Liste des experts du GITPA
pour la région Amérique latine

( qui ont formellement donnés leurs accords pour participer au réseau)


Amérique latine


RECONDO David, diplômé de Sciences Po Bordeaux (1992) et a obtenu un doctorat en science politique à l’Université Montesquieu-Bordeaux IV (2002). Il a été : - chercheur au Centre d’études mexicaines et centraméricaines (CEMCA-Ambassade de France à Mexico), en 1995-1996 et 1998-1999 ; - chercheur invité au Centre de recherches et d’études supérieures en anthropologie sociale (CIESAS), à Oaxaca, en 1997. Il rejoint le CERI en 2004. Il est vice-président de l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes (OPALC) et membre des comités de rédaction de Critique internationale, de Problèmes d’Amérique latine et du Latin American Research Review. Ses recherches portent sur les processus de changement politique en Amérique latine, en particulier, sur les dispositifs participatifs et la redéfinition de la notion de citoyenneté que ceux-ci impliquent. Ses travauxs’inscrivent dans le Projet transversal "Représentations et pratiques de la démocratie" qu’il anime au CERI ( Centre d'étude et de recherches internationales).

 
CHASSIN Joëlle, agrégée de lettres et chercheure en histoire, membre associé de l'équipe de recherche "Mondes américains" (CNRS) et attachée à l'Institut des Hautes Études de l'Amérique latine (IHEAL, Université Sorbonne Nouvelle-ParisIII). Ses recherches portent sur la période des indépendances et les dynamiques de politisation dans le Pérou du XIXe siècle, sur l'histoire des concepts politiques dans le monde ibéro-américain et la problématique des transferts culturels entre Europe et Amérique. Elle est codirectrice des collections sur la péninsule Ibérique et l'Amérique latine et des collections Questions autochtones et Horizons autochtones du GITPA (à L'Harmattan). Elle a participé à de nombreux projets, congrès internationaux et livres collectifs.

 
DUMOULIN KERVRAN David est sociologue, enseignant à l'Université Sorbonne Nouvelle (IHEAL) et chercheur au CREDA (UMR 7227). Il travaille sur l'action collective, à la croisée entre la mobilisation en faveur des populations indigènes en Amérique latine (Christian Gros et David Dumoulin Kervran (éds.), Le multiculturalisme au concret en Amérique latine. Un modèle latino-américain ?, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2012, 460p.), les politiques environnementales et l'analyse des réseaux transnationaux (David Dumoulin et Marielle Pépin-Lehalleur (dir.) Agir-en-réseau : modèle d'action ou outil d'analyse ? (Presses Universtaires de Rennes, 2012, 255 p). Ayant également publié sur les dialogues de savoirs vis-à-vis de la Biodiversité, il réalise plusieurs terrains en dehors de l'Amérique latine, dont celui-ci sur la France, et se rapproche des études des sciences.

 
DUTERME Bernard, Sociologue et journaliste, directeur du CETRI - Centre tricontinental (Louvain-la-Neuve) et de la collection Alternatives Sud (Paris). Chercheur-enseignant à l'Université centro-américaine de Managua de 1989 à 1992. Chargé des relations avec le Mexique et l'Amérique centrale pour une ONG belge de 1992 à 2000. Coordinateur de la Plateforme européenne d'appui à la CONAI, instance de médiation dans le processus de paix du Chiapas, Mexique (1995-1998). Auteur, coauteur ou coordinateur de multiples ouvrages sur les rapports Nord-Sud, les mouvements sociaux et les peuples indigènes, dont État des résistances en Amérique latine (2011), Turismo, identidades y exclusion (2008), Déforestation : causes, acteurs et enjeux (2008), Expansion du tourisme : gagnants et perdants (2006), Movimientos y poderes de izquierda en America latina (2006), L'avenir des peuples autochtones - Le sort des premières nations (2000), Indiens et zapatistes (1998).

 
FOYER Jean, Doctorat en sociologie à l’Institut des Hautes Etudes d’Amérique Latine, thèse sous la direction d’Yvon Le Bot : « Diversité naturelle et culturelle face aux défis des biotechnologies : enjeux et controverses au Mexique.Il a co- dirigé, avec Christian Gros, le programme "Gouvernance économique des peuples autochtones en Amérique latine" mené par différentes équipes de chercheurs basés en France et en Amérique latine et financé sur un contrat de la Banque Interaméricaine de Développement.

 

GROS Christian, Professeur de sociologie à l’Université de Paris-III, Institut des Hautes études de l’Amérique latine- IHEAL, depuis 1992 habilité à diriger des thèses en sociologie, université de Paris-III. Directeur du 3° cycle, "Etudes des Sociétés latino-américaines" de l’IHEAL Directeur adjoint de l’Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine (1983-1993).Il a publié de trés nombreux articles et ouvrages dont en particulier "Pour une sociologie des populations indiennes et paysannes de l’Amérique latine", Paris, l’Harmattan, 1997) et coordonné les dossiers suivants des Cahiers des Amériques latines "Amazonies indiennes, Amazonie nouvelle (1997), Identité et couleurs en Amérique latine”(1994), "Questions indiennes : changement social et identité culturelle”(1992). Il a dirigé le programme "Gouvernance économique des peuples autochtones en Amérique latine" mené par différentes équipes de chercheurs basés en France et en Amérique latine et financé sur un contrat de la Banque Interaméricaine de Développement.

 
RINALDI Karine, docteure en droit international ; sa thèse, soutenue en 2012, s’intitule Les droits des sociétés traditionnelles dans la jurisprudence de la Cour interaméricaine des droits de l’homme. Le modèle interaméricain de l’interprétation multiculturelle des droits. À contre courant du mouvement de multiplication de textes internationaux ou régionaux de protection des droits de l’homme, son travail se propose de défendre qu’une autre voie que celle de l’adoption de textes spécifiques est désormais possible pour parvenir à la protection des droits fondamentaux des sociétés traditionnelles sur le continent américain. Elle est depuis 2006, rédactrice pour la revue hebdomadaire de veille juridique internationale Sentinelle de la Société française pour le droit international (SFDI) ; elle y a publié plus de 200 notes, notamment sur les droits des peuples autochtones et tribaux sur le continent américain. Elle a été stagiaire au Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à Genève et a réalisé une visite professionnelle à la Cour interaméricaine des droits de l’homme, au Costa Rica. Elle a été co-représentante légale de la communauté Ngöbe de Charco la Pava (Panama) lors des premières phases écrites devant la Commission interaméricaine des droits de l’homme.

 
ROUSSEAU Stéphanie, Phd de Science politique, professeure au Département de sociologie de l'université Laval. Co-directrice de l’axe de recherche : Démocratisation, droits de la personne et transnationalisme (Axe IV). Ses spécialités sont:Sociologie politique de l’Amérique latine ; Citoyenneté, mouvements sociaux et démocratie dans les pays en développement ; Genre et changement social ; Analyse des politiques sociales comparée

 
DARIS Josée, doctorante en droit à l’Université du Québec à Montréal. Sa thèse porte sur l’administration de la justice autochtone. Elle réalise une étude de cas de la Bolivie dans laquelle elle privilégie la recherche-action. Elle détient une maîtrise en pratiques de recherche et action publique de l’Institut national de la recherche scientifique. Elle est aussi membre-étudiante du Centre interdisciplinaire de recherche en développement international et société (CIRDIS). Ses intérêts de recherche portent sur le droit international, les normes autochtones et les théories du droit. Elle a de l’expérience en planification, en réalisation et en évaluation de projets de recherche internationaux en contexte autochtone. Depuis 2011, elle agit à titre de consultante/chercheure-étudiante avec différents délégués autochtones, avocats et professeurs de la Colombie, de la Bolivie et de la Guyane française pour la promotion et la défense des droits autochtones. Elle coopère également en tant que consultante avec le DOCIP - lors des sessions annuelles de l’Instance permanente sur les questions autochtones des Nations Unies à New York.
 
PINTON Florence, docteur en sociologie du développement (EHESS, 1986) et habilitée à diriger des recherches (Université Paris Ouest-Nanterre, 2007). Professeure à Agroparistech depuis septembre 2008, elle anime l’UFR Sociologies et enseigne la sociologie générale, la sociologie rurale et la sociologie de l’environnement. Ses thèmes de recherche traitent des conditions d’accès aux ressources naturelles et de leur mode de valorisation, des politiques de conservation de la biodiversité et de la diffusion de l’agro écologie dans les systèmes agricoles, au Nord comme au Sud. Ils associent différentes échelles d’analyse allant du local à l’international, sous les angles des dispositifs d’action collective et de la construction de territoires, de la mobilisation des savoirs et de la production de normes pour l’action sur le terrain. Elle a travaillé avec des communautés amérindiennes et traditionnelles dans le cas de ses travaux de thèse (Colombie) et de ses travaux de recherches en Amazonie brésilienne (travaux sur la gestion de la diversité variétale du Manioc dans le Rio Negro et sur le guarana dans la région de Maues). Elle a notamment dirigé avec C. Aubertin et V. Boisvert, Les marchés de la biodiversité (IRD Editions 2007). Elle est membre du comité de rédaction de la revue Natures, Sciences et Sociétés et responsable de la chaire Unesco DEBATs (ex DAIT)

 
STURZENEGGER-BENOIST Odina est maître de conférences à l'université Paul Cézanne (Aix-Marseille III), après avoir occupé pendant plusieurs années un poste au CONICET (Consejo Nacional de Investigaciones Cientificas y Técnicas) à Buenos Aires. Elle est membre du CREALC (Centre de recherches sur l'Amérique latine et les Caraïbes) de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence. Elle a publié de nombreux articles sur les sociétés indiennes et créoles de l'Argentine et du Paraguay, et l'ouvrage Le mauvais œil de la lune (ethnomédecine créole en Amérique du Sud) en 1999 aux éditions Karthala.

 

Mexique


BARONNET Bruno. Docteur en sociologie, thèse codirigée par Rodolfo Stavenhagen (El Colegio de México) et Christian Gros (IHEAL) sous le titre Autonomie et éducation indienne. Les écoles zapatistes dans les vallées de la forêt Lacandone au Chiapas ( Mexique). Depuis 2010, il réalise, dans le cadre du Centro Regional de Investigaciones Multidisciplinarias (CRIM) de l'Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM), des recherches postdoctorales dans le domaine de l’anthropologie des pratiques éducatives chez les paysans nahuas au centre du Mexique. A partir de données ethnographiques, il contribue à mettre en évidence les logiques sociales qui déterminent les stratégies des peuples autochtones latino-américains à l’égard de l’école.

 
MELENOTTE Sabrina achève sa thèse d’anthropologie politique à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Elle mène depuis 2003 une ethnographie dans la municipalité indienne de Chenalhó dans la région de Los Altos de l'État du Chiapas, Mexique. A partir de portraits de leaders locaux, elle s’intéresse aux transformations politiques et religieuses qui ont divisées la population, notamment pour comprendre la lente et difficile formation de groupes d’opposition dans cette municipalité depuis la deuxième moitié du XXème siècle jusqu'à nos jours, avec un accent particulier sur le massacre d’Actéal qui eut lieu le 22 décembre 1997 et qui fit la mort de 45 membres de l’organisation pacifique les Abeilles. Sa thèse se veut une contribution à une meilleure compréhension de la culture politique de cet État méridional du Mexique et de la violence qui fait de cette municipalité une zone particulièrement instable sur le plan politique, en même temps qu’elle met en lumière des luttes pour l'autonomie des organisations indiennes néo-zapatiste et Abeille).

 

GONZALEZ Véronica, diplômée en Relations Internationales au Mexique, doctorante en Sociologie à l’Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine et à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris. Depuis 2003 elle s’intéresse aux aspects internationaux des questions autochtones et notamment à l’interaction entre les échelles internationale et locale. Ses travaux de recherche ont porté, dans un premier temps, sur l’analyse de l’impact de l’aide international au développement sur les communautés autochtones au Mexique (Chiapas), pour se focaliser, ensuite, sur l’étude de l’évolution d’un domaine international autochtone dans le système des Nations unies. Elle est membre du programme SOGIP.

 
HÉBERT Martin, professeur agrégé au Département d'anthropologie de l'Université Laval. Ph.D., Montréal, 2001. Anthropologie des conflits, des violences et de la paix; imaginaires sociaux; foresterie autochtone; mouvements autochtones des Amériques; Mexique, Guatemala, Québec. Depuis ses premières recherches de terrain menées chez les Tzeltales de la Selva lacandona (Chiapas, Mexique), ses travaux se sont orientés selon deux grands axes : l’étude anthropologique de la mobilisation politique et une réflexion sur les conditions et la nature de la paix entendue comme justice sociale.

 
LABRECQUE Marie France est diplômée en anthropologie sociale (PhD CUNY 1982) et professeure associée au Département d’anthropologie de l’Université Laval, Québec. Elle est co-chercheure et responsable des relations internationales au sein de DIALOG, réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones et membre du Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIÉRA, Université Laval). Son approche est celle de l’économie politique féministe en anthropologie et ses recherches se sont déroulées en Colombie andine et au Mexique auprès de populations paysannes et autochtones. Parmi ses publications récentes au presses de l’Université Laval, on retrouve : Être Maya et travailler dans une maquiladora : État, identité, genre et génération au Yucatan, Mexique (2005) de même que Migration, environnement, violence et mouvements sociaux au Mexique. Dynamiques régionales en contexte d’économie globalisée (2010) (avec Manon Boulianne et Sabrina Doyon, co-directrices). Elle mène actuellement une recherche sur la migration temporaire transnationale des Mayas du Yucatan.

 
LESTAGE Françoise, Anthropologue, Professeur à l’Université de Paris 7-Denis Diderot, chercheur à l’Unité de Recherches Migrations et Sociétés (URMIS). De 1999 à 2006, elle a été Maître de conférences à l’Université de Sciences et Technologies de Lille (Lille 1) et chercheur au Centre Lillois d’Etudes et de Recherches Sociologiques et Economiques (CLERSE). Son doctorat (1992) portait sur la socialisation du jeune enfant et les représentations de la petite enfance dans les sociétés paysannes des Andes péruviennes. Parmis ses champs thématiques de recherche - Anthropologie de l’ethnicité : productions identitaires, construction de catégories, relations entre les individus et les groupes, rapports entre l’Etat et les minorités.Elle est l'auteur en 2008, de Les Indiens mixtèques dans les Californies contemporaines. Migrations et identités collectives, Collection Ethnologies, P.U.F, Paris

 
NADAL Marie Josée est titulaire d’un doctorat d’anthropologie de l’Université de Montréal. Professeure associée à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Mexicaniste, elle participe au Groupe interdisciplinaire de recherche sur les Amériques et au Groupe de recherche sur les imaginaires politiques en Amérique latine. Ses intérêts de recherche portent sur le genre et l’ethnicité, l’anthropologie du développement et l’anthropologie politique. Ses terrains se sont déroulés principalement au Mexique : État du Yucatán, dans l’État de Puebla et au Chiapas. Elle a enseigné à la Universidad de las Américas Puebla ; elle a été chercheure invitée dans les universités suivantes : Paris I et III ; Universidad autónoma de Yucatán. Ses publications concernent les organisations de femmes autochtones et les mouvements de lutte pour l’autonomie indienne.Parmi celles ci: 2001. Les Mayas de l'oubli. Genre et pouvoir : les limites du développement rural au Mexique, Éditions Logiques, Montréal, 1994 et 1995. À l'ombre de Zapata, vivre et mourir dans le Chiapas, Éditions de la Pleine Lune, Montréal, Le Félin, Paris
 
PARIZET Raphaëlle, Docteure en science politique, membre du laboratoire CERAPS (Centre d’études et de recherches en sciences administratives, politiques et sociales, CNRS/UMR 8026), elle a enseigné principalement sur la vie politique internationale, les politiques de développement et les sciences politiques à l’IEP de Lille et à l’Université Lille 2. À partir du cas mexicain, ses recherches explorent les contradictions des dispositifs de "développement avec identité", promus par les agences internationales comme le PNUD : ceux-ci prennent forme dans des dispositifs ciblés sur les populations autochtones, dans un objectif de valorisation de la diversité culturelle, tout en les adossant à la notion de développement, présenté comme universel et apolitique. Elle s’intéresse aux trois niveaux impliqués dans la production des savoirs et pratiques de développement : l’arène onusienne, à travers le rôle du PNUD au Mexique, l’espace national et les espaces locaux. Il s’agit de comprendre la circulation de ces dispositifs présentés comme universels et apolitiques, et leurs effets sur les communautés locales. Son travail montre comment ces dispositifs renvoient à un art de gouverner des populations marquées par une "disqualification sociale". Elle a notamment publié "La fabrique dépolitisée des élites locales. Les dispositifs de développement participatif dans le Chiapas (Mexique)" dans la Revue internationale de politique comparée, vol. 20, décembre 2013 et "Mesurer le développement pour gouverner les peuples autochtones", dans la Revue Tiers monde, n°213, janvier-mars 2013.

 
URIAS HERMOSILLO Luis , chercheur indépendant et éditeur. Il développe les collections et la muséographie du Musée des Arts Populaires de l’Institut National Indigéniste á Chihuahua, dont il est le directeur fondateur de 1979 à 1982 : nations Rarámuri (tarahumara), Odami ("Tepehuan"), Warijó, Oichkam ("Pima"), et culture populaire métisse (le musée a été fermé et détruit en 1995). Il met en place XETAR, « La Voix de la Sierra Tarahumara », une station de radio créée par l'Institut national indigéniste, qui diffuse en 5 langues, et qu’il dirige jusqu'en 1984, à Guachochi, Chihuahua. Il fonde le festival annuel de danses et musiques traditionnelles en 1983. En 1988, il promeut la création de programmes de recherche et d'enseignement supérieur pour les anciennes nations de Chihuahua à l’université locale et fait un état des lieux de la région de la Sierra Tarahumara, afin d’établir en 1990 l'École d'anthropologie du Chihuahua, rattachée à l'Institut national d'anthropologie et d'histoire, où il est en charge de la communication et de la vulgarisation de 1993 à 1996. Il est également le co-fondateur et vice-président de « Nord-Mexique », un réseau de recherche et d'éducation à but non lucratif dont le but est de promouvoir la coopération entre les institutions. Il a publié de nombreux articles pour le grand public sur les anciennes nations du Chihuahua, où il révise les conceptions et les attitudes à leur égard, comme par exemple celles concernant les Apaches.

 

Amerique centrale

(Guatemala, Nicaragua, Costa Rica, Panama)

LAVERDURE Julien doctorant en sociologie / anthropologie à l'Institut des Hautes Études sur l'Amérique Latine et à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, est titulaire d'un Master Études internationales - Études Latino-américaines. Il a étudié, à partir d'une communauté autochtone du Costa Rica, le ré-investissement culturel indien des locaux et des circulants internationaux qui les représentent, puis à fait une sociologie du développement de l'économie et de la culture locale en situation de tourisme, et une anthropologie politique des discours et des pratiques de la diversité culturelle. Il s’intéresse actuellement au rôle des entrepreneurs culturels qui participent au marché de l'artisanat autochtone et étudie les stratégies sociales de mise en scène symbolique, économique et politique des cultures autochtones, dans le cadre du néo-indigénisme, des économies de l'identité, et du multiculturalisme, émergents en Amérique centrale et dans l'actuelle globalisation. Il participe à plusieurs réseaux de recherche internationaux sur la sociologie et l'anthropologie du tourisme et de la patrimonialisation et apporte une expertise ponctuelle dans des projets de développement du tourisme au Costa Rica et au sud du Maroc.

 
MARTINEZ MAURI Mònica a obtenu son doctorat en Anthropologie sociale à l’Université Autonome de Barcelona (UAB) et à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) en 2007. Elle a réalisé plusieurs enquêtes de terrain à la Comarca de Kuna Yala (Panama) portant sur la médiation culturelle dans des contextes marquées par la coopération internationale au développement, le tourisme ou la implementation de droits autochtones. Elle vient de publier “La autonomía indígena en Panamá: la experiencia del pueblo kuna (siglos XVI-XXI)” et “Kuna Yala, tierra de mar. Ecología y territorio indígena en Panamá” (Abya Yala, 2011). Depuis décembre 2011 Mònica Martínez Mauri occupe le poste de chercheuse postdoctorale (Programme Juan de la Cierva) au Département d’Anthropologie sociale et elle fait partie du Groupe d’Etudes sur Cultures Indigènes et Afroaméricaines (CINAF) de l’Université de Barcelone.

 
MICHEL Marike est responsable du secteur environnement et développement rural à l’Agence de Services et de Paiement en Guadeloupe depuis 2009. Diplômée en politiques publiques de la FLACSO Mexico et en sociologie de l’Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine (IHEAL), elle a travaillé sur la gestion des forêts communautaires au Guatemala, au Mexique et au Pérou. Elle a travaillé pour plusieurs ONG et organisations communautaires dans ces pays dans les domaines de l’agriculture et de la gestion forestière. Elle a publié en 2010 un article intitulé Gobernanza económica y uso de los recursos naturales en las comunidades indígenas de Guatemala in GROS, Christian (ed.), Desarrollo con identidad: Gobernanza económica y política en pueblos indígenas de America latina, Lima, Pérou, Institut Français d’Etudes Andines (IFEA).

 

Guyane française

CAMARGO Éliane, docteur en ethno-linguistique  est membre  associée à l’EREA, Centre Enseignement et Recherche en Ethnologie Amérindienne (EREA, UMR 7186) du LESC-CNRS. Elle étudie trois cultures amérindiennes d'Amazonie et leurs langues: l'apalaï, le cachinawa et le wayana. Elle coordonne et réalise des travaux autour des langues, de la sauvegarde et de la transmission du patrimoine de ces cultures. Elle est membre du bureau de direction de Tekuremai, une association qui a pour objectif de promouvoir et préserver les cultures et les langues des groupes minoritaires amérindiens du bassin amazonien. Parmi ses publications elle a publié en 2007 avec Mataliwa Kulijaman, Kaptëlo, l'origine du ciel de case et du roseau à flèches chez les Wayana, CTHS.

 
COLLOMB Gérard Chargé de recherche CNRS, LAIOS, Maison des Sciences de l’Homme. Thèmes de recherche Histoire, identité, ethnogenèse chez les Amérindiens de Guyane française et du Surinam. L’espace politique kali’na (Guyane, Surinam), dans le contexte colonial et post-colonial. Institutions, politique, sociétés multiculturelles : à partir de la Guyane. Il a publié, entre autre, avec Alexis Tiouka, Na'na Kalina, une histoire des Kali'na de Guyane.

 
HAVARD Jean - Pierre, à crée l'association Solidarité Guyane, qui agit notamment pour la santé des populations locales, en étudiant les taux de mercure présent dans le sol. Jean-Pierre Havard est devenu un observateur reconnu de la région du Haut Maroni (dans le sud du pays) grâce à de multiples séjours effectués là-bas depuis 15 ans. Son immersion parmi les populations Wayana et Teko en a fait un consultant pour des scientifiques et différents médias. Il a participé à de nombreuses conférences en France et à l'étranger. Il est intervenu dans des documentaires comme La Fièvre de l'Or, Dirty Paradise (Sale Paradis)
 
MERLET Rachel, docteur en anthropologie/sociologie et chercheuse associée au Centre de Recherche et d' Études Anthropologiques (CREA) (Département d'anthropologie, Université Lyon 2). Sa thèse de doctorat (2007) portait sur la souveraineté tribale des Suquamish : renaissance culturelle et revitalisation d'une identité collective (Côte Nord-Ouest. USA). Depuis 2013, elle coordonne pour l'association Actions pour le Développement, l’Éducation et la Recherche (ADER), un programme de promotion du bien être, de prévention du suicide et d'accès aux soins chez les adolescents et jeunes adultes amérindiens wayana/émérillon du Haut Maroni en Guyane française. Ses principaux sujets de recherche sont la culture et les déterminants de la santé, l'épidémiologie des comportements suicidaires, la gouvernance autochtone et l'approche participative et collaborative autochtone.

 

Brésil
(hors Guarani)

ATHIAS Renato, Diplômé en philosophie par la Faculté de Philosophie, Sciences et Lettres (1975). Docteur en ethnologie à U.Nanterre (1995) avec une thèse sur Les relations hiérarchiques entre les sociétés amérindiens du haut Rio Negro (Amazone, Brésil), en se concentrant particulièrement sur la relation entre les Hupdah et les Tukano, sous la direction du Prof . Julian Pitt-Rivers, et plus tard par le Prof. Jacques Galinier. Actuellement il est membre du Département d’Anthropologie et Muséologie de l’Université Fédérale de Pernambuco (UPFE). Le domaine de recherche est l’ethnologie des peuples autochtones, sur les thèmes suivants : la santé, l'anthropologie visuelle des projets de recherche entre les Indiens de Pernambuco et Rio Negro en Amazonie, en particulier entre Hupdah famille linguistique Nadahup et les Indiens, Pankararu. Membre du Laboratoire d’anthropologie visuelle de l’UFPE, Il est actuellement le Secrétaire de l’Association brésilienne d'anthropologie (ABA).
 
BEAUFORT Bastien, Doctorant contractuel en Géographie, "Etudes latino-américaines", à l'IHEAL (Institut des Hautes Etudes de l'Amérique Latine de l'Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle), dans le laboratoire CREDA (Centre de Recherche et de Documentations sur les Amériques - UMR 7227), sous la direction de François-Michel Le Tourneau. Le sujet de sa thèse est "La globalisation de la biodiversité en Amazonie à travers l'exemple comparé de deux plantes : la noix du Brésil et le guaraná"." Il a par ailleurs travaillé au Paraguay sur la question de la Stévia, du Maté, des populations indigènes Ava-Guarani et métisses, avec les Indiens Shipibo de l'Amazonie péruvienne, les populations traditionnelles de la forêt du Chocó colombien (dont les indigènes Embera), et les Indiens Sateré Mawé d'Amazonie centrale brésilienne à plusieurs reprises, au sujet desquels il a publié un livre en 2008 aux éditions Yves Michel : Le Guaraná, Trésor des Indiens Sateré Mawé."

 

BELLEAU Jean-Philippe, docteur de l'Institut des Hautes Etudes d'Amériques Latine, université Paris-Sorbonne Nouvelle.  Professeur dans le département  d'anthropologie de l'université du Massachusetts à Boston, travaille sur les populations indigènes et les droits de l'homme.  Auteur de l'ouvrage "Le mouvement indien au Brésil: du village aux organisations", aux Presses universitaires de Rennes, et d'une série d'articles sur la théologie de l'inculturation.  A également travaillé pendant quatre années en Haiti dans les droits de l'homme pour les Nations Unies, l'Organisation des Etats Américains et l'ADF. 

 
BELO Ernesto est ethnologue, il prépare actuellement un doctorat à l’Université de Paris Ouest Nanterre au sein du Centre d’Enseignement et de Recherche en Ethnologie Amérindienne (EREA). Il a effectué des recherches de terrain dans le Nord-Ouest amazonien (Brésil, Colombie) et au Venezuela. Son travail porte notamment sur la manière dont les peuples de langue Nadahup [Maku] s’insèrent dans le système autochtone d’échanges du haut Rio Negro et sur les processus de hiérarchisation et marginalisation qui en découlent. Terrains : Enquête ethnographique chez les Nadëb de l’interfluve Negro-Japurá (Brésil) ; Mission d’assistance au processus d’auto-démarcation des Terres et Habitats de l’ethnie Mako du fleuve Ventuari (Venezuela) ; Enquête ethnographique chez les Hupd’äh de l’interfluve Tiquié-Papuri
.
 
CAIUBY NOVAES Sylvia, docteur en anthropologie de l'Université de Sâo Paulo (Brésil) est Professeur titulaire au département d'anthropologie de cette université. Depuis trente ans, elle mène des recherches chez les Indiens Bororo du Mato Grosso (Brésil) sur lesquels elle a publié deux livres : "Mulheres, Homens e Herois - dinâmica e permanência através do cotidiano da vida  bororo", USP, 1986 et "The Play of Mirrors" The University of Texas Press, 1997 et plusieurs autres articles. Elle a été Professeur invitée au Musée du Quai Branly et à l'University d'Oxford (Grande Bretagne). Elle a fondé le Laboratoire d'image et son en anthropologie de l'université de Sâo Paulo, fait un post-doctorat à l'université de Manchester (Angleterre) et à l'université de Saint-Andrews en Ecosse. Ses projets actuels portent sur l'image, outre ses aspects graphiques et visuels, sur son potentiel quant à l'expression de l'histoire, le relation entre le passé et le présent, la visualisation de ce qu'elle  garde de la vie sociale et culturelle d'une société,  comment elle est marquée par l'oeil qui la produit. Elle a travaillé sur  des essais photographiques sur les sociétés indigènes du Brésil."

 
CAPIBERIBE Artionka, Docteur en Anthropologie Sociale du Museu Nacional /UFRJ. Professeur d'anthropologie au Département des Sciences Sociales à L'École de Philosophie, Lettres et Sciences Humaines de l'Universidade Federal de São Paulo (EFLCH-UNIFESP). En 2006-2007 a été rattachée au Centre d'Enseignement et de Recherche en Ethnologie Amérindienne (EREA) par une bourse de recherche CAPES. Depuis 1996, développe des recherches de terrain parmi les Palikur, population amérindienne qui habitent la région frontalière Brésil / Guyane française (Amazonie brésilienne), abordant surtout des sujets qui concernent des transformations sociales, tel que l'évangélisation religieuse chrétienne et les transformations dans le domaine des relations économiques locales. Les dernières années, ses intérêts se sont retournés vers le thème des pertes de droit fondamentaux qui subissent les peuples autochtones au Brésil.

 
CARELLI Vincent, franco-brésilien, a initié en 1986 le projet Vidéo dans les Villages (Vídeo nas Aldeias), qui met la vidéo au service des projets politiques et culturels des communautés. Carelli a produit une série de  16 documentaires sur les méthodes et les impacts de ce travail, beaucoup d’entre eux, primés internationalement. En 1999, il reçoit le Prix Unesco pour le respect à la diversité et la recherche des relations de paix entre les ethnies, et en 2000 il réalise une série de vidéos «Indiens au Brésil» pour la chaine d’enseignement à distance du Ministère de l´éducation, une introduction dans le monde indigène pour les étudiants. Carelli est aujourd'hui secrétaire exécutif de l'ONG Vidéo nas Aldeias, qui est devenue une école de cinéma pour les indiens. Il y tient aussi le rôle de formateur de réalisateurs indigènes et de producteur de leurs filmes. 
En 2009, son long métrage Corumbiara dénonce le génocide des indiens isolés de l’état de Rondonia. La collection de DVD " Cinéastes Indigènes", et les quatre vingt films de la productions de Vídeo nas Aldeias diffusés dans le réseau national ont permis de mettre en évidence le meilleur de la production des réalisateurs indiens, et de diffuser  dans le pays, un nouveau regard sur la réalité indigène. En 2016, Carelli présente son nouveau long-métrage "Martyre", sur le génocide des indiens Guarani Kaiowa par les grands propriétaires agricoles de l'agro-industrie dans le sud do Mato Grosso du Sud.

 
CARNEIRO DA CUNHA Manuela, Docteur de l'université de Campinas (état de Sao Paulo, Brésil). Professeur d'anthropologie et de sciences sociales à l'université. A travaillé sur les cultures indigènes amazoniennes, le retour en Afrique de l'ouest, au XIXème siècle, des esclaves libérés, l'histoire de la législation et de la politique brésiliennes concernant les peuples indigènes, depuis le XVIème siècle jusqu'à nos jours, histoire centrée sur l'ethnicité, l'histoire et le mythe. Elle a été très impliquée dans la question des droits des Indiens du brésil. Elle dirige à présent un projet pilote, multidisciplinaire, sur la durabilité de l'extraction des réserves et l'ethnoscience amazonienne. Parmi ses récentes publications : Avec Mauro ALMEIDA : "Indigenous people, Traditional people and conservation in the Amazon" 2000, - "In Brazil : Burden of the Past, Promise of the Future (Au Brésil : fardeau du passé, promesse du futur), Deadalus, Journal of the American Academy of Sciences, 129 (2),315-338, 2001, Role of UNESCO in the Defense of traditional Knowledge in P.Seitel ed.Safeguarding traditional Cultures :A global Assessment, Washington DC, Smithsonian/UNESCO.

 
CAUBET Christian Guy, Professeur Titulaire du Département de Droit / Centro de Ciências Jurídicas, de l’Universidade Federal de Santa Catarina –UFSC- (Brésil). Spécialiste de questions juridiques et politiques liées à l’étude des ressources en eau, brésiliennes (droit interne) et de Droit International Public et d’hydropolitiques internationales. Depuis 1985, il est Chercheur de niveau IA, du CNPq: Centro Nacional da Pesquisa Científica e Tecnológica.

 
DE ROBERT Pascale, anthropologue à l’Institut de Recherche pour le Développement, France) et rattachée au laboratoire PALOC (Patrimoines Locaux et Gouvernance, IMR208), au Muséum d’histoire naturelle (MNHN). Elle travaille depuis de nombreuses années au Brésil, menant des recherches sur le changement social et environnemental en Amazonie, en collaboration avec le Museu Paraense Emilio Goeldi (Belém) et les Mebengôkre-Kayapo, peuple autochtone de l’État du Para. Elle assure actuellement la coordination du projet multidisciplinaire franco- brésilien COLAM (Collections des Autres et mémoires des rencontres : objets, plantes et histoires d’Amazonie du Programme OPUS (Observatoire des Patrimoines, Sorbonne Universités).
 
ERIKSON Philippe, professeur d’ethnologie à l’Université Paris Ouest Nanterre, vice-président de la société des Américanistes de Paris (depuis 2008). Spécialiste de la famille ethnolinguistique pano, il a longuement enquêté chez les Matis d’Amazonie brésilienne (20 mois de terrain entre 1984 et 2006) et les Chacobo d’Amazonie bolivienne (24 mois entre 1991 et 2011). En 2007, il a séjourné brièvement chez les Cashinahua du Pérou et a également pratiqué l’ethnologie en entreprise en France, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne (12 mois de terrain entre 1991 et 2004). Ses travaux portent essentiellement sur l’organisation sociale et la construction des identités collectives chez les Pano ; la relation homme-animal en Amazonie ; les dimensions symboliques de la culture matérielle (masques, sarbacanes) ; le travail rituel sur le corps (ornements, tatouages, chamanisme).

 
FILOCHE Geoffroy, docteur en droit de l'Université de Nantes. Chargé de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD-UMR GRED). Il est actuellement affecté à l'Instituto de Estudos Socio-Ambientaïs (IESA) de l'Université Fédérale de Goiàs (UFG, Brésil). Il travaille sur les dynamiques juridiques et anthropologiques induites par les régimes de protection et de valorisation de la biodiversité et par les politiques de reconnaissance de la diversité culturelle. Il a publié en 2007, Ethnodéveloppement, développement durable et droit en Amazonie, Ed. Bruylant.
 
GOULART, Alexandre, brésilien, économiste et anthropologue, titulaire d'un Master en Développement Economique, Territoire et Environnement (Universidade de Campinas). Il développe ses compétences et expériences, depuis 1994, surtout en Amazonie, auprès de plusieurs peuples autochtones et des populations traditionelles (extractivistes, "quilombolas" etc). Il a coordonné le premier cours de formation de "gestionnaires indigènes de projets" (chez PDPI) en 2004 et le premier séminaire international sur cartographie participative et gestion des terres indigènes en Amazonie (avec 50 expériences de toute l'Amazonie) en 2010. Il a travaillé pour la Coopération internationale britanique (DfID) et allemande (GIZ) et les ONGs The Nature Conservancy (TNC) et l'Instituto de Educação do Brasil (IEB), et comme consultant pour le PNUD, l'UNESCO, la FAO-ONU, le Fonds mondial pour l'environnement (GEF), le Ministére de l'environnement brésilien (Projet de gestion des terres indigènes GATI et Projets indigènes PDPI), les Ministéres du Développement social et du développement agraire , la Fondation nationale des peuples autochtones (FUNAI) du Brésil et le Greenpeace.

 
LE TOURNEAU François-Michel, Docteur de sciences de l’information géographique à l’Université de Marne-la-Vallée (1999).Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure (Ulm). Chargé de recherches au CNRS, section 39 (espaces, territoires, sociétés) depuis 1999. Membre du CREDAL depuis 1999. Chercheur invité au Centre de développement durable de l’Université de Brasília de 08/2002 à 08/2005 et de 08/2008 à 03/2009. Il a réalisé de 
 nombreuses missions de terrain en Amazonie brésilienne. Ces recherches ont débouché sur un projet ACI dénommé "Cartographie Yanomami", puis sur un ouvrage de recherche publié aux éditions Belin en 2010 :Les Yanomami du Brésil, Géographie d’un territoire amérindien. 


 
MACEDO Silvia, docteur en Anthropologie Sociale et Ethnologie à l’EHESS est professeur d’Anthropologie à L’Université Fédérale de São Paulo (Brésil) et chercheuse associée au Centre Enseignement et Recherche en Ethnologie Amérindienne du Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative (Université Paris Ouest Nanterre La Défense et CNRS). Elle a réalisée des terrains chez les amérindiens wayãpi au Brésil et en Guyane française et travaille comme consultant des projets d’éducation amérindienne. Ses principaux sujets de recherche sont l’éducation amérindienne, l’écriture amérindienne et les processus de patrimonialisation des biens intangibles. Parmi ses publications les plus récentes « Indigenous school policies and politics: The sociopolitical relationship of Wayãpi Amerindians to Brazilian and French Guianan Schooling » (Anthropology & Education Quarterly, 2009).

 
PIMENTA José, titulaire d’une maîtrise de Sociologie de l’Université de Toulouse Le Mirail (1994) et d’un doctorat d’Anthropologie de l’Université de Brasília (2002). Il a été professeur d’anthropologie à l’Université Fédérale de Bahia, à Salvador, de 2003 à 2005, puis depuis 2005 professeur au Département d’Anthropologie de l’Université de Brasília où il a dirigé les études de Master et de Doctorat de 2008 à 2012, ayant également été vice-directeur du département durant la même période. Il dirige actuellement le Laboratoire d’Indigénisme et Ethnologie –LINDE. Il mène des recherches sur les indiens Ashaninka de la région d’Amazonie brésilienne du Haut Juruá (État de l’Acre – frontière Brésil Pérou) chez lesquels il séjourne régulièrement depuis 1999. Ses principaux thèmes de recherches sont: les transformations politiques et économiques, les projets de développement, les conflits interethniques, le mouvement indien régional, les questions frontalières et l’écologie. Membre de l’Association Brésilienne d’Anthropologie (ABA), il a co organisé deux ouvrages et est l’auteur de plusieurs articles parus dans des revues spécialisés au Brésil et dans d’autres pays.

 
ROSENTHAL Vinicius, doctorant en Anthropologie sociale et ethnologie à l'EHESS sous la direction d'Irene Bellier. Le sujet de la thèse est " Les rapports du secteur électrique avec les peuples autochtones : anthropologues, représentations, règles et programmes au Brésil (1980-2015)". Sa recherche porte sur les modes par lesquels le secteur électrique construit ses rapports matériels et symboliques avec des sociétés autochtones, en se concentrant sur les apparats d'État et d'entreprises"
 
SMEKENS Céline a commencé à s’intéresser aux questions autochtones lors de ses études en anthropologie et en relations internationales à l’Université Lyon2. Dans ce cadre, elle a effectué des travaux sur les mouvements autochtones à deux niveaux : local avec l’étude du mouvement autochtone de Guyane française et transnational avec l’analyse du Comité de coordination des peuples autochtones d’Afrique. Elle a travaillé à deux reprises pour le Centre de documentation, de recherche et d’informations des peuples autochtones (DOCIP) à Genève, en tant que consultante (évaluation de projets - 2008) et coordinatrice d’un secrétariat technique lors de l’Instance permanente des peuples autochtones de New York (2010). Après une spécialisation en gestion de projet, elle a travaillé durant 6 ans (2011-2017) a la gestion et évaluation de projets en liens avec la protection et valorisation des ressources naturelles et des savoirs ancestraux amazoniens, ainsi que la lutte pour l’amélioration de l’inclusion sociale des peuples autochtones via l’accès à une éducation supérieure interculturelle bilingue. Elle a notamment coordonné, pendant 3 ans, le Programme Educatif « Sui Sui-Trabajando Juntos para la Interculturalidad », en collaboration avec le Programme de Formation de Professeurs Bilingues d’Amazonie Péruvienne (FORMABIAP-AIDESEP).

 
TSELOUIKO Stéphanie, diplômée en écologie (UPMC, Paris 6) et en ethnoécologie (Mnhn), est actuellement doctorante en anthropologie sociale (EHESS-LAS/UFSCar). Après une première expérience (2008-2010) avec les agriculteurs familiaux de la région de la Transamazonienne, elle effectue depuis juillet 2013 ses recherches auprès des Mebengokre-Xikrin de la Terre Indigène Trincheira Bacajá (Pará, Brésil). Ses travaux portent sur la territorialité, le rapport au milieu et aux divers existants qui le composent dans un contexte de fortes perturbations écologique, politique et économique, liées aux grands projets de développement (barrage hydroélectrique, routes, exploitation minière, mise en place des projets dits de « compensation »). Elle s’intéresse notamment aux modes de production, transmission et application des savoirs et savoirs-être écologiques en étudiant entre autres les activités productives, esthétiques et médicinales.

 
VARISON, Leandro. Docteur en droit comparé, ( Thèse : L'indien et le perfectionnement des techniques juridiques au Brésil : pour une autre humanité possible), enseignant chercheur au Laboratoire d'anthropologie juridique de Paris, de l'Université Paris 1. Ses recherches portent sur les statuts juridiques des peuples autochtones et sur les rapports entre la justice et le droit étatiques et les justices et droits autochtones. Il travaille également comme conseiller juridique pour des organisations amérindiennes, en matière de droit international et de responsabilité des entreprises.

 

Venezuela, Suriname

ALES Catherine, ethnologue, directrice de recherches au CNRS et membre de l’Institut Marcel Mauss à l’EHESS. Ses recherches s’appuient principalement sur un travail de terrain de longue durée réalisé à partir de 1975 en Amazonie vénézuélienne parmi les communautés Yanomami. Elle a également travaillé dans le cadre de programmes de santé et d’éducation avec les populations Ye’kwana, Piaroa, Kuripako, Tsase et Hiwi. Ses travaux portent en particulier sur l’organisation socio-politique (analyse des conflits, guerre et concorde, en prêtant une attention particulière à l’énonciation et aux faits rhétoriques), la théorie de la constitution des groupes et la question du lignage, la parenté et l’alliance, la conception de la procréation et la multi paternité, la distinction de sexe, le chamanisme et les rituels, le système de justice vindicatoire et les relations cannibalisme, homicide et engendrement. Elle a notamment publié ‘Yanomami, l’ire et le désir’ (Karthala, 2006) et co-dirigé avec Jean Chiappino ‘Caminos Cruzados. Ensayos en Antropologia social, etnoecologia y etnoeducacion’ (Editions de l’IRD, 2003) et ‘Del microscopio a la maraka’ (Ex-Libris,1996).

 
PRICE Richard, est Professeur émérite d’anthropologie, d’« American Studies » et d’histoire à l’université de William & Mary, et l’un des meilleurs spécialistes des sociétés afro-américaines. Depuis les derniers cinquante ans, il écrit sur les sociétés marrons, surtout au Suriname et en Guyane. Auteur d’une vingtaine de livres, il a enseigné dans les universités Johns Hopkins, Yale, Stanford, ainsi qu’à Paris. Parmi ses livres en langue française : Les Premiers Temps (Éditions du Seuil, 1994, Vents d’ailleurs, 2013), Le Bagnard et le Colonel (PUF, 2000, Vents d’ailleurs, 2013), Les Marrons (avec Sally Price, Vents d’ailleurs, 2003), Les Arts des Marrons (avec Sally Price, Vents d’ailleurs, 2005), Romare Bearden : Une dimension caribéenne (avec Sally Price, Vents d’ailleurs, 2006), Voyages avec Tooy : Histoire, mémoire, imaginaire des Amériques noires, Vents d’ailleurs, 2010) et Peuple Saramaka contre État du Suriname : combat pour la forêt et les droits de l'homme, Karthala, 2012. Ce dernier raconte le procès devant la Cour interaméricane de Droits de l’homme dans lequel les peuples marrons étaient déclaré juridiquement équivalents aux peuples autochtones.

 

Pays andins &Amazonien
(Colombie, Équateur, Pérou, Bolivie)

CARPENTIER Julie est doctorante en ethnologie à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, membre du Centre EREA du LESC et chercheur associée à l’IFEA. Son thème de recherche porte sur les enjeux identitaires qui s’articulent autour des projets de tourisme communautaire en Amazonie équatorienne. Elle s’intéresse plus particulièrement aux rôles et aux discours des différents acteurs impliqués dans cette activité (qu’ils soient autochtones ou allochtones, concernés ou intéressés) ainsi qu’aux stratégies économiques, politiques et culturelles de la mise en scène touristique.
 

CEVALLOS VIVAR Sofia, doctorante en Anthropologie et Ethnologie Sociale à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris. Elle fait partie du Laboratoire d’Anthropologie des Institutions et des Organisations Sociales - LAIOS - ainsi que de l’Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie - IIAC - du CNRS. Ses recherches portent sur les droits territoriaux, les droits de la nature, les conflits socio-environnementaux et l’organisation du mouvement autochtone vis-à-vis de ces conflits, notamment sur les perspectives éco-féministes communautaires face aux projets d’extraction impulsés dernièrement en Équateur. Elle réalise sa recherche doctorale auprès des peuples Kichwa et Waorani du Parc Yasuni (nord-est de l’Amazonie équatorienne) et étudie l’organisation de ces peuples pour la défense du territoire dans un contexte d'expansion de la frontière pétrolière et de l'inscription de la dernière Constitution Politique équatorienne basée sur le Sumak Kawsay ou Bien Vivre. Aujourd’hui, elle se trouve impliquée au sein de plusieurs organisations autochtones, notamment celle des femmes Waorani de l’Équateur.

 
DUARTE Carlos enseignant chercheur d'anthropologie à l'Université Icesi (Cali - Colombie).  Doctorante en sociologie à l'Institut des Hautes Études de l'Amérique Latine ( IHEAL). Intitulé de la recherche : Autonomie indigène, ethnicité, et capitalisme. Limites structurelles et interprétations divergentes des droits ethniques dans le multiculturalisme et les mécanismes de décentralisation participative.   Il travaille dans la Minga de de résistance sociale et le Congrès des Peuples en Colombie. Il est membre du groupe de communication populaire et LaDirekta (http://ladirekta.org) et du Medvedkino (Web site de anthropologie audiovisuelle en Colombie).
 
FONTAINE Guillaume est enseignant chercheur à la Faculté Latino Américaine de Sciences Sociales (FLACSO) à Quito (Équateur), organisme international spécialisé dans l´enseignement de troisième cycle, crée sous le haut patronage de l´UNESCO. Docteur en Sociologie (Sorbonne Nouvelle) et directeur de recherche en Science Politique (Sciences Po), il étudie depuis plusieurs années les questions relatives aux politiques énergétiques et à la gouvernance démocratique en Amérique latine. Il est notamment l´auteur de Gaz et pétrole en amazonie, conflits en territoires autochtones. Collection Horizons autochtones, L'Harmattan ( 2011).

 
GADEA Elise, Doctorante en anthropologie à l’IHEAL, Institut des Hautes études de l'Amérique Latine, ses recherches portent sur l’institutionnalisation du pluralisme juridique en Bolivie. Où vont se cristalliser les conflits émanant de la coordination entre justice dite occidentale et justice dite indigène? Comment seront-ils résolus ? Elle s’intéresse à la mise en place d’un système juridique qui vise à concilier une pluralité de logiques culturelles différentes. Comment l’État accorde plus de légitimité aux pratiques indigènes et dans quelles mesures les communautés indigènes acceptent le contrôle étatique ? Elle est boursière de l'IFEA (Institut Français des Études Andines) pour 2013-2014.

 
JABIN David, anthropologue, il prépare actuellement un doctorat à l’Université d’Orléans et à l’Université de Paris Ouest Nanterre au sein du Centre d’Enseignement et de Recherche en Ethnologie Amérindienne (EREA). Il a effectué des recherches de terrain au Panama, en Guyane française, et surtout en Bolivie, pays dans lequel il a vécu pendant quatre ans. Après s’être intéressé à l’ethnobotanique, il a dirigé ses recherches vers l’anthropologie politique. Ses recherches doctorales portent notamment sur l’esclavage et les rites funéraires chez les yuqui, peuple de l’Amazonie bolivienne. Il s’intéresse également au contact entre Yuqui et missionnaires, à l’anthropologie de la parenté et à la transmission des savoirs locaux et plus largement à l’ethnohistoire des populations de langue tupi-guarani.

 
LACROIX Laurent, docteur en sociologie, il analyse, depuis 1997, la situation socio-politique en Bolivie tout en centrant ses recherches sur les politiques à l’égard des peuples autochtones et la question agraire dans ce pays. Il travaille sur le mouvement autochtone, l’instauration de l’État plurinational, , les processus identitaires, la gouvernance territoriale et sur les effets des cultures d’exportation en Amérique latine. Entre 2006 et 2009, il fût coordinateur scientifique de l’équipe « Gouvernance et Genre » à l’Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement (IHEID) de Genève dans le cadre du programme NCCR North-South. Président de la Bolivian Studies Association (BSA/AEB), il est chercheur associé au CREDA (UMR 7227) et a obtenu, en 2009, la qualification pour exercer les fonctions de Maître de Conférence. Il est membre du projet ERC SOGIP, projet de recherche comparative, global et multiscalaire sur les dimensions sociales, culturelles et politiques de la gouvernance et des droits des peuples autochtones.

 

LAURENT Virginie, Docteure en Sociologie (IHEAL, Paris-III), chercheuse pensionnaire à l’antenne Bogotá de l’IFÉA en Colombie. Elle est notamment l’auteure de Comunidades indígenas, espacios políticos y movilización electoral en Colombia (1990-1998)  : Motivaciones, campos de acción e impactos, Bogotá, IFÉA-ICANH, 2005 et de « Indianité et mobilisations politico-électorales en Colombie. Quelle place pour la tradition dans un contexte de modernité ? », Amérique latine Histoire et Mémoire, n° 13, 2007.

 
LE CALVEZ Marc, doctorant à l’Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine (IHEAL/Université Sorbonne Nouvelle). Chercheur associé puis professeur associé dans le programme d’études socio-environnementales de la Faculté Latino Américaine de Sciences Sociales (FLACSO) à Quito en Equateur depuis 2006, il oriente ses recherches sur les défis de la gouvernance énergétique en Amérique du Sud en particulier dans la région andino-amazonienne. Il a notamment réalisé différentes missions de terrain en Amazonie équatorienne auprès des communautés indigènes Quichua dans le cadre du programme « Gouvernance économique des peuples autochtones en Amérique latine » financé par la Banque Interaméricaine de Développement (BID).

 
LE GOUILL Claude, doctorant en sociologie de l'IHEAL, Institut des Hautes études de l'Amérique Latine, son étude porte sur les conflits entre organisations indigènes et paysannes dans les Andes en Bolivie. Depuis 2005, il travaille dans la région du Nord Potosi les thèmes des communautés indigènes, du changement social, sur les constructions identitaires ainsi que la prise de pouvoir des paysans-indigènes depuis le local jusqu'au national. Il a assuré un travail d’expertise pour la Banque Interaméricaine de Développement (BID) sur le projet Gouvernance économique des communauté indigènes en Amérique latine. Il reçu la bourse de l'IFEA (Institut Français des Études Andines) de 2009 à 2011.

 
MAZARS Nadège, doctorante en sociologie à l'Institut des Hautes Études de l'Amérique Latine ( IHEAL), dirigé par Christian Gros. Intitulé de la recherche : Multiculturalisme et « décentralisation participative » : Étude d’une expérience de délégation et de participation directe de minorités ethniques en Colombie à la gestion de leur protection sociale et ses ressources. Participation au groupe de recherche « Participation politique et peuples autochtones», réunissant des doctorants du GMTS, CSE et CADIS de l’EHESS et de l’IHEAL. Co-auteure (avec Damien Fellous) du livre Et la forêt se déplaça… En marche avec les zapatistes, éditions Noesis, 2001. Journal de la marche zapatiste de février-mars 2001 au Mexique.

 
MORIN Françoise Anthropologue, américaniste et spécialiste du développement politique autochtone. Professeur émérite d’Anthropologie à l’Université Lumière Lyon 2 où elle dirige encore des étudiants gradués, en co-tutelle avec Laval , où elle est aussi professeur associée au département d'Anthropologie. Elle est membre du CREA (Centre de Recherches et d’Etudes Anthropologiques) où elle est co-responsable d’un axe de recherche sur « Mondialisation et nouvelles voies du politique ». Elle étudie en particulier les stratégies des peuples autochtones face à la mondialisation et la construction d’identités transnationales. Elle a participé à la création (1976) et au développement du GRAL (Groupe de Recherche sur l’Amérique Latine) dont elle a été directrice adjointe. Elle est professeur associé du département d’anthropologie de l’Université Laval (Québec) et chercheur associée du CIERA (Centre Interuniversitaire d’Etudes et de Recherches Autochtones). Elle est chercheur membre du réseau DIALOG et vice présidente du GITPA.

 
NAIZOT Anne-Lise, diplômée de Sciences Po Paris (2007), et de la FLACSO Equateur (2010), a été enseignante et chercheuse en Equateur à l’IAEN (Instituto de Altos Estudios Nacionales) de 2010 à 2016, et intervient actuellement dans le Master Amérique Latine de Sciences-Po Grenoble. Ses recherches ont portées successivement sur l’Action collective en Equateur depuis les années 90 jusqu’à la Présidence de Rafael Correa (2006-2011), sujet sur lequel elle a publié en 2011: L'espace des mouvements sociaux à Quito, Equateur, 1997- 2007: Du "qu'ils s'en aillent tous" au "nous sommes le pouvoir constituant (EUD), puis sur les Politiques et menaces environnementales en territoire indien et plus précisément en territoire Awá à la frontière Équateur-Colombie (« ¿Fronteras naturales? Geo-política modernista y eco-política ambientalista en Territorio Awá: bios y thanatos en el margen”, Mundo Amazónico 2011 , et enfin sur la question de la réforme démocratique de l’État Equatorien et des politiques de l’interculturalité et de la plurinationalité.

 
SALAZAR-SOLER Carmen, ethnologue, chercheur au CNRS (CERMA Centre de recherche sur les mondes américains). Ses recherches portent sur l'anthropologie et l'histoire des mines et des mineurs des Andes, ainsi que sur l'histoire des savoirs dans le Pérou colonial. Elle est auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages dont Anthropologie des mineurs des Andes. Dans les entrailles de la terre (Paris, 2002), Visions baroques, visions indiennes : les métissages de l'inconscient (ouvrage collectif avec S. Gruzinski, A. Molinié-Fioravanti et J.M. Sallman), Paris, Presses Universitaires de France, 1992 et co-auteur avec F. Langue du Dictionnaire des termes miniers en usage en Amérique espagnole (XVIe-XIXe siècle) (Paris, 1993).

 
SANTAMARIA CHAVARRO Angela, Avocate, Université "Externado" de Colombie (2001), maîtrise de philosophie de l'université Javeriana (université jésuite) de Bogotà (2003).  Elle a participé au programme "jeunes chercheurs" de Colciencias en 2002 dans le cadre d'un projet de recherche sur les femmes et les déplacements forcés causés par la violence en Colombie. Ce projet fut créé par le groupe d'études de genre de l'Institut Pensar de l'université Javeriana. 
Elle a également développé un projet de recherche sur les droits des peuples autochtones et les mouvements sociaux en Colombie et en Amérique latine qui est devenu son sujet de thèse de doctorat ("La construction sociale du droit des peuples autochtones : une étude transnationale à partir du cas colombien) préparée  (2002-2007) au Centre de sociologie européenne (EHESS) sous la direction d'Yves Dezalay
 

SCHMIT Anna,
docteure en anthropologie sociale, chercheure associée du laboratoire d’anthropologie des institutions et des organisations sociales (LAIOS) à l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain (IIAC). Sa recherche doctorale a porté sur les processus de subjectivation à l’œuvre dans l’expérience militante de femmes autochtones de La Guajira en Colombie. Elle a montré comment de « victimes », elles sont devenues militantes et défenseuses des droits des peuples autochtones et des droits des femmes autochtones. Ses recherches actuelles portent sur l’ancrage politique et juridique des droits sexuels et reproductifs, leur traduction empirique dans la quotidienneté d’hommes et de femmes marginalisées et leurs effets dans l’émancipation humaine.

 
SURRALLES Alexandre, ethnologue, chargé de recherches au CNRS, membre du Laboratoire d’Anthropologie Sociale de l'EHESS. L’origine de ses recherches se situe à la confluence d’une discipline, l’anthropologie, d’une aire culturelle, l’Amazonie indigène, et d’un domaine d’intérêt, le rapport de l’homme à sa propre nature. Ses terrains de recherche sont les Indiens Candoshi, Amazonie péruvienne. Pérou. Territoire et droits des peuples amérindiens figurent dans ses thêmes de recherches. Il a publié en 2003 Au coeur du sens. Perception, affectivité, action chez les Candoshi, CNRS-MSH et en 2005 The Land Within. Indigenous Territory and Perception of the Environment, (& P. García Hierro, eds.). Copenhague: IWGIA et Transaction Publisher

 

Mapuche
(Chili, Argentine)

BENGOA José, spécialiste de l’histoire mapuche, membre du groupe de travail sur les peuples autochtones des Nations Unies et ex-directeur du CEPI, commission créée en 1990 par le gouvernement Aylwin. Il a été un co-auteur du projet de principes directeurs sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme pour le Haut commissariat aux droits de l'homme. Il est l'auteur de très nombreux ouvrages sur les amérindiens et les mapuche. en particulier Historia del pueblo Mapuche, Historia de los antiguos Mapuches, Historia de un conflicto, La emergencia indigena en America Latina.

 
BOCCARA Guillaume, Chargé de Recherche au CNRS. Ses axes de recherche sont les suivants: Anthropologie historique des zones frontières durant l'époque coloniale, processus d'ethnogenèse et d'ethnification; Anthropologie de l'Etat Multiculturel, Ethno développement et mouvements indiens dans le Chili et l'Argentine de la post-dictature; Anthropologie de la globalisation, culture du néolibéralisme, ethno-gouvernementalité, "gestion" de la différence culturelle et incorporation de la culture et de l'ethnie à l'économie politique globale des agences multilatérales de développement. Il a notamment publié en 1998 : Guerre et Ethnogenèse Mapuche dans le Chili Colonial. L'invention du Soi. Paris/Montréal, Editions L'Harmattan, France.

 
BUSTAMENTE Gonzalo. Licencié en Psychologie à l'Université de La Frontera, Temuco, sud du Chili. À travaillé auprès des communautés et organisations politiques du peuple Mapuche en tant que psychologue communautaire dans plusieurs champs de la question autochtone au Chili, notamment dans des initiatives en éducation interculturelle bilingue, en droits des enfants autochtones, en santé interculturelle et en défense des droits des peuples Autochtones. Acuellement il prépare un doctorat en Sciences sociales appliquées de l'Université du Québec en Outaouais, Canada, sous la direction du professeur Thibault Martin Ph.D. Sa recherche porte sur l'application du droit de consentement préalable, librement donné et éclairé des peuples Autochtones devant des projets extractifs au Canada et en Amérique Latine. Il est co-fondateur et coprésident de la première organisation étudiante de l'Université du Québec en Outaouais consacré à la question Autochtone.

 
CLOUD Leslie, Juriste, diplômée en droit international public de l’Université Panthéon-Sorbonne. Elle réalise actuellement un doctorat en droit public à l’IHEAL, relatif à la reconnaissance des droits des peuples autochtones au Chili et en Argentine depuis les indépendances et à son impact sur l’évolution du droit ainsi que l’organisation et les caractères de l’Etat. Ses recherches portent sur les droits des peuples autochtones, leur histoire juridique, les traités auprès des nations autochtones, le pluralisme juridique, les systèmes juridiques autochtones, les modes de gouvernance autochtone, l’Etat de droit, la justice constitutionnelle ainsi que les fondements du Droit. Elle est membre du projet SOGIP, projet de recherche comparative, global et multiscalaire sur les dimensions sociales, culturelles et politiques de la gouvernance et des droits des peuples autochtones.
 
KRADOLFER Sabine, anthropologue et sociologue, est actuellement chercheuse postdoctorale (boursière du Fonds national suisse pour la recherche scientifique) l’Université Autonome de Barcelone et à l’Université Nationale de Río Negro (Argentine). Sa thèse de doctorat, réalisée en cotutelle entre les universités de Lausanne et Paris III – Sorbonne Nouvelle, porte sur l’organisation sociale des communautés mapuche de la province de Neuquén (Argentine) : Quand la parenté impose, le don dispose. Organisation sociale, don et identité dans les communautés mapuche de la province de Neuquén (Argentine) Berne: Lang (2011). Entre 2000 et 2009, elle a travaillé à l'Université de Lausanne en tant qu'assistante diplômée, assistante docteure, professeure remplaçante et cheffe de projet de recherche.

 
LAVANCHY Anne, docteure en anthropologie, enseigne les Etudes genre à la Maison d'Analyse des Processus Sociaux (MAPS) de l'Université de Neuchâtel, en s'inspirant des théories du postcolonialisme et des études féministes et queer. Elle a mené ses recherches doctorales sur les négociations de l'identité autochtone mapuche au Chili, en s'intéressant particulièrement aux conséquences qu'entrainent les politiques de reconnaissance dans la vie quotidienne de femmes mapuche. Elle a effectué des séjours de terrain de plus de deux ans dans le sud du Chili où elle a aussi travaillé en tant que chercheuse invitée à l'Universidad de la Frontera, à Temuco.Elle a publié en 2009 Les langages de l'autochtonie. Enjeux sociaux et politiques des négociations identitaires mapuche au Chili, Neuchâtel : Institut d'ethnologie ; Paris : Maison des Sciences de l'Homme.

 
LE BONNIEC Fabien, docteur en anthropologie sociale et ethnologie, chercheur à l'IRIS/EHESS. Sa thèse: La fabrication des territoires Mapuche au Chili de 1884 à nos jours. Communautés, connaissances et État, traite des conditions d’émergence de la territorialité mapuche depuis la fin du XIXe siècle à nos jours, dans le contexte de l’incorporation de ce peuple autochtone à la nation chilienne. Elle met en exergue les pratiques des acteurs qui, dans différentes configurations historiques et sociales, ont contribué à transformer les demandes foncières formulées par des paysans métis en des revendications territoriales au nom du peuple Mapuche.

 
PANTEL Blaise, Directeur de la formation du Programme de Sociologie, Département de Sociologie et de Science Politique, Faculté des Sciences Sociales, Université Catholique de Temuco, Chili. Titulaire d’un DEA en « Etudes sur l’Amérique latine » de l’Institut Pluridisciplinaire d’Études sur l’Amérique Latine à Toulouse – IPEALT, de l’Université de Toulouse-le-Mirail, France (2001); Titulaire d’une Maîtrise de Sociologie, de l’Université de Toulouse-le-Mirail, France (2000); A été Allocataire de Recherche et Moniteur de l’Enseignement Supérieur au Département de Sociologie et d’Anthropologie de l’Université de Toulouse-le-Mirail, France (2001-2004). A développé de 2001 à 2004 des collaborations institutionnelles avec le Centro de Estudios del Desarrollo Local y Regional, CEDER, de l’Université de Los Lagos, Osorno, Chili, ainsi qu’avec l’Instituto de Estudios Indígenas et son Programa de Derechos de los Pueblos Indígenas, de l’Université de la Frontera, UFRO, Temuco, Chili. Depuis 2009 est enseignant au Département de Sociologie et de Science Politique de l’Université Catholique de Temuco, Chili. Est membre de la Red de Acción por los Derechos Ambientales, RADA, Chili. Enfin, est membre de l’organisation Observatorio Ciudadano au Chili où il a été Coordinateur du Programa de Derechos Indigenas de 2008 à 2010. Actuellement, poursuit ses recherches sur les stratégies politiques mapuche au niveau local et à l’échelle internationale.

 

SEPULVEDA Bastien, géographe, actuellement rattaché au laboratoire TVES à l’Université de Lille. Il s’est intéressé, dans le cadre de son doctorat, à la question territoriale autochtone, qu’il a abordée à partir du cas mapuche au Chili. Par la suite, ses travaux se sont concentrés sur les processus d’urbanisation dans les sociétés autochtones au Québec et au Chili. Actuellement, ses recherches portent sur l’intérêt que revêt l’approche géographique pour le traitement de la question autochtone, dans une perspective à la fois théorique et épistémologique
 

Guarani
(Brésil, Paraguay, Argentine , Bolivie)

BOIDIN Capucine,Membre du Creda UMR 7227, Ses thèmes de recherche sont langues Guarani, Multiculturalisme, Métissages, Guerres, Genre et études décoloniales. Elle a publié entre autre Guerre et métissage au Paraguay, Rennes, PUR, 2011; coordonné le dossier Anthropologie historique du Paraguay, Journal de la société des Américanistes, 2011, 97-2 et les dossiers «Philosophie de la libération et tournant décolonial» en 2010 (http://cal.revues.org/1620), 
« Déprovincialiser l’Université française » (2012). "Le double discours des politiques d’éducation interculturelle bilingue au Paraguay", Problèmes d'Amérique latine, 2014/2, n°92; Elle coordonne le projet ANR JcJc LANGAS (2011-2016) sur les langues guarani et quechua : http://www.iheal.univ-paris3.fr/fr/recherche/anr-langas    
 
CHAMORRO GRACIELA, paraguayenne a suivi des cours de musique et de théologie au Brésil. Depuis 1983 à Dourados (Mato grosso do sul) elle à travaillé avec les communautés kaiowà, a appris leur langue, étudié leurs rituels, en particulier les chants. Elle est docteur en théologie sur la spiritualité des Guaranis, a travaillé dans l’Institut des étudies missionnaire de l’université de Hambourg de 1999 à 2005. Elle a fait son premier post-doctorat à l'Université de Münster et le second à l'Institut des hautes études de l’Amérique latine à l'Université Paris III. Depuis 2006, elle est professeur d’histoire des autochtones à l’université fédérale de Grande Dourados et chercheuse du CNPq (équivalent brésilien du CNRS). Elle a coordonné en 2012-2014 le projet « Chants et danses Guarani Kaiowà » d’enregistrement de musique et des danses traditionnelles. De 2008 à 2010 elle a intégré un groupe technique de la FUNAI sur les études historico-anthropologiques des Terres Indigènes du sud du Mato Grosso du sud. En 2015 elle a réalisé et participé au projet « Musique indigène sur scène » patronné par le FIP-Dourados. En cette ocasion, Graciela a produit un spectacle scénique et musical à partir des chants autochtones. En 2016 elle a coproduit l’événement Tape Kurusu, croisement entre la culture autochtone et les arts de la scène. Parmi ses nombreuses publications : 1- História Kaiowa, dos primórdios aos desafios contemporâneos. São Bernardo do Campo, Editorial Ñanduti. 2015a; 2- avec COMBÈS, Isabelle. Povos Indígenas em Mato Grosso do Sul: História, Culturas, Transformações Sociais. Dourados, Editora da UFGD, 2015b.

 
DEMELENNE Dominique, docteur en sociologie de l'Université Saint Louis (Académie Louvain - Belgique). Directeur du département de Sciences Sociales de l'Université Catholique d'Asunción (Paraguay). Titulaire de cours en sociologie, sciences politiques et anthropologie. Chercheur reconnu par le CONACYT (Consejo Nacional de Ciencias y Tecnologia – Paraguay). Chercheur associé au CES (Centre d'études sociologiques – Université Saint Louis, Belgique). A accompagné le processus de création de la Direction Générale d'Education Indigène au Paraguay et actuellement accompagne la définition du Plan National des Peuples Indigènes de ce pays.
 
EDEB PIRAGI Philippe, anthropologue, responsable de projets et conseiller de l'organisation Aché, LINAJE (Liga Nativa por la Autonomía, Justicia y Ética) du Paraguay. A initié ses recherche de terrain chez les Aché en 1986 et s'est installé au Paraguay en 1994. Ses recherches portent sur le mode de socialisation de la forêt subtropicale, l'organisation socio-politique et la construction de l'identité collective (langue, territoire, rituels et symbolique,...) chez les chasseurs-cueilleurs Aché. Il étudie, également, l'impact de la sédentarisation forcée (1960-1978), du recul de la forêt et des bouleversements économiques sur le processus identitaire aché, et s'intéresse plus largement aux frontières et conflits interethniques (Aché vs. Guarani) modernes, ainsi qu'aux mouvements autochtones du Paraguay. Depuis le début des années 90, il tente de concilier le travail de recherches et une anthropologie impliquée l'orientant vers la construction, avec quelques familles aché et avá-guarani, d'un ''modèle de développement durable avec identité'', intégrant la santé, l’éducation interculturelle, la défense des Droits indigènes et la solidarité pluriethnique.

 
MORESTIN Frédéric, ergothérapeute de formation initiale, Ancien co-responsable du Master 2 « Parcours du handicap Neurologique » pour l’Université Pierre et Marie Curie – La sorbonne. il est actuellement consultant dans le cadre de missions pour différents acteurs de l’action sociale et du monde de l’entreprise. Construit par une pratique diversifiée (Santé mentale, Handicap, milieu carcéral), il a au fil du temps élargi ses horizons pour aborder un regard plus social. En 2007, ces rencontres le conduisent vers le Brésil et notamment vers les indiens Guarani de la ville de Sao Paolo (Brésil). Il y organise en compagnie de Gianni Puzzo( vidéo-cinéaste) , un projet « Guarani d’aujourd’hui et de demain : un passé vivant ». Ce projet trouve le soutien auprès de la Municipalité de Sao Paolo, des communautés Guarani et de l’université de Sao Paolo (USP). Ce projet singulier tend à offrir une action originale mêlant culture, abord social et approche préventive des risques « d’injustice occupationnelle ». Formateur et enseignant, il travaille avec des étudiants, en France ou à l’étranger, à partager ses expériences et explorations.

 

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