"Les pleurs des mères résonnent dans les villages Hupda. Ces pleurs sont assourdissants."

SITUATION DE DÉTRESSE EXTRÊME ALIMENTAIRE ET SANITAIRE DES INDIENS HUPDA AU NORD-OUEST DE L'AMAZONIE BRÉSILIENNE

Tat Dë -Taracuá Igarapé
Photo Danilo Ramos
Enfants Hupda Pij Buk CabariaIgarapé Photo Marta Filipek
Maison Hupda
Photo Ernesto Morgado-Belo.

Qui sont-ils ? Les Hupda, dont la population vivant au Brésil est estimée à 1 500 personnes, vivent dans la forêt pluviale du Nord-Ouest amazonien.
Leurs villages se situent à l’intérieur de forêt et à l’écart des rives des grands fleuves, ce qui rend l’accès plus difficile pour les équipes de santé.
L’ethnonyme Hupda signifie dans leur langue « les gens » et leur attachement à un mode de vie centré sur la chasse, la cueillette et la pêche au cœur de la forêt tropicale peut être rendu par leur affirmation « ɨnd’äh Hupda s'ug-an nííy », soit « Nous Hupda vivons dans la forêt ».

Quel est leur problème ?

Au cours du seul mois de janvier 2013, dans le village Hupda de Tat Dëh/Taracuá Igarapé, deux enfants sont morts d’une maladie infectieuse virale non-identifiée (avec les symptômes de grippe et diarrhée) et treize autres enfants sont gravement malades. Ces décès et les cas des enfants malades ont été notifiés au Secrétariat Spécial à la Santé Indigène [SESAI] du Ministère de Santé brésilien le 18 janvier 2013. Depuis l’année 2008, les maladies infectieuses et le manque de médicaments et de soins médicaux ont tué au moins 12 enfants Hupda et ont touché plusieurs dizaines d’autres enfants et d’adultes dans les villages amérindiens dans la région du Rio Negro. Le 05 février 2013, le Procureur de la République, M. Araujo Junior, a affirmé que « l’état de santé des peuples indigènes est critique, non seulement dans la région du Haut Rio Negro, mais dans l’ensemble du territoire brésilien. La politique de santé tournée vers les peuples indigènes est confrontée à des graves problèmes de gestion […] et l’irruption récente de virose chez les Hupda n’est pas le seul cas grave dans région du Haut Rio Negro » (Agência Brasil).

Face à cette situation la FOIRN a transmis au GITPA une Lettre ouverte: "Fatigués d’écrire des rapports, las d’envoyer des requêtes aux instances compétentes, nous nous adressons au public pour dénoncer la grave situation, dans le domaine de l’assistance de santé, endurée par les populations indigènes du Haut Rio Negro, dans l’Etat d’ Amazonas au Brésil" .

Note explicative transmise par Ernesto Morgado - Belo

Lettre ouverte de la FOIRN - Federaçao das Organizaçoes Indigenas do Rio Negro.

Pouvez vous faire suivre cette lettre auprès de:

- L'ambassade du Brésil en France: ambassade@bresil.org
- la Mission Permanente à l'ONU du Brésil à Genève: mission.brazil@delbrasgen.org