Filmographie
Atanaarjuat, la légende de l'homme rapide, Zacharias Kunuk, , 2001, 2h47.
Atanarjuat est le premier long métrage à avoir été écrit, réalisé et joué entièrement en inuktitut. Le film se déroule à Igloolik, une petite île située dans la baie de Baffin dans la région arctique du Canada. Une communauté nomades d'Inuits vit tranquillement dans le territoire du Nunavut, jusqu'au jour où un chaman étranger au groupe vient perturber leur vie en instaurant une rivalité entre deux familles.
Au pays des jours sans fin,Douglas Wilkison, 1953, 38'
Documentaire sur les Inuits de la terre de Baffin, pendant le court été arctique, qu'ils mettent à profit pour faire leurs provisions en vue du long hiver à venir. Dans la région de Pont Inlet dans l'île d'Alukseevee, les Inuits Tununermiut chassent le phoque ainsi que le narval et le béluga. Nous rencontrons la famille d'un chasseur, dont chaque membre a un rôle à jouer afin de survivre dans cette contrée au climat si rude.
Visionner le film sur le site /www.onf.ca/
Kabloonak, Claude Massot, 1994, 1h50.
En 1922, le realisateur Robert Flaherty realise le pari insense de filmer pendant un an les esquimaux du Grand Nord au travers de la vie de l'un d'eux, Nanook. Ouvrant la voie au nouveau genre cinematographique du documentaire, le film deviendra legendaire et Flaherty celebre tandis que son ami Nanook et les siens perissent de faim.
Debout sur la terre, Maurice Bulbullan, 1983, 54'23"
Documentaire sur trois villages inuits du Québec, qui luttent pour la survie de leur culture. Voulant demeurer maître de leur destinée, leurs habitants défient la société du développement à outrance, en contestant la convention de la Baie-James qui, selon eux « ouvre la porte du pays inuit aux hommes blancs ». Le film nous présente quelques-uns de ces Inuits dissidents dans leur vie de tous les jours, au gré de scènes de chasse, de pêche et de la vie familiale.
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La saga des Inuits, Jean Malaurie, 2007, 4 x 52'.
Réalisés à partir des films de Jean Malaurie et enrichis de nouveaux commentaires, les quatre épisodes de cette série proposent une plongée dans l'univers inconnu des peuples de l'Arctique d'hier et d'aujourd'hui. Premier rendez-vous au Groenland avec les habitants de Thulé.
Le voyage d'inuk, Mike Magidson (réalisateur), Jean-Michel Huctin (auteur), 2009,1h30.
C'est un voyage du Sud au Nord du Groenland, comme une remontée vers les origines du peuple inuit. C'est le voyage d'Inuk... Inuk, 16 ans, traîne son mal de vivre dans les rues sombres de la capitale au sud du Groenland entre la violence de ses parents alcooliques et ses rêves de créer un groupe de rock inuit. A la suite d'une nuit de galère où il manque de peu de mourir de froid, il est envoyé contre son gré dans un foyer d'enfants perdu dans le Grand Nord. Il y rencontre le vieux Sukkasooq, un grand chasseur d'ours qui s'est mis à douter de lui-même en voyant ses forces décliner et son monde peu à peu disparaître. Car ici, très loin au nord du Cercle Polaire, la banquise fond sous les effets du réchauffement planétaire. Aviaaja, la chaleureuse éducatrice du foyer, croit pourtant encore en Sukkasooq. Elle demande au vieux chasseur d'aider Inuk et ses autres petits protégés en leur transmettant l'ancien savoir esquimau et surtout ses sagesses.
Le voyage de Charlie, Stéphane Bégouin et Maurice Ribière, 2002, 52'.
Chez les Inuit du grand nord Canadien, il n’y a plus de shamans. Les derniers sont décédés et leurs connaissances semblent oubliées. Charlie, un jeune Inuk d’une trentaine d’années, est pourtant persuadé que le chamanisme peut aider son peuple à retrouver ses valeurs, sociales et spirituelles. Mais comment faire alors que tout a disparu ? Charlie décide de partir en Amazonie, chez les indiens Shipibo du Pérou, où le chamanisme est très actif. Il entreprend un voyage de la banquise à la jungle afin d’être initié par Guillermo, l’un des plus importants shamans de la région. L’indien d’Amérique du Sud au secours de l’indien du Grand Nord de l’Amérique…
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Mon village au Nunavik, Bobby Kenuajuak, 1999, 46'.
Bobby Kenuajuak a 23 ans. Il habite son village de Puvirnituq, situé sur les rives de la baie d'Hudson au Nord du Québec. Le temps de trois saisons, Bobby dirige sa caméra sur ce qui fonde l'âme de son peuple: son espace, son humour, son histoire. Il refuse d'abdiquer la culture des anciens mais apprécie les avantages des incursions des gens du Sud dans le Nord. De Puvirnituq à Akulivik en passant par Maniitouk et Qikisitarvik, les bernaches font se retourner les têtes, la mer est gorgée de poissons, la toundra s'étend à perte de vue. Ce film propose un regard sans nostalgie, tourné vers le monde, d'un jeune Inuk amoureux de son village au Nunavik.
Nanouk l'esquimaux, Robert Flaherty, 1922, 53'.
La vie quotidienne de Nanouk et de sa famille, esquimaux de la région d'Ungawa, sur la rive orientale de la baie d'Hudson (Nanouk en langue esquimau signifie " ours"). La recherche perpétuelle de nourriture exige une vie nomade. L'été durant, ils voyagent sur le fleuve pour pêcher le sau- mon et le morse. L'hiver, ils trouvent de la nourriture après avoir bien souvent frôlé la famine. La nuit, toute la famille construit l'igloo, puis ils se glissent dans des vêtements de fourrure pour dormir, utilisant leurs habits de jour en guise d'oreiller. Le lendemain, la quête reprend et la vie continue... C'est au cours d'un séjour de quinze mois en Arctique, durant l'hiver 1920, que Robert Flaherty réalisa Nanouk. Le film lui avait été commandé par la maison Révillon Frères, fourreurs parisiens, à des fins publicitaires. Flaherty connaissait bien cette région glaciale et la vie rude qui menaient les autochtones, ayant déjà tourné un film en amateur, dans le Grand Nord, vers 1914 (le négatif fut détruit par un incendie et l'unique positif égaré).
Nawna, je ne sais pas, Nazin Djemaï, 2007,113'.
Cambridge Bay est une ville de l’arctique Canadien où vit une communauté Inuit. Passée récemment du nomadisme à la sédentarisation suite à l’implantation de la Hudson Bay Company, qui a drainé avec elle les forces de l’ordre, les représentants religieux, etc., cette population a subi de profondes mutations. L’écart entre les générations se creuse, et rend improbable la transmission. (…) [Ce film s’emploie à un exercice qui n’a pas seulement valeur ethnologique ou sociologique]. Si l’on y entend différents témoignages, d’Inuits autant que de Blancs venus incarner la force du changement, c’est davantage pour laisser résonner leurs voix dans un espace qui reste le principal objet de l’entreprise. Rare ambition pour un premier film : superposer les espaces et les temps, ceux de l’ample désolation du désert blanc à sa version moderne, toujours aussi désolée, mais tout autre. (d’après Jean-Pierre Rehm)