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Menace sur les peuples autochtones et sur l’Amazonie

Pendant que les mouvements autochtones se mobilisent à Brasilia, le chef indien AFUKAKA de la tribu Kuikuro cherche le soutien de la société civile française.

Conférence de Presse Mardi 1er Octobre au Comptoir Général
de 10h à 12h
80 Quai de Jemmapes 75010 Paris

L’objectif est d’apporter un éclairage sur la situation juridique du Brésil concernant le droit des peuples autochtones, en particulier le droit à la terre et à l’utilisation des ressources naturelles.

La plus grande manifestation indigène au Brésil, pour la première fois réunie dans un mouvement unitaire, a lieu du 30/09 au 5/10 dans tout le pays, à Brasília, São Paulo, Belém et Rio Branco.

Convoquée par l’APIB (Association des peuples autochtones du Brésil), elle répond aux attaques généralisées que subissent les peuples sur leurs droits territoriaux, articulées par le lobby des grandes entreprises et propriétaires terriens, la « bancada ruralista », au Congrès National et au gouvernement. Ce mouvement est soutenu par des organisations internationales des droits de l’homme et de protection de l’environnement et relayé à Paris par le chef indien Afukaka de la tribu Kuikiro.

Une centaine de projets de loi en discussion au Congrès National prétendent restreindre les droits garantis aux populations autochtones traditionnelles par la Constitution Fédérale de 1988, en particulier le droit à la terre et à l'utilisation exclusive de ses ressources naturelles. Parmi eux, les Propositions d’Amendement Constitutionnel pour l’arrêt de la délimitation des territoires (PEC 215 et 38); le projet de loi complémentaire pour l’introduction d’entreprises en territoires indigènes reconnus (PLP 227), ou encore l’ordonnance du Procureur général qui restreint considérablement les droits des autochtones sur leur terres (Port303).

Si certaines de ces lois sont votées, on risque d’aggraver la situation d’insécurité et de provoquer l’explosion des conflits fonciers dans tout le Brésil.

Le gouvernement de Dilma Rousseff a historiquement la plus mauvaise gestion des terres indigènes: il n’applique pas la consultation préalable, libre et éclairée des populations indigènes garantie par la Convention n°169 de l’Organisation Internationale du Travail, paralyse la démarcation des terres autochtones, enfreignant ainsi la Constitution et les traités internationaux. Parallèlement, il subventionne le modèle agricole des grands propriétaires terriens, qui concentre les terres et les revenus, utilise massivement la chimie agricole, expulse les travailleurs ruraux, les petits paysans et les populations autochtones traditionnelles, tout en ne créant que peu d’emplois.

Les organisations brésiliennes cherchent le soutien de la communauté internationale face au manque d’écoute du gouvernement brésilien et aux menaces qui pèsent sur les peuples et communautés autochtones traditionnelles.

Cette conférence est soutenue par:


Fondation France Liberté, Planète Amazone, Amazone watch,
ICRA, GITPA (Groupe international de travail pour les peuples autochtones), Nature rights