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MESSAGE À LA PRESSE FRANCAISE

URGENCE AU BRESIL

Aujourd’hui, les terres indigènes dument reconnues et protégées par l’État sont les seuls espaces qui restent absolument à l’abri du déboisement et de l’avancée des fronts agricoles.

LE CONGRÈS BRÉSILIEN À L'ASSAUT DES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES INDIENS AU BRESIL !


Protestation de leaders indiens contre la PEC 215 dans les couloirs du Congrès brésilien
le 12 décembre 2014

Le Congrès brésilien tente de faire passer des réformes légales violant les droits constitutionnels des Indiens. Depuis plusieurs années les principaux lobbys de l’agrobusiness et des secteurs les plus conservateurs du Congrès tentent de faire voter plusieurs projets de lois et amendements constitutionnels qui vont à l’encontre des droits des autochtones, conquis après des décennies de lutte à la fin des années 1980.

La principale tentative de modification de la législation concerne le chapitre 231 de la Constitution, le projet d’amendement PEC215 prétend transférer la prérogative du processus de démarcation (délimitation et cadastrage foncier) de l’exécutif au pouvoir législatif.

Cela signifie très concrètement l’arrêt et le boycott pur et simple
de ces processus de reconnaissance de terres.

De fait, si l’exécutif est encore indépendant pour procéder aux délimitations de terres indigènes, le transfert de cette prérogative à la Chambre mettra l’avenir des Indiens dans les mains des aléas d’alliance politico-économiques et des pressions des grands lobbys qui contrôlent le Congrès, tout particulièrement (mais pas uniquement) celui de l’agrobusiness (bancada ruralista).

Aujourd’hui, les terres indigènes dument reconnues et protégées par l’Etat sont les seuls espaces qui restent absolument à l’abri du déboisement et de l’avancée des fronts agricoles.

La PEC215 devant être votée avant la fin du mandat de l’actuel gouvernement sous peine de se voir archivé, les membres du lobby de l’agrobusiness et leurs alliés redouble de subterfuges pour tenter de le faire voter au plus vite.

La semaine dernière, plusieurs de ces tentatives ont échoué et le vote a été finalement remis au 16 décembre. Les Indiens, leurs associations et représentants, ainsi que leurs alliés, sont mobilisés, mais nous avons besoin de la presse internationale.

Nous avons besoin de visibilité.

D’autres Projets de Loi menacent les droits indigènes constitutionnellement garantis, c’est le cas du projet de loi PL1610/96 qui voudrait rendre légales les exploitations minières en terres traditionnelles. Son auteur, le Sénateur Romero Jucá, est lié aux grandes entreprises d’exploitation minière du Brésil

 

www.gitpa.org