'étrange aventure politique, architecturale et anthropologique qui a rendu possible un tel événement. " J'ai compris, en arrivant sur le site que le Centre culturel devait être visible tout de suite, et sans ambiguïté. La modestie du lieu ne doit pas faire oublier l'ambition du projet, et l'approche que je propose est de faire du Centre culturel le symbole de la culture kanak. L'un des caractères fondamentaux de la construction kanak est le chantier : le "faire" est aussi important que le "fini". " Renzo Piano.

 

BENSA, Alban, 1999  Nouvelle-Calédonie, Vers l’émancipation, Paris : Gallimard, 175 p.

En 1774, le capitaine britannique James Cook découvre, dans son exploration du Pacifique, une île paradisiaque, qu'il nomme Nouvelle-Calédonie. Au siècle suivant, la France du Second empire annexe le " Caillou " et noue les fils d'une histoire violente et tragique. Terre natale d'une civilisation kanak longtemps repoussée et méconnue. Terre d'exil de milliers de bagnards devenus colons malgré eux. Terre d'aventure pour les éleveurs, planteurs, ouvriers et autres pionniers du nickel. Le cheminement de ces destins douloureusement entrelacés débouche aujourd'hui sur une originale expérience de décolonisation : l'invitation à construire une " nouvelle citoyenneté ", la préparation d'une transition vers une " souveraineté pleine et entière ". Alban Bensa convoque ethnologie, histoire et politique pour donner à comprendre l'archipel calédonien, ses contradictions et ses mutations.

 
BENSA, Alban, RIVIERE Jean-Claude, 1982, Les Chemins de l’Alliance, l’organisation sociale et ses représentations en Nouvelle-Calédonie, Selaf, 586 p.
   

CAZAUMAYOU, DEKKER,2000,Gabriel Paita - Témoignage kanak d'Opao au pays de la Nouvelle-Calédonie, L'Hamarttan,274p

Rompant avec la culture orale de son peuple, avec une tradition politique bien établie en Nouvelle-Calédonie, un dirigeant kanak accepte librement de confier ce qu'il sait de son pays afin que l'histoire soit écrite. Faut-il y voir un signe ? Fils du clan Kambwa, né dans l'entre-deux-guerres aux confins de l'empire colonial français, Gabriel Païta fut nourri de la parole des anciens de sa tribu, puis élevé par les pères maristes, et devint en 1957 le benjamin de l'Assemblée territoriale de la Nouvelle-Calédonie. Dès lors, il fut durant un demi-siècle le témoin privilégié d'une vie politique locale singulièrement mouvementée. Dans l'intimité des grandes figures de l'Union Calédonienne, il vécut les aléas de l'évolution institutionnelle de l'archipel, l'autonomie confisquée, l'émergence du nationalisme, la revendication des terres coutumières, l'éclosion des convictions indépendantistes et la montée des périls. A son expérience politique s'ajoute, par conséquent, une dimension humaine et culturelle exceptionnelle..

 

CHRISTNACHT, Alain, 2004, La Nouvelle-Calédonie, Les Études de la documentation Française, 174 p.

L’auteur, qui a exercé en Nouvelle-Calédonie et à Paris des responsabilités aux différentes étapes de ces évolutions, propose des clés pour aborder ce territoire si particulier. Il décrit les étapes de la colonisation, explique les caractéristiques essentielles de la riche culture kanak, montre l’originalité des mécanismes mis en place par les accords de 1988 et 1998. Il s’attache également à analyser les différents secteurs de l’économie de l’île, notamment celui du nickel, à exposer les grandes lignes des politiques éducatives et sociales mises en œuvre tant par l’État que par les autorités locales et à replacer la Nouvelle- Calédonie dans son environnement géographique, celui du Pacifique insulaire, dont il présente l’organisation régionale. Unique désormais par ses institutions, qui en font un quasi-État fédéré dans notre République unitaire, la Nouvelle- Calédonie illustre aussi les difficultés et les succès d’une politique de « rééquilibrage » entre des communautés ethnoculturelles, dans une République qui ne connaît pas, en principe, de telles distinctions. La Nouvelle-Calédonie apparaît ainsi comme un cas bien particulier, en quelque sorte « limite », mais qui peut apporter des enseignements utiles pour d’autres situations.

 

 

DAENINCKX, Didier, 1999, Cannibale, Paris : Folio, 108 p.

1931, l’Exposition coloniale. Quelques jours avant l’inauguration officielle, empoisonnés ou victimes d’une nourriture inadaptée, tous les crocodiles du marigot meurent d’un coup. Une solution est négociée par les organisateurs afin de remédier à la catastrophe. Le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main, qui souhaite renouveler l’intérêt du public, veut bien prêter les siens, mais en échange d’autant de Canaques. Qu’à cela ne tienne ! Les « cannibales » seront expédiés. Inspiré par ce fait authentique, le récit déroule l’intrigue sur fond du Paris des années trente - ses mentalités, l’univers étrange de l’Exposition -tout en mettant en perspective les révoltes qui devaient avoir lieu un demi-siècle plus tard en Nouvelle-Calédonie.

 

DAENINCKX, Didier,2002, Le retour d'Ataï, Verdier,96p.

Lorsque Gocéné pose le pied sur le sol de la « métropole », trois quarts de siècle après son premier séjour forcé, lors de l’Exposition coloniale de 1931, il sait seulement qu’il est venu pour honorer un engagement. Et si, à ce moment précis, on lui posait la question de savoir ce qu’il compte faire à Paris, il répondrait qu’il vient chercher un frère kanak dont la trace s’est perdue cent vingt-quatre ans plus tôt, et qu’il compte bien le ramener parmi les siens.
Aux côtés du héros de Cannibale, le lecteur découvrira une fois encore comment la réalité historique prend parfois de surprenantes allures de fiction.

 

DE DEKKER Paul, FABERON Jean-Yves,2009, La Nouvelle -Calédonie pour l'intégration mélanésienne, L'Harmattan,288p.

Les cinq pays qui composent la Mélanésie (Papouasie Nouvelle-Guinée, Salomon, Vanuatu, Fidji, Nouvelle-Calédonie) appliquent une dynamique intégrative et, parmi eux, La Nouvelle-Calédonie (comme l'y incite l'accord de Nouméa de 1998) compte y jouer tout son rôle. Cet ouvrage tente d'apporter les réponses aux questions : qu'est-ce que la Mélanésie ? La Nouvelle-Calédonie, terre mélanésienne ? L'intégration mélanésienne sans la Nouvelle-Calédonie ? Quel rôle pour la Nouvelle-Calédonie dans l'intégration mélanésienne

 

DOUSSET-LEENHARDT Roselène,

1976,Terre natale, terre d'exil, Maisonneuve & Larose.
1978, Colonialisme et contradictions. Nouvelle-Calédonie, 1878-1978 : les causes de l'insurrection de 1878, L'Harmattan

   

GABRIEL,Claude, KERMEL Vincent,
2003,Nouvellelle-Calédonie, la révolte kanake, La Brèche-PEC,  238p.
1988, Nouvelle-Calédonie, les Sentiers de l’Espoir, la
Brèche - PEC;

   

GORODEY Déwé,
1985, Sous les cendres des conques », EDIPOP
1994, Utê Mûrûnû, petite fleur de cocotier », EDIPOP, (nouvelles sur la condition des femmes Kanak)
1996,L'Agenda, Grain de sable, 1996.
2002,Le Vol de la parole (avec Weniko Ihage): Edipop.
2005,L'épave, Madrépores.
2009,Graines de pin colonnaire, Madrépores
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GUIART, Jean,
1984, La Terre est le Sang des Morts », Anthropos, Paris, 4ème édition.
2007, Du sang sur le sable : le vrai destin de Jean-Marie Tjibaou, épitome d'une tragédie, Ed du Cagou,392p.

   

KOTRA Walles ,2009, Conversations calédoniennes - Rencontre avec Jacques Lafleur, An vent des iles,130p.

Ce n'est ni une interview, ni une thérapie, ni des confidences, ni même ces palabres bien de chez nous que nous prenons souvent plaisir à faire durer. En réalité, je crois que c'est tout cela à la fois, mais le mot juste est peut-être : conversations. Echanges de paroles. Silences partagés. C'est d'abord le journaliste qui interroge l'homme politique. Mais, au fil des conversations, il nous arrive de changer de registre. Au détour d'une phrase, c'est un Kanak et un Caldoche qui se rencontrent et s'interrogent sur leur histoire commune et leurs regards partagés. Là, il faut dégoupiller les mots, contourner les non-dits, esquiver les postures pour se dire les choses d'homme à homme. Nous basculons alors dans notre intimité calédonienne. Celle qui fait que nous sommes ce que nous sommes, avec nos excès, nos pudeurs, nos contradictions et ce sentiment très fort d'un destin qui nous dépasse. Enfin, par moments, ce sont deux hommes qui dialoguent tout simplement dans un bistrot de Paris. Scène banale dans cette ville aux mille bistrots.Présentation de l'éditeur

 

LAFARGUES Régis, 2010, La coutume face a son destin - Réflexions sur la coutume judiciaire en Nouvelle-Calédonie, Ed. LGDJ,420p.

L'outre-mer français offre un terrain d'observation privilégié de la rencontre des civilisations.
Les principes qui fondent classiquement notre conception de l'Etat-nation s'y trouvent mis à l'épreuve, de même que notre conception de la citoyenneté. Malgré la difficulté à intégrer la problématique posée par l'autochtonie, l'Etat français a parfois été contraint de sacrifier à cette logique qui bouscule nos principes : ainsi en Nouvelle-Calédonie, à côté du Peuple Français, existe un " Peuple Kanak ".
Cet effort de remise en cause se poursuit au niveau du droit privé, au travers du statut des terres comme du statut personnel. En définissant un statut des " terres coutumières " qui en fait non plus des biens mais un capital social et culturel, le législateur français a donné corps à l'idée d'un " patrimoine transgénérationnel " qu'évoquent tous ceux qui se préoccupent de la responsabilité des générations présentes à l'égard des générations futures, de développement durable.
de maintien de la " sociobiodiversité ".

 

LEBLIC, Isabelle, 1993. Les Kanak face au développement. La voie étroite, Presses universitaires de Grenoble & ADCK, 420 p.

Isabelle Leblic instruit le dossier avec méthode et sans concession. Après un examen systématique des contextes historique, démographique, économique, politique et culturel, elle confronte les discours et les projets officiels – ceux de l'administration comme ceux des politiques kanak – aux actions et aux réalisations sur le terrain (coopératives de pêcheurs, mais aussi opération café, micro-projets d'élevage, reboisement, etc. au sein d'un village de la côte Est : Ponérihouen). Traité comme un révélateur sociologique, le problème du développement est ainsi étudié dans son véritable cadre, non plus celui d'une rationalité économique distincte et largement artificielle, mais celui de l'interaction des cultures, du renouvellement des rapports sociaux au sein de la communauté kanak et des enjeux politiques contemporains. Et si le regard jeté sur la réalité peut apparaître parfois critique, il n'est jamais dépourvu de cette volonté de compréhension qui caractérise au premier chef la démarche ethnologique et sa rigueur scientifique.

 

LEBLIC, Isabelle (sous la direction de), 2003, Nouvelle-Calédonie 150 ans après la prise de possession, Journal de la Société des Océanistes, n°117, 213 p.

Quoi de plus normal, que la société des océanistes consacre aujourd'hui ce numéro au 150e anniversaire de la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie. Les 150 dernières années ont été les plus mouvementées sur ce territoire qui a connu un nombre impressionnant de changement de statut. Elles ont été marqué notamment par le réveil politique autochtone. Après la fin du régine de l'indigénat, on insite ainsi à la naissance de l'ensemble des partis politique kanak et à la montée des revendications autonomistes puis indépendantistes et tout ce qui s'ensuivit, que l'in appelle "les évènements". (Isabelle Leblic)

 

LEBLIC, Isabelle, BENSA Alban, 2000, En pays kanak, Paris : MSH, 368 p.

Les seize études rassemblées dans ce volume partagent toutes le souci de donner à voir et à comprendre de multiples facettes de la vie kanak dans le monde contemporain. Elles sont le résultat du programme « Études des sociétés kanak » engagé par Jean-Marie Tjibaou, après les évènements qui secouèrent la Nouvelle-Calédonie et aboutirent à la signature des accords de Matignon (1988).

 

LENORMAND Maurice,1954, L’évolution politique des autochtones de la Nouvelle Calédonie, Société des océanistes, Musée de l’Homme    

LEQUES Jean, 2009, Gouverner la Nouvelle Calédonie, l'accord de Nouméa à l'épreuve de son premier gouvernement, L'Harmattan, 294p.

La Nouvelle-Calédonie, caractérisée par son originalité et sa complexité institutionnelle, a été dotée en 1999 d'un nouveau statut. Ces textes dérogent à de nombreux principes fondateurs de la République, et le gouvernement est désormais constitué à la représentation proportionnelle. Système sans précédent, il place la barre très haut, exige beaucoup dans un pays qui a connu des affrontements sanglants par le passé. Ce livre brosse la vie politique de la Nouvelle-Calédonie, engagée dans une autonomie croissante, vers son autodétermination.

 

NAEPELS Michel, 1998, Histoires de terres kanakes - conflits fonciers et rapports sociaux dans la région de houzïlou, nouvelle-calédonie ; Ed. Belin, 380p.

Ces Histoires de terres kanakes nous proposent une description anthropologique et historique de la Nouvelle-Calédonie contemporaine, et plus précisément de la région de Houailou. Elles nous éclairent sur l'importance sociale et politique de la terre pour les Kanaks.

 L'affirmation indépendantiste kanake s'est enracinée sur la revendication de lieux socialement valorisés, témoins de l'ancienneté des familles kanakes qui les habitèrent jadis - des spoliations foncières massives ayant accompagné la colonisation de la Nouvelle-Calédonie par la France. La réforme foncière mise en place par l'Etat après les événements de 1984-88 a conduit à la restitution aux Kanaks d'un certain nombre de terres mais a aussi donné naissance à des conflits au sein de cette communauté.
 
L'auteur montre sur quels principes s'appuient ces revendications divergentes et explique que les conflits actuels sont plus affaires d'histoire que de droit, de vérité que de norme.

 

NÉAOUTYINE, Paul, 2006, L’indépendance au présent, Identité kanak et destin commun, Syllepse, 190 p.

L'histoire de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie ne s'est pas arrêtée il y a vingt ans ou presque à Ouvéa. Aux "événements" sanglants et douloureux des années 1980 a succédé une période de négociations politiques.
En 1998, l'accord de Nouméa signé entre l'État français, le Rassemblement (loyaliste) et le Front de libération nationale kanak socialiste, inaugure un processus de décolonisation original et irréversible qui organise le transfert progressif des attributs de la souveraineté jusqu'à l'indépendance.
Une nouvelle étape s'ouvre, "marquée par la pleine reconnaissance de l'identité kanak, préalable à la refondation d'un contrat social entre toutes les communautés qui vivent en Nouvelle-Calédonie, et par un partage de souveraineté avec la France, sur la voie de la pleine souveraineté".

 

PAITEL, Patrick, 1985, L’enjeu Kanak, France-Empire, 302 p.

   

MERLE Isabelle, 2000, Expériences coloniales. La Nouvelle-Calédonie, 1853-1920. Ed. Belin. 476p.

Ce livre éclaire la complexité de la situation calédonienne en remontant aux origines du processus qui, au XIXe siècle, fait de cette île la seconde colonie française de peuplement après l'Algérie. Des découvertes à la conquête, de la conquête à l'idée de peuplement, les racines d'un développement colonial. Les "évènements" de l988 en Nouvelle-Calédonie ont brutalement confronté la France à son passé colonial. A travers les affrontements entre Kanaks et "Caldoches", émerge une histoire méconnue évoquant les scènes d'un autre siècle, les révoltes indigènes, les spoliations foncières, le bagne, la Commune mais aussi l'épopée d'une conquête, les espoirs et les déboires d'une colonisation. Ce livre éclaire la complexité de la situation calédonienne en remontant aux origines du processus qui, au XIXe siècle, fait de cette île la seconde colonie française de peuplement après l'Algérie

 

ROYNETTE Jacques, 2009, Le piège calédonien, L'Harmattan, 220p.

Voici le témoignage d'un Haut-Commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, élu socialiste devenu représentant de l'Etat, peu sensible aux logiques politiciennes de l'appareil. Il a été l'interlocuteur de tous les acteurs du "théâtre" calédonien et, en particulier, de Jean-Marie Tjibaou quelques années avant son assassinat, mais aussi celui de François Mitterrand. Il a dû faire face à la violence endémique de la société calédonienne, à l'hypocrisie des hautes sphères de l'Etat et à la richesse et la pesanteur de la Coutume...

 

 

SARASIN Fritz, 2009, Ethnographie des Kanak de Nouvelle Calédonie et des Iles Loyautés (1911-1912), Ibis Press,500p.

L'ouvrage du docteur Fritz Sarasin, paru en allemand en 1929, est une somme de données sur la culture et sur la civilisation kanak du début du XXe siècle. Par la richesse de son iconographie, la précision de son texte et l'objectivité scientifique de son propos, c'est l'ouvrage de référence par excellence. Il y a près de cent ans, Fritz Sarasin et Jean Roux, deux zoologues suisses, qui avaient auparavant fait des voyages d'exploration en Indonésie, se sont intéressés à la Nouvelle-Calédonie et aux îles Loyauté. Leur recherche était centrée sur les fondements premiers de l'histoire de la nature et de la culture. Ils s'intéressèrent d'abord à un large recensement de la diversité naturelle sous différents aspects et se livrèrent à une étude détaillée du phénotype humain répertorié selon les critères de l'anthropologie physique . Nous pouvons aujourd'hui apprécier à sa juste valeur le remarquable coup d'oeil pour les formes et les structures, qui permit aux deux voyageurs formés en sciences naturelles de choisir et d'acquérir des objets de la culture des populations kanak, pour ainsi dire des exemplaires types dans toute leur variété, ainsi que l'attestent les 72 planches d'objets reproduites ici.

 
SPENCER, Michael, WARD, Alan et CONNEL, John, 1989, Nouvelle-Calédonie, Essais sur le nationalisme et la dépendance, Paris : L’Harmattan, 304 p.    

TJIBAOU, Jean-Marie, 1996, La présence kanak, Paris : Odile Jacob, 326 p.

La présence kanak ressuscite la dimension anticoloniale du combat du FLNKS. Une quête d'identité et de dignité ancrée dans les racines et la coutume, qui fondent l'identité kanake. «A force d'essayer de devenir le modèle proposé par l'école, le modèle proposé par l'Europe, et de ne pas pouvoir atteindre le modèle, on finit, un jour, par se poser la question: qui sommes-nous?», déclare Tjibaou au début des années 80.

 
TJIBAOU, Jean-Marie, MISSOTTE Philippe, 1995,La case et le sapin, Grain de sable.    
Articles    

BENSA, Alban, FREYSS, Jean, 1994, « La société kanak est-elle soluble dans l’argent… ? », Terrain, Les usages de l’argent, n°23
DEMMER, Christine, 2007, « Une nouvelle stratégie kanake ». Vacarme n° 39, printemps 2007
DUPON Jean François,1989, entretien avec André Gopea, léducation en Nouvelle Calédonie, Ethnie, Renaissance du Pacifique, n°8-9-10.
GUIART, Jean,1985, « Les Kanaks de Nouvelle-Calédonie », Ethnies, Papous Kanak Aborigènes, n°3, pp 6-14.
GUILLEMARD Nicolas,1998, "Terres kanak et identité autochtone" in Recherches Amériendiennes au Québec, n°1,pp.81-86.
MERLE, Isabelle, 2007, « La Nouvelle-Calédonie » dans Rioux, Jean-Pierre (sous la direction de), Dictionnaire de la France coloniale, Paris, Flammarion, pp. 375-381

SALAÜN Marie,
1998, Nouvelle-Calédonie : être kanak à l’école, Ethnies, 22-23, hiver 97-98, (Repenser l’école. Témoignages et expériences éducatives en milieu autochtone) : 51-70.
2000, Histoire et mémoire d’une institution coloniale : la scolarisation des Kanak au temps de l’indigénat, in A. Bensa & I. Leblic (éds) : En pays kanak. Ethnologie, linguistique, archéologie , histoire de la Nouvelle-Calédonie, Mission du Patrimoine ethnologique, collection Ethnologie de la France, 14, Éditions de la Maison des Sciences de l’Homme, Ministère de la Culture, 2000, p. 253-259.
2001, Les moniteurs kanak ou l’impossible élite indigène en Nouvelle-Calédonie, Genèses, 43 : 71-88.
2003, Histoire blanche, histoire noire : la perception de l’école indigène en Nouvelle-Calédonie, in I. Merle & M. Naepels (éds), Les rivages du temps. Histoire et anthropologie du Pacifique, Paris, L’Harmattan (Cahiers du Pacifique Sud Contemporain, 3) : 135-16
2006, Une institution républicaine ? L’école indigène en Nouvelle-Calédonie. 1885-1945, French Colonial History, 7 : 143-164.
2010, (avec Jacques Vernaudon) La citoyenneté comme horizon : destin commun, demande sociale et décolonisation de l’École en Nouvelle-Calédonie aujourd’hui, Anthropologie et Sociétés, Anthropologie de la citoyenneté : terrains et conceptualisations, 33-2: 63-80.
2010, Identité restituée, identité instituée ? L’Académie des Langues Kanak et les enjeux de la normalisation linguistique en Nouvelle-Calédonie, in Faugère, Elsa & Merle, Isabelle (dir.), La Nouvelle-Calédonie, vers un destin commun ? Nouveaux enjeux, nouveaux terrains, Paris, Karthala : 81-100.
2010, Une parentalité disqualifiée ? Être "jeunes parents" kanak en Nouvelle-Calédonie aujourd’hui. in Gagné, N. et Jérôme, L. (dir.), Jeunesses autochtones : Affirmation, innovation et résistance dans les mondes contemporains, Rennes, Presses universitaires de Rennes : 79-96

TJIBAOU Jean -Marie.
1976, « Recherche d’identité mélanésienne et société traditionnelle » in Journal de la Société des Océanistes, n°53, Paris, p.281-292.
1981 , « Etre Mélanésien aujourd’hui », Esprit, n°57,Paris, p.81-93.
1983 , « Mon idée du développement », Trente jours, n°19, Nouméa,p15.
1985 , « Entretien avec Jean –Marie Tjibaou » Les Temps modernes, n°464, « Nouvelle – Calédonie : pour l’indépendance », p.1587_1601.



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