En Tanzanie, des milliers de Maasaïs se retrouvent aujourd'hui privés de leur bétail dans un contexte de sécheresse aiguë.

Ils ont été chassés de leurs villages au profit d'une compagnie liée aux familles royales des Émirats unis (OBC) qui va y créer une réserve de chasse

Depuis l'ère coloniale, les Maasaï ont été dépossédés d'une partie importante de leurs terres soit par des fermiers privés, soit dans le cadre de création de parcs nationaux..
Les Maasaï sont des pasteurs semi-nomades qui vivent en Tanzanie et au Kenya, jouant un rôle essentiel dans la préservation des écosystèmes fragiles
Les estimations des populations maasaï du Kenya et de Tanzanie serait comprise entre 300 et 880 milles personnes.

Otterlo Business Corporation, détient depuis 1992 des droits exclusifs de chasse et de safari à Loliondo, au nord de la Tanzanie. Cette région est un territoire maasaï traditionnel, mais depuis que la compagnie en a obtenu la concession, elle y pratique la chasse au gros gibier, ce qui a considérablement restreint l'accès aux terres à pâture des troupeaux des Maasaïs, une source de nombreux conflits avec la compagnie de safari.

Les récentes violences attestent que la situation est devenue critique pour les Maasaïs. Les incendies de villages ont maintenant cessé mais dès qu'un Maasaï fait paître son bétail dans la zone de chasse d'OBC, il est arrêté.

Certains observateurs sur place expliquent que l'État de Tanzanie serait sur le point de signer un nouveau contrat avec l'OBC afin de lui laisser un total usufruit de la zone, ce qui aurait pour conséquence de chasser de leurs terres ancestrales plusieurs dizaines de milliers de Maasaïs (et ce juste pour permettre à une minorité de s'adonner à la chasse).

Source: Parlement européen

Ce contrat aura de graves conséquences tant pour la nature que pour les communautés. Alors qu'auprès des élites favorisées le Président de Tanzanie, Kikwete tente de présenter l'accord comme bon pour le développement, la grande majorité des gens veulent juste garder la terre que le président pourrait saisir un simple par décret.
Le président Kikwete sait que ce contrat susciterait la controverse auprès des touristes prêts à visiter la Tanzanie - le tourisme y est une source importante de revenus - et c’est pour cette raison qu’il essaie de détourner l’attention du grand public. En 2009, un accaparement de terres similaire, par la même entreprise, avait provoqué un tollé médiatique qui avait permis de le stopper.

Soutenez les Maasaï en signant la pétition lancée par Avaaz.