2/2018

LE COURRIER INTERNATIONAL SEMESTRIEL
DES PEUPLES AUTOCHTONES
www.gitpa.org

 

NOUVEAUX MEMBRES DES RÉSEAUX D'EXPERTS DU GITPA

AFRIQUE:
BAYENI Emmanuel,BIGOMBE LOGO Patrice,BOUBA Hawe, DIALLO Issa, ECZET Jean -Baptiste,
HANDAINE Mohamed, KOULININGA Abel, LOUNES Belkacem
ASIE:
NANTA Arnaud, NICOLAS Paul
PACIFIQUE:
CONDEVAUX Aurélie, BOENGIKH Sarimin Jacques
ARCTIQUE - GRAND NORD:
PLAQUIN Héloïse, HERRMANN Thora-Martinat, HERVÉ Caroline.
AMÉRIQUE LATINE : MORESTIN Frédérique

Accès aux CV des nouveaux membres

Les 7 réseaux régionaux d'experts du GITPA constituent
LE principal réseau d'experts francophones dédié au respect des droits des peuples autochtones

Accès à la liste alphabétique des 264 membres actuels



LETTRES ELECTRONIQUES ENVOYÉES DURANT LE 1er SEMESTRE 2018
(accès aux lettres électroniques sur la page d'acceuil du site)

Campagnes
(signalés au GITPA par ses réseaux d'experts)

Arctique – Grand nord
• Le troisième sexe social chez les Inuit. Interview de Bernard Saladin d'Anglure
Europe, 2 nouvelles du peuple autochtone same

Amérique nord
États -Unis: Le Président Trump s'attaque à 2 Monuments nationaux

Amérique latine
Mexique: Soutien à la lutte des peuples nahuas et totonaques contre les industries extractives
Pérou: Assasinat d'une chamane très respectée du peuple Shipibo-Konibo
Brésil-Paraguay: Web doc de la mission d'information guarani
Brésil: Soutien international à Benki Piyako, leader ashaninka.
Argentine-Chili: 2 évènements mapuche à Paris
Amazonie: Rencontres sur l'extractivisme (mai 2018)
Guyane française: Projet de la Montagne d'Or

Afrique
Mali: Violences entre Peuls et Dogons

Asie
Inde Cachemire-Jammu : Assassinat d'une fillette gujjar
Birmanie-Bengladesh: Mission d'information du GITPA sur les Rohingyas
Philippines: Attaques contre des leaders autochtones
Malaisie-Sarawak: Cartographie Penan, Jeux Olympiques Tokio, Film Gold Case
Bengladesh: L'épouse du roi des Chakma violemment agressée

Pacifique
Australie: Bilan calamiteux sur la stratégie "Closing the Gap"

Évènements

Émissions France Inter :Voyage en terres indigènes: Une histoire oubliée des peuples francophones
• Règlement général pour la protection des données RGPD
• Conférence de Françoise Morin: De l'ethnie à l'autochtonie. Science Po



ACTUALITÉS DES PUBLICATIONS
( livres, rapports)



ABOUBACRINE Talkalit Walet
, 2018, Savoirs endogènes et développement de l'élevage en milieu Touareg.EUE.140p.

Le développement est le mot le plus utilisé en Afrique sahélienne. Pourtant il reste très ambigu. Est-ce qu'il faut le comprendre comme le fruit d'un mélange équitable entre facteurs endogènes et facteurs exogènes, un mélange entre tradition et modernité ? Les ruraux ont des croyances, une appartenance et une structure traditionnelles qui donnent un sens à leur vie et ne pas tenir compte revient à saper la base sur laquelle repose toute la collaboration. D'où la plupart des échecs des programmes d'aide au développement. Il est d'autant plus surprenant de constater à quel point les savoirs techniques populaires restent peu connus de l'ensemble des opérateurs de développement de terrain qui se partagent à leur égard, entre l'ignorance et le mépris.La prise en compte des savoirs traditionnels est un facteur incontournable pour le développement de l'élevage. Toute intervention en milieu rural ayant pour objet un développement quel qu'il soit doit tenir compte du caractère, des valeurs, des besoins et de l'organisation de la population concernée, en élaborant des programmes de développement à partir de cette base.

BAROIN Catherine, COOPER Barbara T., 2018, La Honte au Sahel. Pudeur, respect, morale quotidienne. L'Harmattan, 235p.

« La mort plutôt que la honte » est un dicton répandu au Sahel. La honte est une réalité sociale complexe très éloignée du sens étroit de ce terme tel qu'il est compris dans le monde occidental. La crainte de la honte et les efforts pour ne pas s'y exposer guident les moindres moments de la vie quotidienne des habitants du Sahel. De quelle façon ce registre moral essentiel est-il lié à l'histoire de cette région ? Comment influe-t-il sur les conduites personnelles ? Toutes ces questions sont abordées dans ce livre, au travers de situations particulières.

BASCHET Jérome, 2018, Défaire la tyrannie du présent Temporalités émergentes et futurs inédits. La Découverte,

Le manque de temps est l’une des pathologies de l’homme moderne. Elle s’aggrave sans cesse dans notre monde soumis à la tyrannie de l’urgence, saturé d’écrans chronométriques et exigeant toujours plus d’efficacité, de rapidité, de calculs et d’anticipations à court terme. Quant à notre rapport au temps historique, au passé et au futur, il a été entièrement bouleversé au cours des dernières décennies. Alors que dominaient jadis la foi dans le progrès et la certitude d’un avenir meilleur, nous vivons désormais le règne sans partage du présent perpétuel. Dans une langue à la fois lumineuse et érudite, cet essai intense s’efforce, en s’appuyant notamment sur l’expérience rebelle des zapatistes du Chiapas, d’identifier des modalités émergentes du rapport au temps et à l’histoire – ce dont découlent aussi quelques propositions visant à arracher le savoir historique à l’étouffement présentiste. Sans en revenir au futur de la modernité, connu d’avance et garanti par les lois de l’histoire, il s’agit – et c’est un enjeu politique majeur de notre époque – de rouvrir le futur, de faire place au désir de ce qui n’est pas encore, sans l’enfermer dans aucune forme de planification. Jérôme Baschet nous invite ainsi à repenser la temporalité révolutionnaire, loin des schémas convenus d’un Grand Soir toujours remis à plus tard ou d’un enfermement dans le pur instant de l’action immédiate. Il s’agit au contraire de poser les bases qui permettent de tenir ensemble incandescence du maintenant et souci de l’à-venir, agir présent et anticipation stratégique, sens de l’urgence et nécessité de la préparation.

BOUCHARD Aurore - Russel, 2017, La Piste des Larmes - Un Canadien français témoin du génocide des Indiens des Grandes Plaines.530p.

Un homme originaire de Québec, dont la veuve et les enfants ont migré à Roberval à la fin du XIXe siècle, a participé au génocide des Indiens des Grandes Plaines, l'un des épisodes les plus sordides de l'histoire des États-Unis. Membre d'une milice d'État, puis des Dragons et de la cavalerie, Eugène Roy a servi sous les drapeaux de 1846 à 1861. Il a également tenu un journal pendant les trois dernières années de cet engagement singulier, lequel est publié pour la première fois dans un livre intitulé La Piste des Larmes. Cet ouvrage copieux, comme en font foi ses 530 pages, porte la griffe de Russel-Aurore Bouchard. Lancé samedi au Centre d'histoire et d'archéologie de la Métabetchouane, il comprend un survol du contexte historique dans lequel a évolué le Canadien français, ainsi que des éléments biographiques. L'essentiel du texte, cependant, est formé de ses mots à lui. Ils constituent un témoignage unique, précieux parce qu'il décrit la réalité sans fard. Un diamant noir dont le manuscrit repose à la Société historique du Saguenay depuis 1937.

BOUSQUET Marie -Pierre, 2018, Les Anicinabek, du bois à l'asphalte : le déracinement des Algonquins du Québec. Renaud-Bray, 336p.

'histoire des Algonquins ou Anicinabek est marquée de ses origines à nos jours par des bouleversements liés aux disputes territoriales entre groupes amérindiens puis, avec l'arrivée des Blancs, aux conséquences du commerce des fourrures, de la colonisation de l'Outaouais, du Témiscamingue et de l'Abitibi, et aux diverses politiques d'exclusion, de sédentarisation et d'assimilation forcée des gouvernements successifs au Canada. L'ouvrage de l'anthropologue Marie-Pierre Bousquet évoque la modification de la perception de l'espace par les Anicinabek durant la longue transition entre nomadisme et sédentarité, le passage de la vie dans le bois sur leurs territoires de chasse au confinement sur des réserves ou des établissements, ainsi que les effets de la colonisation sur leur langue, leur culture, leur mode de vie, leur éducation et leur santé. L'auteure décrit la vie actuelle des Anicinabek dans leurs différents habitats, la réserve, la ville et le bois, ainsi que le fossé qui s'est établi entre les générations, celle qui a connu la vie sur le territoire de chasse familial, celle qui a vécu les pensionnats, et celle des jeunes pris entre une tradition idéalisée et l'appel de la modernité, à la recherche d'une identité qui leur soit propre. Elle y aborde enfin le futur des communautés anicinabek, leur volonté de protéger leur langue et leur culture, de réduire les problèmes sociaux au sein des réserves, de faire aboutir par la négociation les conflits politiques qui perdurent avec la société et les différents paliers de gouvernement du Canada et du Québec.


CAYOL Marie
, 2018, MASAYESTEWA Un fermier hopi, Cardére Éditeur, 152p.

Le climat aride a toujours été une contrainte forte en Arizona. Enclavé dans le territoire navajo, le peuple hopi a su adap- ter la culture du maïs – sa nourriture de base – pour survivre. De cette exigence pédoclimatique est née toute la philoso- phie hopi. À travers le quotidien de Masayestewa, ses paroles de sagesse et les expériences que Marie et Pierre Cayol partagent à ses côtés au cours des séjours nombreux depuis 1981, Marie nous guide dans l’univers hopi qui forme un monde à part et perdure depuis plus de mille ans. Le travail d’agriculteur de Masayestewa, réglé sur le cycle des saisons, est inséparable de sa fonction de chef spirituel qui organise des rituels au cours desquels interviennent les Katsinas – danseurs masqués représentant les esprits de la nature – pour demander la pluie. Ce livre témoigne de l’attachement des Hopis à vivre, se perpétuer et prospérer à l’endroit où ils se trouvent dans une re- lation forte, intime, pure, brute, à leur environnement, et dans le respect des traditions et des autres cultures. Il clôt une tétralogie concernant les quatre populations les plus connues des Natifs du sud-ouest de l’Amérique septentrionale : • Apaches – Le Peuple de la Femme peinte en Blanc a paru en 2006 aux Éditions le Rocher (coll. Nuage rouge) • Navajo Mountain – La Tête de la Terre-mère – Naatsis’ààn est publié en 2010 chez Cardère éditeur • Chez les Pueblos du Nouveau-Mexique est sorti en 2015 chez OD Éditions (coll. Indiens de tous pays).


CLÉMENT Daniel
PUL Presse Universitaire Laval

Les récits de notre terre. Les Innus, 162p.
Les Innus, par tradition un peuple de chasseurs, piégeurs et cueilleurs du Subarctique oriental, étaient connus anciennement sous le nom de Montagnais. Économie oblige, avec le temps et les contacts extérieurs, ils se sont faits médecins, avocats, conducteurs de machinerie lourde, pêcheurs commerciaux, chanteurs, artistes et écrivains. Bref, ils se sont inscrits dans le processus des activités économiques contemporaines tout en conservant leur identité propre. Ce recueil de récits d’origine innue se veut une contribution à la connaissance de ce peuple culturellement riche et complexe.

Les récits de notre terre. Les Atikamekw, 158p.

Les Atikamekw, selon la graphie vernaculaire, constituaient par tradition un peuple de chasseurs, cueilleurs, piégeurs et pêcheurs nomades, bien qu’au fil des siècles, ils aient aussi développé une grande expertise dans plusieurs domaines économiques dont la foresterie, le tourisme et l’artisanat. Les Atikamekw ont une très longue histoire d’occupation de leur territoire et d’utilisation de ses ressources qui remonte, dans les sources écrites, au début de la période de contact et, dans les sources orales, à une époque bien antérieure. Ce recueil de récits présente plusieurs facettes de leur société.

CNCDH, 2018, Les Essentiels de l'étude sur les droits de l'homme dans les Outre-mer

En 2016, la CNCDH a décidé de consacrer une étude à l’effectivité des droits de l’homme dans les Outre-mer français. En tant qu’Institution nationale de promotion et de protection des droits de l’homme, elle s’est penchée sur ces territoires de la République trop souvent méconnus et où les citoyens subissent régulièrement des violations de leurs droits fondamentaux. L’éloignement géographique, les différences culturelles et les spécificités institutionnelles ne sauraient en aucun cas justifier que tant de femmes, d’enfants et d’hommes voient leurs droits mal reconnus, mal respectés et mal protégés. L’étude a été conçue dans le but de dresser, sans prétention d’exhaustivité, un état des lieux des droits de l’homme dans les territoires ultramarins et de formuler des recommandations concrètes pour favoriser leur effectivité. Aussi, en mettant en lumière certaines solutions et bonnes pratiques innovantes portées par les acteurs locaux, elle espère pousser à la concrétisation du fourmillement d’idées dont regorgent ces territoires.

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COULTHARD Glen Sean
, 2018, Peau rouge, masques blancs. Contre la politique coloniale de la reconnaissance. LUX humanités,

Le paradigme hégélien de la reconnaissance, admirablement critiqué par Frantz Fanon dans l’œuvre phare à laquelle ce livre rend hommage, est aujourd’hui évoqué, sous sa forme libérale, dans les débats entourant l’autodétermination des peuples colonisés, notamment les peuples autochtones d’Amérique du Nord. Politologue et militant, membre de la Nation dénée du Nord-Ouest du Canada, l’auteur reprend ici la critique fanonienne et démontre en quoi cette reconnaissance ne fait que consolider la domination coloniale. Cet ouvrage de théorie politique engagée appelle à rebâtir et redéployer les pratiques culturelles des peuples colonisés sur la base de l’autoreconnaissance, seule voie vers une réelle décolonisation. Penseur marxiste, Coulthard sait que le marxisme ne peut s’appliquer tel quel à la lutte des Autochtones, mais il en souligne la contribution potentielle et signe ici un véritable traité de combat décolonial et anticapitaliste.

CRIEM, 2018, ATELIER 10. Vivre ensemble à Montréal: épreuves et convivialités.

Vingt-quatre textes écrits à plusieurs mains composent cet ouvrage qui dévoile les multiples usages que les Montréalais font de lieux parfois connus, parfois moins. Des essais et des études de cas alternent avec des témoignages ancrés dans les expériences du quotidien, explorant les convivialités comme les tensions qui tissent les liens entre les espaces et les citoyens. Ils abordent les lieux de sociabilité, les modalités d'appartenance à la ville et l'organisation des façons de vivre ensemble. Cet ouvrage du Centre de recherches interdisciplinaires en études montréalaises (CRIEM) a été élaboré dans la perspective du 375e anniversaire de Montréal.

DOCIP Note de synthèse de la 17eme session de l'Instance permanente sur les questions autochtones 16 avril – 27 avril 2018, Accès à la Note

Cette synthèse résume les notes prises au cours de la conférence ainsi que les déclarations recueillies par les services du Docip, qu’il est possible de consulter en intégralité ici. Les débats à l’objet de ce document se rapportent qu’à la première semaine de conférences, du 16 au 20 avril 2018. Les dialogues interactifs du 17 et du vendredi 20, ainsi que les sessions plénières figurent dans ce document, y compris l’audience informelle organisée par le Président de l’Assemblée Générale, le 17 avril. La liste exhaustive des membres actuels de l’Instance Permanente est présentée en annexe I, et la liste des abréviations utilisées dans ce document est proposée en annexe II.


EGAN Timothy,
2018, L'Attrapeur d'ombres. La vie épique d'Edward S.Curtis, Albin Michel

Charismatique et visionnaire, Edward S. Curtis (1868-1952) a immortalisé à travers ses photos l'univers des Indiens d'Amérique et son oeuvre gigantesque est aujourd'hui mondialement reconnue. Journaliste au New York Times, récompensé par le prix Pulitzer et le National Book Award, Timothy Egan nous fait partager la formidable aventure artistique, ethnologique et humaine à laquelle Curtis consacra toute sa vie et pour laquelle il a tout sacrifié. Havasupais du Grand Canyon, Pueblos, Blackfeets, Cheyennes, Arapahos, Yakimas ou encore Salishans : pendant près de trente ans, Curtis a parcouru le continent à la rencontre de plus de 80 tribus alors largement méconnues, faisant preuve de persévérance pour gagner leur confiance. En 1930, au terme de ce projet insensé, il avait pris environ 40 000 clichés et rédigé des milliers de pages dont il publia une partie dans les vingt volumes de son impressionnante série : L'Indien d'Amérique du Nord. En son temps critiqué par certains, mais soutenu par Theodore Roosevelt et J.P. Morgan, il est désormais considéré comme l'un des premiers photojournalistes, doublé d'un véritableanthropologue. Car en mettant ses talents d'artiste au service de l'Histoire, celui que les Indiens nommèrent « l'Attrapeur d'Ombres » réussit le pari de saisir pour l'éternité la beauté d'un monde à jamais disparu.

EKOMIE OBAME Landri, 2018, Les Bushinenge de Guyane. Rites et croyances autour du textile, L'Harmattan, 202p.

L'auteur, en partant des différents usages du textile des Bushinengué, ouvre une fenêtre sur l'univers culturel de cette société afro-amazonienne encore très mal connue. Il amène le lecteur à comprendre que, en prenant en compte l'expérience de la plantation et en s'adaptant au nouvel environnement amazonien, la culture bushinengué a pris une nouvelle trajectoire tout à fait originale.

FRONTIÈRES, 2018, Morts et Mondes autochtones. UQAM,

À travers une perspective anthropologique et des enquêtes de terrain, ce numéro de Frontières proposera un regard comparatif sur les pratiques, les savoirs et les conceptions de la mort et du deuil chez différents groupes autochtones d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud et d’Australie. Considérant le rituel comme la pierre angulaire de ces pratiques et de ces savoirs, il mettra l’accent sur les rites funéraires, révélateurs de conceptions singulières de la vie et de la mort.


GIRARD Camil, BRISSON Carl
, 2018, Reconnaissance et exclusion des peuples autochtones au Québec. Du Traité d’alliance de 1603 à nos jours. U Laval. 278p,

De l’alliance de 1603 à la Proclamation royale de 1763, les peuples autochtones sont reconnus comme des alliés, partenaires du commerce, ou pour leur participation aux guerres de l’Empire. Avec la création du Canada en 1867 s’amorce la mise en place d’une politique canadienne qui, au-delà des grands principes de reconnaissance, s’enferme dans une série de lois discriminatoires qui aboutissent, en 1876, à la Loi sur les Indiens du Canada… Cette loi, comme une camisole de force, en vient à qualifier pour disqualifier les autochtones sur le plan de la reconnaissance tant politique que juridique. Il faudra attendre les années 1970 pour que s’amorce une difficile déconstruction de l’histoire d’un système de discrimination systémique. Propos du premier ministre René Lévesque lors des discours en appui à la motion de l’Assemblée nationale du Québec qui reconnaît les nations autochtones du Québec (20 mars 1985) : « En terminant, on me permettra, M. le Président, de proposer, conformément à plusieurs recommandations qu’on a reçues depuis le dépôt de la présente motion, que le mot bande qui est très courant, mais pas partout chez nos concitoyens amérindiens, soit remplacé par le mot communauté, au cinquième paragraphe de la motion. Ce nouveau terme, qui est tout simplement plus englobant que le précédent, est également plus respectueux de la diversité des nations autochtones et convient mieux, en particulier, lorsqu’on s’adresse aux Inuits. Il pourrait aussi permettre, le cas échéant, de conclure des ententes avec une communauté autochtone composée d’un groupe d’Indiens important, mais qui seraient sans statut ou hors réserve, et on sait qu’il y en a plusieurs milliers chez nous. » (Assemblée nationale du Québec, 19 mars 1985)

 

GRAIN DE SEL, 2018 Le pastoralisme a -t-il encore un avenir en Afrique de l'ouest?

Inter-réseaux a entamé en 2015 un cycle de réflexion et d'échanges sur le pastoralisme en Afrique de l'Ouest. Ces échanges ont permis de souligner à quel point l'avenir du pastoralisme dans la région dépendra d'une réelle vision commune entre acteurs sahéliens et côtiers. Ce double numéro de la revue Grain de sel, en confrontant de multiples points de vue et connaissances, s'inscrit dans cette construction.

LA VOIX DES AUTOCHTONES, 2017

Le Bulletin electrinique par le Groupe de travail sur les populations/communautés autochtones de l'Union Africaine. Numéro 1
MANDAT ET MEMBRES ACTUELS DU GTPA
LE GTPA EN ACTION
Banjul 2016 et nouveau membre du Groupe de travail
Attirer l’attention sur le sort tragique des femmes et filles autochtones
Cours avancé sur les droits de l’Homme: droits des populations autochtones d’Afrique
Rapport sur les industries extractives et les populations autochtones en Afrique
NOUVELLE DE NOS MEMBRE ET POINTS FOCAUX
La Convention vivante
Les Imazighen d’Afrique du Nord et de l’Ouest
Le méga-développement et les projets extractifs placent les communautés autocoht14 à la croisée des chemins
Les populations autochtones de la République centrafricaine 16 Accés au Bulletin


GUILLEMOT François
, 2018, Viêt-Nam, fractures d'une nation Une histoire contemporaine de 1858 à nos jours. La Découverte,

Le Viêt-Nam, connu pour sa lutte héroïque pour l’indépendance, fut un des grands mythes du XXe siècle. Entre décolonisation et guerre fratricide, son histoire apparaît comme exemplaire mais que sait-on de ses fractures internes ? Quels furent les chemins des possibles pour ce pays colonisé et décolonisé dans la violence ? Quelles furent ses sources d’inspiration ? Quels types de révolutions et de guerres ce pays a-t-il traversé au cours du XXe siècle ? Cet ouvrage nous convie à une exploration inédite du Viêt-Nam « vu de l’intérieur » de l’empire démantelé pendant le XIXe siècle à l’État-nation réunifié d’aujourd'hui. Cette perspective permet de mieux comprendre le fonctionnement du pays, dirigé par un État-Parti, et de penser plus largement le Viêt-Nam contemporain dans un monde asiatique confronté à la puissance chinoise et la mondialisation. Elle permet également de saisir l'enchevêtrement des dominations internes (coloniales et postcoloniales) et la persistance de certaines lignes de fractures. Pour accompagner ce récit, l’auteur mobilise des documents et des sources peu connus et propose des encadrés sur des thématiques clés.

KINEW Wab , 2018, La Force de marcher, Mémoire d'encrier, 312p.

Hommage d’un fils à son père, La force de marcher raconte la vie de Tobasonakwut, chef Anishinaabe de la nation Ojibwé. Survivant des pensionnats autochtones, grand chef et défenseur des droits civiques dans les années 1960-1970, il a mené, malgré le cancer qui le rongeait, une grande entreprise de réconciliation qui demeure l’un de ses plus importants legs. Ce récit témoigne du combat et des chemins de résistance des Premières Nations du Canada.

KORNELIUSSEN Niviaq, 2018, Homo Sapienne, Ed La peuplade. 232p.

Révélant une voix exceptionnelle, Homo sapienne suit la vie de cinq jeunes dans la ville de Nuuk, capitale du Groenland. Ils vivent des changements profonds et racontent ce qui, jusqu’à maintenant, a été laissé sous silence : Fia découvre qu’elle aime les femmes, Ivik comprend qu’elle est un homme, Arnaq et Inuk pardonnent et Sara choisit de vivre. Sur «l’île de la colère», où les tabous lentement éclatent, chacune et chacun se déleste du poids de ses peurs. Niviaq Korneliussen manie une langue crue, sensible et indomptée. Elle parle du désir universel d’être soi, socialement, intimement, confiante que les cœurs et les corps sauront être vrais. _ Née en 1990, Niviaq Korneliussen a grandi à Nanortalik, au sud du Groenland. Homo sapienne marque un tournant dans l’histoire littéraire groenlandaise en rejoignant un lectorat en dehors de la terre natale. Selon The New Yorker, l’écrivaine inuite s’affirme avec ce premier livre comme la «nouvelle étoile du Nord».

L'HISTOIRE (Revue), 2018, Les Berbères, 98p.

Aujourd’hui dans le Rif marocain, hier en Kabylie, les Berbères, population autochtone d’Afrique du Nord, revendiquent la reconnaissance de leur langue et de leur culture. Depuis Jugurtha, en passant par la Kahina, Lalla Fatma n’Soumer ou plus près de nous Aït Ahmed, leurs héros et héroïnes, incarnent l’esprit de résistance face aux conquérants romains, arabes puis coloniaux. Il a fallu le printemps berbère de 1980 puis les émeutes de 2001 en Kabylie pour que leurs revendications commencent à être entendues. Comme nous le rappellent Benjamin Stora et Tassadit Yacine, les combats que livrent les Berbères pour la pluralité sont l’un des grands défis lancés aux États maghrébins.
Par Ahmed Boukous, Pascal Buresi, Isabelle Chiavassa, Hélène Claudot-Hawad, Pierre Darmon, Karima Dirèche, Christine Hamdoune, Lucien Jerphagnon, Julien Loiseau, Gabriel Martinez-Gros, Bernard Nantet, Virginie Prevost, Claire Sotinel, Benjamin Stora, Giusto Traina, Pierre Vermeren, Tassadit Yacine, Alice Zeniter

LEFORT-MARTINE Tristan, 2018, Des Droits pour la nature ? L'expérience équatorienne, L'Harmattan 130p,

L'idée de « droits de la nature » n'est plus seulement une hypothèse curieuse de philosophe ni un élément rhétorique en défense de la « Terre-Mère », elle a donné lieu à une institution juridique concrète et à un début de jurisprudence. Depuis 2008, la Constitution de l'Equateur fait de « la Nature, ou Pacha-Mama » une personne juridique. Elle lui a attribué des droits, indépendants des droits des personnes humaines, exigibles devant les tribunaux. Il s'agit ici d'analyser cette institution si particulière et d'en dégager les enjeux philosophiques.

MORALI Laura, 2018, AIMITITAU! Parlons nous. Mémoire d'Encrier. LEGBA 328p.

Correspondances entre écrivains des Premières Nations & écrivains québécois. José Acquelin, Anne-Marie Saint-Onge André, Joséphine Bacon, Nahka Bertrand, Yves Boisvert, Denise Brassard, Domingo Cisneros, Alain Connolly, Jean Désy, Jean Duval, Violaine Forest, Jean Pierre Girard, Louis Hamelin, Lison Mestokosho, Rita Mestokosho, Andrée A. Michaud, Isabelle Miron, N. Scott Momaday, Laure Morali, Jean Morisset, Joan Pawnee Parent, Annie Perrault, Louis-Karl Picard-Sioui, Jean-Charles Piétacho, Roméo Saganash, Robert Seven-Crows, Jean Sioui, Guy Sioui Durand, Yves Sioui Durand.

NICOLAS Paul, 2018, La fabrique d'une minorité. Les Jummas au Bangladesh. L'Harmattan, 174p.

Des minorités discriminées sur des bases nationales, ethniques, culturelles ou religieuses existent un peu partout dans le monde. Mais pour les Jummas du Bengladesh, comment en est-on arrivé là ? Il s'agit pour Nicolas Paul de décrire la « fabrique » d'une minorité opprimée. Ce terme fabrique signifie que ce processus est contingent et non orienté vers une fin. Cette étude cherche à évaluer comment ces minorités sont encore menacées, quelles formes de domination ont-elles subies ?

NICOLAS Paul, 2018, La fabrique d'une communauté transnationale L'Harmattan. 272p.

En 1987, 72 jeunes garçons jummas arrivent en France, exfiltrés des camps de réfugiés en Inde et sont placés dans des familles d’accueil. Trente ans plus tard, une communauté de près de 400 jummas ou Franco-jummas, en lien avec leur région d’origine, les Chittagong Hill Tracts au Bangladesh, existe en France. Ce livre décrypte les étapes de la fabrique de cette communauté transnationale.

RECHERCHES AMÉRINDIENNES AU QUÉBEC RAQ , 2018, Habitation : imaginaires et réalités autochtones. 212p

Les collaborateurs : Gaëlle André-Lescop, Mathieu Avarello, Myriam Blais, Marie-Pier Breton, Andréanne Brière, André Casault, Paul Charest, Geneviève Cloutier, Matthieu Déborbe, Caroline Desbiens, Suzanne Laure Doucet, Gérard Duhaime, Caroline Hervé, Nathalie Kermoal, Pascale Laneuville, Colleen Lashuk, Frédéric Laugrand, Guillaume Lévesque, Aude Maltais-Landry, Émilie Pinard, Érick Rivard, Carmen Rock, Laurence St-Jean, Aude Therrien, Geneviève Vachon, Marie-Ève Vaillancourt.

ROSTKOWSKI Joëlle, 2018, N.Scott Momaday.The sense of the sacred. UNESCO

This book brings a deeply informed international perspective on the work and life of N. Scott Momaday, UNESCO Artist for Peace, poet, novelist, storyteller, playwright and painter. In 1969, first American Indian to win the Pulitzer Prize for House Made of Dawn, Momaday paved the way for the recognition of several generations of gifted Native American writers. Momaday’s voice has contributed to a better understanding and greater visibility of Native American cultures, communities, and traditions beyond regional and national borders. In his capacity of Artist for Peace at UNESCO he became an emblematic figure of the cultural renaissance of Native Americans and of Indigenous rights on the international scene. This book puts in evidence Momaday’s role as an emissary of Native values and his contribution to intercultural dialogue. Richly illustrated, it presents some of his most significant drawings, paintings and etchings. The combination of poetry and visuals brings to light the complementarity of both modes of expression in Momaday’s work.
Cet ouvrage est en cours de traduction en français

 

TORNAY Serge A.M. , 2018, Ethnographie des fusils jaunes Tome 2 Ethiopie 1972-1973 L'Harmattan, , 236p

Sous le titre Ethnographie des Fusils Jaunes, Serge Tornay a entrepris la publication de l'essentiel de ses journaux de terrain chez les Nyangatom de la basse vallée de l'Omo en Éthiopie, des carnets de route commencés en 1970. Le Tome I, paru en 2017, relate les premières missions en 1970 et 1971, et voici le Tome II qui retrace, pour 1972, les aléas climatiques et guerriers de la vie de ces pasteurs du monde nilotique. Les photographies intérieures reproduites en Noir et Blanc sont une source importante de connaissance d'un peuple demeuré à l'écart du monde extérieur jusqu'au début des années 1970

 

TRUC Olivier, 2018, La Montagne Rouge, Babelio,

Au pied de la Montagne rouge, une pluie torrentielle épuise les hommes du clan Balva chargés de l'abattage annuel des rennes. Dans le brouillard, Petrus, le chef sami, n'en croit pas ses yeux : des ossements humains viennent d'être découverts dans son enclos. Qui est ce mort sans tête ? Voilà de quoi relancer la bataille juridique entre forestiers suédois et éleveurs lapons. La police des rennes doit agir avec prudence. Surtout lorsque l'enquête révèle de sombres replis de l'histoire suédoise.

WALKER Sunny, 2018, Le Paien, ARIIRAU, Au vent des iles.340p.

Sunny Moana’Ura Walker est une figure du paysage culturel poly­nésien. Ce roman biographique retrace son parcours de vie atypique et le révèle aux trois âge de sa vie qui l’a mené jusqu’au marae Tupuhaea, dans la vallée de Hamuta. À travers son témoignage, nous voyageons dans le temps et dans l’espace, du Rurutu de la fin des années cinquante jusqu’au Tahiti d’aujourd’hui, en passant par l’Amérique, la France et l’Afrique. Une trajectoire au cours de laquelle il s’éveille à une spiritualité animiste et polythéiste, qui le conduit notamment sur la pi­rogue traditionnelle Faafaite. L’homme qui voue un culte aux ancêtres et se dit lui-même «païen», se dévoile comme un exemple de liberté, d’intégrité et d’amour pour son pays, pour ses ancêtres.

WIEWORKA Michel, LE BRAS Hervé, IGREJA Rebecca,GUERIN-PACE France, FILIPPOVA Elena, 2018, Diviser pour unir ? France, Russie, Brésil, États-Unis face aux comptages ethniques, MSH, 204p.

Race, religion, origine géographique, différences culturelles, etc. Faut-il en faire des catégories pour mesurer et compter la population ? Le débat va et vient depuis les années 1980 dans une France de tradition assimilationniste. Pourtant, les années 2000 font l'objet d’un tournant lorsque la question de pose de manière frontale : faut-il accepter, refuser, tolérer les « statistiques ethniques » dans la statistique publique ? L’ouvrage, rédigé par une équipe de chercheurs internationale et pluridisciplinaire (sociologie, démographie, histoire, géographie, anthropologie) qui a conduit la recherche aux États-Unis, en Russie, et au Brésil, présente deux caractéristiques singulières : il propose d’un côté non pas tant une ou des positions mais plutôt une analyse des termes et des évolutions du débat lui-même dans ces quatre pays ; il montre de l’autre comment chaque contexte national et historique façonne les débats, au-delà d’un clivage politicien.


FILMO/ VIDÉO - GRAPHIE


Ce silence qui tue
,
2018, Kil O'Bomsawin, 76'

En 2014, la GRC (Gebdarmerie Royale du Canada) révélait un rapport à la conclusion sans appel : 1 181 femmes autochtones avaient disparu ou été assassinées. On peut même estimer qu’au Canada, ces femmes ont huit fois plus de risques d’être assassinées que n’importe quel autre citoyen. Mais l’indifférence semble régner. Pourquoi ? Que faire ? Policiers, juges, proches de femmes assassinées, travailleuses du sexe, militantes, victimes d’abus : la cinéaste Kim O’Bomsawin a récolté leur parole à travers le Canada pour mieux comprendre les différentes facettes de cette insupportable réalité et peut-être enfin réussir à briser Ce silence qui tue.

Celui qui a deux âmes 2016, Fabrice Luang-Vijas

Dans un monde Inuit, Celui qui a deux âmes est confronté au choix du genre, être un homme ou être une femme. Talentueux aussi bien à la chasse, comme un homme, qu'à coudre, comme une femme, au fil des rêves et des rencontres, son avenir et son bonheur se dessinent.


Cheval Indien
, 2018,

Entre 1870 et 1996, environ 150 000 enfants autochtones ont été déplacés dans ces écoles, qui sont largement responsables de leur génocide culturel, selon la Commission de vérité et conciliation du Canada. Cheval Indien plonge dans la réalité de l’un de ces enfants : le jeune Saul Cheval Indien, qui survit aux horreurs des pensionnats autochtones grâce à sa curiosité et son talent pour le hockey. Georges Privet compare le long métrage, adapté du livre éponyme de l’auteur ojibwé Richard Wagamese, aux Garçons de Saint-Vincent (The Boys of St. Vincent), qui revient sur le scandale des enfants abusés par des frères catholiques à Terre-Neuve dans les années 1970, et à 42, film sur le joueur de baseball noir Jackie Robinson et les réalités du racisme dans le sport. Mais ça va beaucoup plus loin que ça. C’est un de ces films dont la magie tient vraiment à son récit.


Collisions, 2016, Lynette Wallworth.18'

C'est un voyage immersif au fond du désert australien Pilbara sur les terres du vieil aborigène Nyarri Morgan et de la tribu Martu, qui vécurent sans contact avec la civilisation occidentale jusque dans les années 60. Nous partons en immersion avec Nyarri autour de cette fameuse rencontre pour revivre l’impact de la collision dramatique entre le monde traditionnel de Nyarri et le nouveau monde occidental de science et de technologie : le moment où, sans contexte ni avertissement, il est témoin d’un essai nucléaire.Cette expérience à 360 degrés en 3D, évoque un portrait révélateur des modes de vie conflictuels et assume un nouveau dispositif de storytelling saisissant dans lequel une technologie de pointe sert à créer une connexion humaine. Un film chargé d’émotion. "Nyarri a attendu très longtemps pour raconter son extraordinaire histoire.
"

 

Cusco frente a Goliath - Le "Buen vivir" face à l'extractivisme, 2018, Valérie Varin, 77'

Derrière les images d’Epinal du Pérou vantant ses vestiges et traditions, combien s’imaginent la lutte menée pour en garder l’essence ? Le "Buen Vivir" andin est menacé par l’extractivisme : logique économique de pillage des matières premières du Sud global, saccageant territoires et cultures locales, alimentant le marché mondial. 20 % des Andes péruviennes en concessions minières ! Que faire face aux logiques de la course aux matières premières et à la division internationale du travail ? De plus en plus de péruviens se retroussent les manches avec cœur, créativité et détermination. Pour beaucoup il est urgent de repenser le monde en s'inspirant des communautés originaire ou via le biocentrisme.


Hostiles
, 2018, Scott Cooper, 2h14.

En 1892, le capitaine de cavalerie Joseph Blocker, ancien héros de guerre devenu gardien de prison, est contraint d’escorter Yellow Hawk, chef de guerre Cheyenne mourant, sur ses anciennes terres tribales. Peu après avoir pris la route, ils rencontrent Rosalee Quaid. Seule rescapée du massacre de sa famille par les Comanches, la jeune femme traumatisée se joint à eux dans leur périple. Façonnés par la souffrance, la violence et la mort, ils ont en eux d’infinies réserves de colère et de méfiance envers autrui. Sur le périlleux chemin qui va les conduire du Nouveau-Mexique jusqu’au Montana, les anciens ennemis vont devoir faire preuve de solidarité pour survivre à l’environnement et aux tribus comanches qu’ils rencontrent.

L'homme qui a tué Dieu (OH oen que matou Deus) 15'

Court-métrage franco-brésilien, comédie noire/action.
Synopsis : Wem Tom, un jeune Indien d'Amazonie, réalise qu'il n'y a plus de gibier dans la forêt et décide de se mettre à la chasse à l'homme blanc... Pour l'instant le film a était diffusé dans 6 festivals* ou il a reçu 5 prix. *(a Paris, New York, Rio De Janeiro, Sao Paulo...) Lien vers Viméo

Les Morts et les autres », tropicales funéraillse, 2018, Renée Nader Messora et Joao Salaviza,

C’est un peu comme si Jean Rouch avait rencontré le Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul, révélé à Cannes en 2004, avec Tropical Malady en compétition officielle. L’ethnographie croiserait l’essai expérimental, le document sans voix off laisserait toute la place à l’imaginaire. Le film de la Brésilienne Renée Nader Messora et du Portugais João Salaviza, Les Morts et les autres (Chuva é cantoria na aldeia dos mortos), a la beauté d’un songe. Un rêve éveillé au cœur de la forêt brésilienne, filmé en pellicule pour ne jamais l’oublier. Est-ce vraiment un film qui vient de recevoir le prix spécial du jury d’Un certain regard, vendredi 18 mai ? Les deux cinéastes définissent Les Morts et les autres comme « un rituel de cinéma qui croise le rituel des indigènes kraho », au Nord du Brésil. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2018/05/18/cannes-2018-les-morts-et-les-autres-tropicales-funerailles_


Qallunaat! Pourquoi les blancs sont drôl,
2018, Mark Sandiforjes

« Drôle? Qu’est-ce que les Blancs, que les Inuits appellent Qallunaat, ont de si drôle? Eh bien, parmi les comportements étranges qui les caractérisent, les Qallunaat échangent des inepties en guise de salutations, répriment leurs fonctions physiologiques, se plaignent constamment du froid et semblent avoir une propension à vouloir dominer le monde. Pourquoi les blancs sont drôles nous donne une belle leçon d’humilité en nous faisant ressentir ce que c’est que d’être sous la loupe de l’homme blanc. Rafraîchissant et original, ce documentaire possède la rare qualité d’éduquer avec intelligence.

 

Te Ata, 2018, Nathan Frankowski.1h41'

Te Ata est inspiré de la vie de Mary Thompson Fischer, une femme qui a franchi les barrières culturelles pour devenir l'une des plus grande actrice Amérindienne de tous les temps. Née en territoire indien, elle a été éduquée au travers des chants et histoires de la tribu Chickasaw qui ont guidés sa quête de sens. Te Ata a traversé l'isolement, connu découvertes, amour et une carrière d'actrice qui l'amena à jouer devant le président des Etats-Unis d'Amérique, des royautés d'Europe et dans le monde entier. Mais de toutes les histoires amérindiennes qu'elle a pu conter, aucune n'était plus passionnante que la sienne.


The Borneo Case? dans les coulisses de l'enquête. Eric Pauser.

Bornéo Case" raconte l’histoire de citoyens qui s’engagent contre la destruction d’une forêt tropicale, au profit d’une plantation de palmiers à huile. La web-série raconte en cinq épisodes les coulisses de ce documentaire d’investigation, tourné comme un thriller, et lève le voile sur les dangers et les menaces proférés à l’encontre de ses auteurs.


The song keepers
, 2018 , Naisan Sen, 1h24.

Dans les églises obscures du lointain centre de l’Australie, un héritage musical caché d’anciennes langues aborigènes, de poésie sacrée et de musique baroque est préservé par quatre générations de chanteuses qui composent la Chorale des Femmes Aborigènes du Centre de l’Australie. Contre toute attente et avec l’aide de leur chef charismatique, la chorale entreprend une tournée historique en Allemagne pour reprendre les cantiques qui avaient été donnés à leurs arrière-grands-parents par des missionnaires allemands, et à présent chantés dans leurs propres langues aborigènes. Ensemble, ils partagent leur musique et leurs histoires de survie culturelle, d’identité et de collaboration interculturelle. Partez à l’aventure pendant que le groupe le plus imprévisible de la planète part en tournée à l’autre bout du monde!


Une année polae
i
r,2018,Samuel Collaredy

Une année polaire, s’extrayant du contexte français, retrace le périple d’Anders, un jeune instituteur danois sans expérience, parti prendre son premier poste à Tiniteqilaaq, minuscule village inuit perdu au fin fond du Groenland. Sur place, il est confronté à une classe d’enfants agités et, plus généralement, à la méfiance des habitants, formant une communauté isolée. Pas à pas, Anders s’initie au mode de vie local et découvre un monde rattrapé par la modernité (le réchauffement climatique grignotant la banquise, l’exil des jeunes partant faire leurs études ailleurs). L’instituteur se lie plus particulièrement avec l’un de ses élèves en difficulté, Asser, 11 ans, qui rêve de devenir chasseur comme son grand-père.

 

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